-Parfaite...dit l'homme en s'approchant de moi. Il fait la soixantaine, ses cheveux sont très long et gris, ses yeux sont d'un bleus profond. Il porte un costume jaune trois pièces. Et la femme avec lui possède un style plutôt strict, un immense chignon trône sur sa tête, elle est menue, elle porte une robe qui lui arrive jusqu'aux genoux et un manteau en fourrure blanche lui donnant un air de bourgeoise constipée.
-Tu es parfaite ! Oh mon Dieu, oui paraitre ! Comment t'appelles-tu ? L'homme prend la parole d'un air stupéfait. C'est quoi ce fou ?
Je le fixe interloquée. Il n'a pas l'air d'un tueur, mais d'un psychopathe dérangé.
-Je m'appelle Aurore. Dis-je d'un ton incertain, comme si je doutai de mon propre prénom.
Il lève un sourcil en s'approchant de moi. Il tourne autour de moi comme un tigre qui rôde autour de sa proie. Cet homme semble sadique, pervers, et complètement fou.
Je ne sais pas ce qu'il a l'intention de faire de moi. Mais je suis certaine d'une seule chose, c'est que je suis ici dans le seul but de retrouver ma meilleure amie et de repartir tout de suite.
Je ne m'étais jamais retrouvée dans des cas pareils. Comment quelqu'un aurait pu deviner que la fille d'Alec Petrov se ferait enlever ? C'est ironique, n'est-ce pas ? Et qui plus est par des fous.
-Aurore...tu sais ce que signifie ce nom ? Me demande-t-il en prenant une mèche de mes cheveux qu'il enroule autour de son indexe.
Tu es notre lumière...M'avait répété sans cesse maman.
Je me mords l'intérieur de ma joue, je ne ressens qu'une seule envie en ce moment, celle de lui cracher au visage. Cet homme me dégoute. Ce ton doux me fait penser à un pédophile. Je suis sure que s'en est un, et qu'il enlève des enfants en profitant d'eux.
Je hoche positivement la tête. L'homme me sourit chaleureusement.
-Aurore, tu es un précieux cadeau pour nous, un moyen qui va empêcher le grand méchant loup de se prendre à nous. Avoue-t-il en utilisant un ton compatissant.
Foutaise ! Comme si ce genre d'individu éprouvait de la compassion pour autrui.
-C'est-à-dire ? Je demande. Je jette un coup d'œil à la femme devant lui, elle me regarde avec mépris. C'est l'hôpital qui se moque de la charité. C'est moi qui devrais la regarder avec mépris.
-C'est-à-dire que tu vas avoir une nouvelle vie. Tu seras notre petit chaperon rouge.
-Je vois...
Je lève les sourcils. Cet homme commence vraiment à m'énerver. Le ton qu'il utilise m'agace. Il s'adresse à moi comme si j'étais une petite fille. Cet homme est vicieux et complètement sadique. Et encore une fois cette amère pensée me frappe en me glaçant intégralement le sang dans mes veines, cet homme a l'habitude d'utiliser des petites filles, des petits garçons, un proxénète pédophile en gros. Cette pensée renforce encore plus mon envie de le tuer.
Je secoue rapidement la tête comme si j'essayai de me réveiller.
-Non en fait...Je ne vois toujours pas ou vous voulez en venir...Dis-je d'un ton las et fatigué. J'aimerai bien qu'on m'explique ce que je fous ici.
-Tu seras notre monnaie d'échange. Tu seras offerte gratuitement par la maison au grand méchant loup. Déclare la femme fière d'elle.
Donc je serai une pute...une p**e forcée...une p**e gagnée.
-Vous ne trouvez pas que c'est un peu tordue d'utiliser les contes de fées dans des circonstances pareilles ? Je demande interloquée.
Mais qu'est-ce qui ne va pas chez eux ? J'ai l'impression de participer à un film d'horreur sadique, mais c'est quoi ce merdier ? Il faut absolument que je retrouve Kat et que je sorte d'ici. Je ne pourrai plus rester une minute de plus avec ces....ces gens bizarres et...pas normaux.
Même si je connais des personnes qui font du trafic d'être humain, ça reste contre la loi, contre l'humanité, contre le droit de l'homme. Ce n'est pas normal de vendre des êtres humains, d'obliger des personnes à faire ce qu'elles ne veulent pas faire. Ce n'est pas normal, et ça ne le sera jamais.
Mon père est à la tête d'une organisation mondiale de trafic d'armes et de drogues, mais il n'a jamais été proxénète. Il tue des gens, il en prend du plaisir...je ne dis pas que c'est un ange, mais contrairement à ses associer, il n'a jamais fait du trafic d'être humain.
D'ailleurs l'un d'entre eux, est William Clayton celui qui possède l'un des plus grands centre de trafics d'êtres humains au monde. William Clayton...
-Mon père n'est pas parfait, je le sais, mais il est comme ça, je suis comme lui, donc ne t'attends pas à un changement de ma part. M'avait dit un jour Daniel.
Daniel est comme son père, il approuve ce genre de trafic, et ça m'écœure.
Est-ce que moi aussi je suis comme mon père ? Une personne qui s'en fiche de faire du mal autours d'elle ? Une personne qui trouve qu'ôter la vie d'une personne n'est qu'une manière justifiée de corriger une erreur ou de régler un problème ?
Fallon, ma sœur, a su rapidement qui elle était. Même si elle a vécue des traumatismes que personne ne mérite de vivre, elle est quand même rester elle-même, elle croit à la vie et à ses merveilles. Elle n'a jamais voulu notre père d'avoir tué sa mère, elle trouve des excuses à tout le monde, et elle est gentille avec tout le monde.
Liam, mon frère, est tout le contraire de notre père. Il désapprouve tout ce que fait ce dernier. Il a refusé de prendre le même chemin que lui, résultat : il s'est fait enfermé dans un centre où il sera entraîné à devenir ce que le grand Aleksander Petrov attend de lui.
Ma mère tient souvent tête à mon père, mais à un moment je crois qu'elle en a eu marre. Je ne lui en veux pas vraiment, même mon frère ne lui en veut pas. Connaissant mon père, elle a dû souffrir toute son existence, et le fait qu'elle n'est pas devenue complètement barjes ça en dit long sur son courage à mener une vie aussi effroyable au côté du diable en personne et à faire face à de grandes épreuves comme son dévouement envers nous.