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3270 Mots
/!/TRIGGER WARNING/!/ Ce chapitre contient des passages de nature sensuelle et explicite, explorant des dynamiques intenses entre les personnages. Les scènes décrites reposent sur un consentement clair, mais s’inscrivent dans un jeu de pouvoir assumé qui pourrait ne pas convenir à tous les lecteurs. Merci de lire selon votre sensibilité et à votre rythme. Prenez soin de vous ! ** ** ** ** ** Eden De retour dans mes appartements, ma tante me pousse presque à l’intérieur. Sa colère contenue et sa désapprobation résonnent à travers la pièce tandis qu’elle aboie à l’attention de mes servantes : — Préparez ma nièce pour le coucher. En silence. Toutes trois s’inclinent sans un mot, puis s’approchent de moi avec une délicatesse instinctive. Elles ne parlent pas, mais chacune de leurs gestes dégage quelque chose de presque maternel. Elles s’affairent, douces et invisibles, comme des ombres bienveillantes. Je me laisse faire, sans un mot, le cœur noué, les pensées ailleurs. Fiona dénoue mes cheveux, ses doigts fins glissant entre les mèches emmêlées comme pour m’apaiser. Louison défait les lacets de ma robe, tandis qu’Isobel me démaquille et passe un linge frais et parfumer sur le corps. Liv, de son côté, prépare mon lit. Ma tante, jusque-là silencieuse, récupère une robe de chambre en soie dans mon armoire et la pose sur le lit. Sa tenure raide et son regard glacial renforcent l’atmosphère pesante qui règne sur la pièce. — Mettez-lui ceci, ordonne-t-elle froidement. Fiona m’aide à enfiler le fin vêtement, puis à me glisser dans le grand lit aux draps fraîchement défaits. Mon cœur tambourine entre mes côtes et ma tête s’alourdit sous le poids de l’appréhension. D’un claquement de doigt, ma tante congédie mes trois servantes. Les quatre jeunes femmes se retirent sans un mot, ni même un regard. — Sois prête, me dit ma tante d’un ton sec, avant de leur emboîter le pas. Ton Alpha ne devrait pas tarder. Sur ce, elle quitte la pièce en claquant les portes derrière elle. Le vide retombe brutalement. Seule, je reste assise, les mains posées sur les genoux, le regard occupé à parcourir les moindres recoins de la pièce, comme pour tenter d’apaiser mon esprit. Les portes se rouvrent brusquement. Aikon entre,vêtu d’une simple robe de chambre à peine plus épaisse que la mienne, laissant deviner sa puissante stature. Deux gardes le suivent, traînant Ashton – torse nu, tuméfié – toujours ligoté par ces lianes derrière eux. D’un geste sec, il leur donne l’ordre de jeter leur fardeau au pied du lit. Je me redresse d’un bond, la gorge nouée, d’angoisse, prête à lui venir en aide. — N’y pense même pas, m’interrompt Aikon d’une voix autoritaire. Son regard tranchant m’immobilise sur place. Je ne le quitte pas des yeux une seconde tandis qu’il monte sur le lit et me tire par les chevilles d’un geste sec et maîtrisé, jusqu’à ce que je me retrouve complètement allongée sous lui. Ses doigts s’attaquent à ma robe de chambre, qu’il me retire avant de s’emparer de la ceinture dont il se sert pour attacher mes poignets au-dessus de ma tête. Il ôte la sienne – exposant son corps d’Apollon – puis réitère son geste avec sa ceinture, liant mes chevilles au montant inférieur du lit. — Que fais-tu ? je grogne, une pointe de frustration dans la voix. — Ce que les rois et les Alphas ont toujours fait, gronde-t-il…Asseoir leur pouvoir. Ses yeux incandescents plongent dans le mien alors qu’il s’assoit à califourchon sur moi. J’halète, prisonnière de mes entraves de tissus sur lesquelles je tire désespérément. — Aikon, c’est ridicule, arrête. Il m’assène une petite tape sur la hanche. Je lui lance un regard outré. — Tais-toi, si tu ne veux pas que je t’entrave aussi la bouche. Sans plus attendre, ses lèvres s’écrasent contre les miennes et descendent lentement, traçant un sillage de feu gelé sur ma peau fiévreuse. Chaque contact, chaque morsure, chaque succion m’arrache un frisson incontrôlable. Il m’explore comme on revendique un territoire : sans hâte, mais avec une certitude cruelle. De ma gorge à mes seins, il grave sa présence, lèvres humides, dents affamées. Lorsqu’il atteint l’intérieur de mes cuisses, tout mon corps se tend de plaisir. Sa langue, implacable et experte, réduit soudainement mon monde à un seul point d’existence : lui. Il n’y a plus de haut, plus de bas, seulement cette spirale étroite de sensations où je me perds. Un grondement sourd s’échappe des tréfonds de sa gorge – animal, possessif. Ses assauts se font plus vifs. Sans préavis, il me pénètre de deux doigts, me forçant à accueillir cette intrusion avec un mélange brutal de choc et de plaisir. Je me cambre, le souffle coupé. Sa bouche continue de me consumer au rythme de ses doigts qui glissent entre mes plis brûlants et ruisselants. Je gémis, l’appelle, atteint l’orée de la chute, suspendue entre deux battements de cœur, prête à sombrer dans cette obscurité qu’il m’offre sans pitié. Ma résistance vacille. Je suis à lui. Mais soudain, il se redresse. Le vide de sa bouche me lacère. Puis – d’un seul coup, brutal, sans hésitation – il s’enfonce en moi. — Aikon ! Ma voix est criarde. Le vertige s’empare de moi. Je perds le contrôle. Le choc de ses hanches, qui cognent contre les miennes, me provoque une onde de choc le long de l’échine. Mes cuisses se referment autour des siennes. Il me prend sans tendresse, mais je n’en réclame pas. Je veux sa force. Je veux sa domination. Je veux me briser contre lui. — Encore, je réclame, d’une voix éraillée, mon dos arcbouté au-dessus du matelas. Je le guide, même inconsciemment, cherchant la cadence, le rythme exact de ce plaisir impitoyable. Je veux le sentir plus profondément, plus fort, plus loin. Il comprend. Ses coups de rein se transforment en marteaux dans ma chair. Je l’accueille. Un craquement sec fend l’air. Le lit grince, gémit, proteste, sous nos corps entremêlés, comme s’il allait s’effondrer sous l’intensité. Ce son simple, primitif, me procure un frisson le long de l’échine – véritable preuve physique de ce qu’il est en train de me faire. De ce que je suis en train d’aimer. Pour intensifier le tout, il empoigne la tête de lit, ses doigts crispés sur le bois, et manque de la faire céder. Les gémissements du sommier deviennent des râles, un rythme brusque, presque obscène. Je suis secouée de l’intérieur, chaque poussée me projette hors de moi. — Aikon…, je geins. Il gronde, accélère la cadence, me soulevant sans pitié. Mes cuisses me brûlent. Ma gorge laisse échapper un cri étranglé. Le plaisir s’enroule en moi, bouillonnant, dévastateur. Le lit craque encore, en rythme avec ses coups. Ça cogne… Ça brûle…Puis je bascule. La vague me frappe, immense, sauvage, indomptable. Mon dos s’arque violemment. Je me contracte autour de lui, secouée, tandis que le plaisir me déchire et me reconstruit tout à la fois… Je suis libre … Enfin. Pour intensifier le tout, il empoigne la tête de lit, ses doigts crispés sur le bois, manquant de la faire céder. Les gémissements du sommier deviennent des râles, un rythme brusque, presque obscène. Je suis secouée de l’intérieur, chaque poussée me projette hors de moi. — Aikon… je geins. Il gronde, accélère la cadence, me soulève sans pitié. Mes cuisses me brûlent. Ma gorge laisse échapper un cri étranglé. Le plaisir s’enroule en moi, bouillonnant, dévastateur. Le lit craque encore, en rythme avec ses coups. Ça cogne… Ça brûle… Puis je bascule. La vague me frappe, immense, sauvage, indomptable. Je m’arque violemment, alors que mes muscles se contractent autour de lui, secoués. Le plaisir me déchire et me reconstruit à la fois…Je suis libre…Enfin. Au-dessus de moi, son corps musclé et moite se tend. Il grogne – un son rauque, bas, profondément viril. Mon o*****e le pousse à la limite, le précipite dans sa propre chute. Il s’enfonce une dernière fois et se brise en moi dans un râle, son souffle saccadé contre ma gorge. Il reste là, un instant figé, les muscles encore tremblants, prisonnier de cette vague. Je tourne la tête. Nos souffles se mêlent. Nos peaux brûlent. Sans perdre un instant, il se redresse, le regard dur, et lance d’une voix froide et tranchante à l’attention des gardes : — Détachez-lui la bouche. Les lianes frémissent puis se relâchent, laissant Ashton libérer un grondement chargé d’une colère sourde qui embrase ses yeux flamboyants. Un ange passe, silencieux et lourd de tension. Sans piper mot, Ashton crache au pied du lit. Aikon sourit, cruel, satisfait. — Comme tu voudras. Avant que je ne comprenne ce qu’il se passe, il me retourne sur le lit, passe mes jambes sur ses épaules et me pénètre d’un puissant coup de reins. Ma tête s’enfonce dans les oreillers, étouffant mes cris, tandis qu’il me pilonne sans merci. Ses coups de reins martèlent ma chair avec une rage sourde, puissante. Mes muscles se tendent à nouveau, un cri aigu m’échappe. Je me cambre, brisée par un second o*****e puissant, jouissif, douloureux. Dans une dernière poussée, Aikon s’écroule sur moi, haletant et victorieux. Ses bras puissants ne me lâchent pas un instant, tandis qu’il jette un dernier regard glacial à Ashton : — Sortez-le d’ici. Les gardes s’exécutent sans un mot. Les portes claques derrière eux, me faisant sursauter. Le silence qui suit est presque plus brutal que les cris. Aikon défait mes liens avec une lenteur maîtrisée, presque calculée. Le contact de la liberté sur mes poignets me semble irréel. Je me redresse sur le lit, les muscles endoloris, les membres tremblants de fatigue. — Tu n’avais pas besoin de faire ça. Cette démonstration de force. Ma voix est rauque, éraflée, chargée d’un trop-plein que je n’arrive plus à contenir : colère, confusion, désir encore palpitant dans mes veines. Je lui en veux. Je le veux encore. Je ne comprends rien. Face à son silence, son absence de réaction, je sens quelque chose éclater en moi. Un trop-plein. Une urgence. Une vérité nue, tendue entre nous comme une corde raide. — Je n’ai jamais ressenti pour Ashton, ce que je ressens pour toi, j’ajoute. Nos regards s’accrochent. Un duel silencieux débute entre nous, comme deux titans enfermés dans une lutte de volontés. Pas un mot. Pas un frémissement. Alors je tranche : — Je vais te montrer. Je me penche, l’attrape fermement par les hanches, et m’abaisse devant lui. Ma bouche le recueille avec une lenteur presque dévotionnelle, offerte, mais sans soumission. Il reste d’abord immobile. Raide. Comme s’il luttait contre lui-même. Ses abdominaux se contractent, un grondement sourd monte de sa gorge. Je continue, lente, précise. Chaque mouvement de ma bouche est un serment silencieux : regarde-moi, ressens-moi. — Eden… Ses doigts viennent se nouer dans mes cheveux, non pour me guider, mais pour s’y ancrer. Je lève les yeux. Nos regards s’accrochent à nouveau. Mon prénom dans sa bouche résonne telle une supplique. Mon cœur tambourine entre mes côtes. Je glisse ma langue le long de sa verge avec précision. Il grogne, tel un véritable loup, resserrant sa poigne dans mes cheveux. Ses hanches répondent aux mouvements de ma bouche. Ma main se referme sur la base de sa hampe puissante, virile, alors que ma langue dessine une spirale délicieuse et tortueuse autour de son sexe. — Eden…par les cieux, souffle-t-il, la voix hachée. Le sourire aux lèvres, je papillonne des cils. Ses cuisses se contractent. J’accélère, varie les rythmes, joue de ma langue et de ma main. Son bassin épouse la cadence. Sa prise dans mes cheveux se fait plus féroce, plus brutale. — Tu crois que tu peux me contrôler avec ta bouche ? siffle-t-il d’une voix rauque, possessive. (Mon corps frémit, animé d’une excitation brute. Ses lèvres s’étirent en un sourire carnassier.) Eh bien non. C’est moi qui mène la danse. Il s’enfonce plus profondément dans ma gorge, d’un geste sec et précis. Je m’étouffe un instant, surprise par la profondeur, mais il maintient la pression. Ses hanches cognent contre mes lèvres avec une brutalité contrôlée, me forçant à suivre sa cadence sans répit. Des larmes perlent au coin de mes paupières, ma gorge s’adapte péniblement, mais je ne recule pas. Je le prends volontairement. — J’aime que tu me regardes avec ces yeux de biche quand je te b***e la bouche, gronde-t-il, les dents serrées. Je papillonne une fois de plus des cils. Il râle, perdue entre plaisir et violence, son corps tout entier tendu au bord de l’effondrement. Le cœur battant, le souffle court, je creuse davantage mes joues, joue avec lui jusqu’à ce qu’il cède, secoué d’un spasme profond. Il jouit contre ma langue, sauvage, animal. Mes yeux rivés sur son visage figé par le désir, je l’avale sans broncher, fière d’avoir pris le contrôle sur mon Alpha. Malheureusement pour moi, la victoire est de courte durée. Loin d’être rassasié, Aikon me fait basculer sur le lit, dos à lui, bien décidé à ne pas m’accorder une seconde de repos. Sa main entre mes omoplates m’interdit tout mouvement. Je ne suis plus qu’un corps soumis, une chose entre ses mains, offerte à son désir. Mon souffle cogne contre les draps, tandis que son regard pèse sur moi, lourd et délicieux. — Aikon… Son genou écarte mes jambes. Sa main libre glisse lentement le long de ma colonne vertébrale, comme s’il m’examinait, puis ses doigts glissent entre mes cuisses. Trop doucement. Je gémis, suppliante. Ma chair, humide et battante, est prête. Il le sait. Il s’en joue. Les minutes me paraissent interminables. Enfin, il s’aligne derrière moi et, sans un mot, s’enfonce jusqu’à la garde d’un coup sec. Mon vagin l’avale tout entier, lubrifié par le désir. Je ne lutte pas. Je le veux. Je le prends. Ses reins claquent contre mes fesses dans un rythme ferme et régulier. Il me pénètre avec une force implacable. Chaque coup me pousse un peu plus contre le matelas, m’enfonce dans ma soumission. Je suis sa chose. Sa promise docile. Sa future Luna, à genoux. Alors que je m’apprête à céder, il s’arrête, se retire. Dans le silence qui suit, mon cœur s’emballe, affolé. Je le sens glisser dangereusement en arrière. Ses mains écartent mes fesses, exposant ma peau encore vierge à cet endroit. Sa verge – dure, chaude, palpitante – effleure mon orifice arrière. Elle le frôle, le presse, le dompte sans jamais entrer. Il me torture, me prépare, me brise sans jamais me toucher. Ma gorge se serre. Je sais ce qui vient. Je le sens dans son souffle, dans la pression de ses doigts sur mes hanches, dans le sifflement rauque qui vibre entre ses dents. Il pousse. Un cri me monte aux lèvres, s’échappe, étouffé. Mon corps se contracte, résiste, brûle…puis cède. Sa verge glisse centimètre par centimètre, comme un glaive sculptant ma chair. Je suis transpercée. Envahie. Capturée. Il commence à bouger profondément, ses mouvements lents et tortueux imprimant leur rythme à mon corps. L’une de ses mains s’aventurent entre mes cuisses, prête à explorer mon sexe humide sans retenue. Ses doigts trouvent mon c******s, le caressent, le pressent, le tourmentent. Mon corps se tend pris entre deux feux – l’un me brûle, l’autre m’électrice. Il me prend la où je suis la plus vulnérable, tout en me poussant aux confins de la folie. Il me tient fermement, me possède dans les deux sens : corps et âme. Chaque va-et-vient m’arrache un râle. Chaque caresse sur mon bourgeon de chair me pousse plus près du bord. — Tu es mienne, souffle-t-il entre ses dents, erratique. Dis-le (Je tremble, muette. Ma bouche refuse de former les mots, mais mon corps parle pour moi. Sans prévenir, il claque violemment mes fesses, m’arrachant un cri surpris. Le bruit résonne dans la pièce comme un coup de tonnerre.) Dis-le, ordonne-t-il sans appel. — Je suis à toi Aikon, je finis par gémir, la voix saccadée. Je suis à toi ! — Bonne fille, dit-il, reprenant ses coups plus profonds, plus sauvages. Mes cris s’enchaînent, mon corps n’est plus qu’une vibration pure, une offrande. Il grogne, continue de me b****r sans vergogne, et je le laisse faire, complètement. Mes doigts s’agrippent aux draps, s’y enfoncent comme si je pouvais y trouver un ancrage, une échappatoire, une issue à ce plaisir qui me consume de l’intérieur. Mais il n’y a nulle part où fuir. Il m’a piégée, là, sous lui, au bord de l’explosion. Sa main ne relâche pas la pression sur mon c******s. Il sait. Il sent. Il appuie plus fort au rythme de ses coups de reins qui m’emplissent dans une cadence infernale. Je perds la tête, emportée par une vague brûlante qui consume tout sur son passage. Mes muscles se tendent à l’extrême, mon ventre se creuse, mes reins se cambrent. Je crie. Je me fends. Je me brise. Et je jouis. Violemment. Mes hanches se soulèvent, tremblantes. Mon sexe se contracte, spasmodique, en une danse sauvage entre douleur et extase. Je m’effondre, perdue entre la brûlure et la délivrance. Aikon se tend contre moi dans un rugissement : — p****n, Eden ! Il jouit à son tour. Son puissant sexe pulse en moi, inondant mes entrailles dans un ultime coup de reins qui me cloue au matelas. Je le sens déverser sa chaleur au plus intime de mon corps, me remplir jusqu’au vertige. Sa main s’agrippe à ma hanche comme pour m’ancrer à jamais dans cet instant d’abandon parfait. Lentement, il retombe sur moi, haletant, moite. Son torse bat contre mon dos dans un rythme furieux. Ses bras m’enlacent autrement – tendrement, cette fois. Sa main glisse lentement sur mon flanc, remonte jusqu’à mon sein qu’il effleure du bout des doigts. Je frissonne sous sa caresse, encore sensible, encore ouverte, encore envahie. Il le sait – et sa tendresse contraste si fort avec la brutalité de tout ce qu’il vient de m’offrir que mes paupières se ferment à demi. Ses lèvres se posent sur ma nuque, douces, chaudes. Puis il se redresse, se retire de moi dans un geste presque cérémoniel. Mon corps proteste, vidé, douloureux, mais apaisé. Il rabat les draps sur moi, et me caresse doucement la joue avant de murmurer : — Repose-toi. Je rouvre les yeux, l’observe. Son dos nu se fond dans la pénombre de la pièce, simplement éclairée par le feu mourant dans la cheminée. Ses muscles se meuvent à la perfection tandis qu’il remet son pantalon de lin. — Où vas-tu ? je demande la voix encore noyée dans l’écho du plaisir. Il s’arrête devant l’une des nombreuses portes menant aux pièces attenantes à ma chambre, sans se retourner. — Dans ton bureau, me répond-il simplement. J’ai des documents à consulter avant l’aube. Je me redresse à demi, appuyée sur un coude, la voix plus hésitante. — Tu ne… Tu ne regagnes pas tes appartements ? Cette fois, il pivote vers moi. Son regard s’ancre au mien, calme, inébranlable. — Dorénavant, nous partagerons les mêmes appartements, petite louve. Un silence s’installe, chargé de tout ce que ces mots signifient — et de tout ce qu’ils effacent. Mon ventre se serre, non de peur, mais d’une étrange sensation : un début d’appartenance. Il s’approche du lit, se penche, dépose un b****r sur mon front, puis ajoute : — Dors, ma louve. Je te rejoins bientôt. Je hoche la tête sans un mot. Je me rallonge, les paupières alourdies et le corps endolori, mais plus que comblé. Mes draps sont doux, tièdes. Ils portent son odeur. Sa marque est partout sur moi. Dans moi. Vidée, je m’endors sans lutter, bercée par une évidence silencieuse. Incontestable. Je suis à lui. ** ** ** ** **
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