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Quand la Lune Réclame son Enfant

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Blurb

Adrianna a grandi dans l’ombre d’un rejet silencieux, façonnée comme une arme par un père qui la craint autant qu’il la méprise, et hantée par une culpabilité qui n’a jamais été la sienne ; mais lorsque, au cœur d’une bataille où elle se bat seule contre une marée de monstres, un Alpha inconnu brise son élan et épargne son ennemie, une fissure s’ouvre en elle — entre instinct et trouble, haine et attirance —, révélant un lien qu’elle refuse de comprendre. De retour dans un monde où on décide de son destin sans lui laisser de voix, elle est offerte comme monnaie de paix à cet Alpha dont le regard l’a déjà marquée, et quelque chose en elle vacille, non pas de peur, mais d’une révolte brûlante qui grandit à chaque silence, à chaque blessure ignorée. Fuyant un avenir imposé, elle laisse derrière elle une guerre, une famille et une identité qu’elle ne maîtrise plus, tandis qu’au fond de la nuit, des forces anciennes murmurent déjà son nom. « Je ne serai jamais le choix de quelqu’un… je serai ma propre tempête. » Mais certaines tempêtes ne se contrôlent pas — et lorsqu’elles éclatent, elles ne laissent derrière elles que des ruines… ou des reines.

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Chapitre 1
Adrianna s’était toujours efforcée de dissimuler ce qu’elle était. Chaque éclat de rire trahissait pourtant sa nature : une lumière douce jaillissait d’elle, comme si son corps tout entier reflétait les étoiles. Son entourage restait médusé, tandis que sa sœur aînée, rongée par l’envie, ne manquait jamais de la tourner en ridicule. Enfant, Adrianna supportait ces moqueries en silence et, malgré tout, courait encore après cette sœur cruelle et ses compagnes de jeu. Un après-midi, alors qu’elles s’amusaient à cache-cache, la cadette se laissa convaincre de se cacher dans une grotte isolée — un endroit, disait sa sœur, où personne ne penserait à la chercher. Obéissante, Adrianna s’y glissa avec un sourire confiant. Mais les minutes s’étirèrent, puis les heures ; personne ne revint. Âgée de quatre ans à peine, elle tenta de retrouver le chemin de la sortie. En trébuchant sur une pierre, elle fit un bruit sourd qui fit surgir des dizaines de chauves-souris furieuses. Le vacarme la fit paniquer ; elle courut à l’aveugle dans la pénombre, se cognant aux parois, cherchant désespérément la lumière. C’est alors qu’elle aperçut, au détour d’un couloir étroit, deux yeux d’un jaune fauve qui la fixaient sans ciller. Terrifiée, Adrianna se figea. Ses doigts agrippaient le tissu de sa robe, son souffle court. L’animal s’avança, silencieux, et la renifla d’un air attentif. Tremblante, elle ferma les yeux… puis sentit soudain son corps soulevé et déposé sur un dos chaud et velu. L’animal bondit, fonçant vers l’extérieur à travers la grotte, la ramenant ainsi vers la lumière. Dans la jungle détrempée, Pierre, le chef de la meute de la Lune Bleue, s’était arrêté net. Un cri d’enfant venait de percer la pluie battante. Guidé par son odorat aigu, il suivit la trace, entra dans la caverne et découvrit la fillette recroquevillée, blessée, entourée d’ombres ailées. Sans réfléchir, il la prit dans ses bras et s’élança dehors, poursuivi par le battement désordonné des chauves-souris. Sous la pluie, Pierre filait entre les troncs, agile et rapide. La petite, agrippée à sa fourrure, tenait bon malgré la peur et la fatigue. Lorsqu’ils atteignirent la clairière où vivait son ami Ed, il reprit forme humaine, serra Adrianna contre lui et la remit à l’homme, le souffle court. Ed, en découvrant la fillette inconsciente, sentit son cœur se serrer. Il la reconnut aussitôt : sa petite-fille. Elle dormait profondément, le visage maculé de poussière et de larmes séchées. — Je l’ai trouvée dans la grotte d’Alex, annonça Pierre, la voix grave. À ce nom, Ed blêmit. Alex, le chef solitaire du fond de la jungle, n’autorisait personne à approcher son territoire. Ceux qui enfreignaient cette règle n’en revenaient jamais. — Comment a-t-elle pu s’y retrouver ? demanda-t-il, effaré. Pierre haussa les épaules. — Je l’ignore. Ed l’installa à l’intérieur, nettoya ses plaies et la banda soigneusement. Malgré sa nature d’enfant-loup, capable de guérir vite, elle paraissait si frêle que les deux hommes en furent bouleversés. Pierre, très proche d’Ed depuis toujours, avait vu Adrianna grandir. Il lui portait une affection sincère, presque instinctive. Ed lui avait confié un jour que l’enfant possédait un don exceptionnel, un secret que nul autre ne devait connaître. Pierre avait souvent plaidé pour qu’on ne la renvoie pas chez son père, qu’il savait dur et indifférent. Mais Ed, contraint par ses voyages incessants, avait fini par céder. Ce soir-là, avant de reprendre la route, Pierre partagea ses inquiétudes autour d’un repas silencieux. — Ma meute est menacée, dit-il d’une voix sombre. De nouveaux loups apparaissent — pas des purs, des hybrides, créés par des hommes. On les appelle les néotides. Ils n’ont ni contrôle ni sagesse, seulement la rage. Ils s’attaquent à tout ce qui vit, humains et loups confondus. Il marqua une pause, le regard perdu dans les flammes. — Ils se multiplient. Si cela continue, tout sera perdu. Ed fronça les sourcils. — Pourquoi parles-tu comme si c’était la fin, Pierre ? Le chef de meute releva la tête. — Promets-moi une chose, Ed. — Que veux-tu ? — Que ton fils prenne la main d’Adrianna un jour. Ed resta bouche bée. — Tu sais bien qu’elle a déjà été… — Je sais, coupa Pierre. Promets-le-moi malgré tout. Le vieil homme soupira longuement. — Mon fils a déjà ses projets pour elle. Mais… je te le promets. Pierre hocha la tête, soulagé. Puis il quitta la maison, disparaissant dans la nuit comme une ombre parmi les arbres. Quelques jours plus tard, la rumeur de sa mort parvint à Ed. Pierre avait péri lors d’une attaque d’une violence inouïe, défendant jusqu’au bout les siens. Sa femme et son jeune fils avaient pris la fuite, traqués par les néotides. Quand Adrianna fut rétablie, Ed se résigna à la ramener chez son père. L’accueil fut glacial. L’homme se contenta d’un regard bref avant de détourner les yeux, laissant la gouvernante conduire la fillette à l’intérieur. Ed, sur le pas de la porte, comprit alors que l’enfant serait désormais seule au monde. Adrianna partageait le toit familial avec son père, Kuro, ses deux frères aînés et sa sœur. Leur meute vivait en marge, farouchement indépendante. Kuro refusait obstinément de se soumettre au commandement de l’Alpha suprême, qui ambitionnait d’unir toutes les tribus de loups-garous sous une seule bannière, afin d’affronter les ténèbres grandissantes. Ce refus ouvert provoqua inévitablement la guerre, une querelle que Kuro aurait pu éviter s’il avait plié devant la volonté de l’Alpha. Conscient du don rare de sa fille, il fit d’Adrianna une arme. À dix-neuf ans, elle surpassait tous les membres de sa fratrie : force, agilité, instinct… tout en elle inspirait la crainte. Mais Kuro la haïssait. Il la tenait à distance, redoutant qu’elle ne devienne un jour plus puissante que lui et ne réclame le trône de la meute. Son fils aîné, plus docile, lui convenait mieux ; il ne menaçait pas son autorité. Pourtant, dès qu’il fallait défendre leur territoire, c’était Adrianna qu’il envoyait au combat. Elle était sa pièce maîtresse, l’arme cachée qu’il refusait d’admettre comme telle. La jeune femme comprenait la rancune de son père à son égard, pensant qu’il la tenait responsable de la mort de sa mère, Shira, morte en couches. Le poids de cette culpabilité la poussait à se battre sans relâche, comme pour expier une faute qu’elle n’avait pas commise. Un soir, alors qu’elle revenait du champ de bataille, son grand-père entra doucement dans sa chambre. Il s’assit près d’elle, le cœur serré par la vue de ses plaies. Ses doigts ridés effleurèrent le visage tuméfié de la jeune femme, constellé de coupures et d’ecchymoses. Il n’avait pas pu retenir un soupir lorsqu’il l’avait découverte inconsciente, abandonnée devant sa porte. Après l’avoir soignée, il l’avait veillée sans un mot, sachant que la chair guérirait vite, mais que la douleur, elle, durerait. — Comment te sens-tu, mon enfant ? murmura-t-il tendrement. Adrianna esquissa un sourire douloureux.— Ça ira, grand-père… As-tu des nouvelles ? Avons-nous remporté la bataille ? Il hocha la tête, caressant encore ses cheveux. Elle était son trésor, cette enfant née sous des auspices qu’il n’avait jamais oubliés. Et pourtant, il ne pouvait s’empêcher d’en avoir peur. Kuro, son propre fils, avait jadis tenté de renverser son père pour régner. Le vieil homme n’avait survécu qu’à la prière de sa belle-fille, enceinte d’Adrianna, qui avait imploré qu’on l’épargne. Banni de la meute, il avait vécu des années isolé, aux abords de la jungle, toujours aux aguets. Quand Shira mit Adrianna au monde, la vie la quitta. Mais avant de mourir, elle confia son bébé au vieil homme, lui révélant un secret qu’il garda pour lui seul : la déesse de la Lune avait assisté à la naissance. Ce soir-là, le ciel s’était ouvert, et la déesse avait pris le nouveau-né dans ses bras, infusant en elle un éclat d’argent. Depuis, la lumière lunaire coulait dans les veines de l’enfant. Mais ce don portait une malédiction : à chaque pleine lune, Adrianna se métamorphosait contre sa volonté et disparaissait dans les bois, perdue entre l’humain et la bête. À sept ans, elle manipulait déjà l’air comme un jeu, créant des tourbillons par simple plaisir. À quinze, elle maîtrisait une barrière invisible capable de repousser toute attaque, quelle qu’en soit la puissance. Sous la guidance patiente de son grand-père, elle apprit à dompter l’énergie sauvage qui l’habitait. Mais cette force, si singulière, inquiétait. Le vieil homme redoutait que les créatures des ténèbres ne découvrent son existence. Il lui avait donc imposé une règle : ne jamais user de ce pouvoir, sauf quand sa vie en dépendrait. Et tandis qu’elle reposait, blessée mais vivante, il pria en silence pour que la Lune, qui l’avait bénie, la garde aussi des ombres qui guettaient déjà son nom.

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