CHAPITRE 25Chaque matin, je me levais à l’aube, m’habillais rapidementavec le cœur serré et me hâtais vers le verger pour observer si les arbresreprenaient vie sur leur nouvel emplacement. Tout au long de ces journées interminables, je passais par dessentiments contradictoires, selon que mes arbres montraient des signesavant-coureurs de dégénérescence, ou au contraire qu’ils venaient à bourgeonnerpuis arborer leurs feuilles. Sur la vingtaine d’arbres que nous avionsreplantés, seuls une dizaine survécut. Les autres ne s’étaient pas adaptés àleur nouvel environnement et un coup de froid avec des gelées répétées leurdonna le coup de grâce au milieu du mois d’avril. Mais l’essentiel était sauf.Les rosiniers venaient de prouver qu’ils pouvaient proliférer à l’air libre.Pour nous tous, c’était


