XXIII

1984 Mots

XXIIIDans la chambre de Genovefa, les portes-fenêtres étaient ouvertes afin de laisser pénétrer un soupçon de brise chaude, qui ne parvenait même pas à faire vaciller la flamme des bougies allumées par Mariechen pour contempler sa jeune maîtresse debout devant la grande psyché. La gaze blanche donnait au teint de Genovefa une délicatesse plus grande encore et avivait le velouté de ses yeux noirs. Quelques brins de muguet se mêlaient aux ondes souples, d’un chaud blond doré, de la belle chevelure, et cette coiffure d’un charme très jeune seyait admirablement à Genovefa, devant qui Mariechen semblait en extase. Mais la jeune fille effleurait d’un regard distrait, mélancolique, l’image que lui renvoyait la glace. Elle prit la sortie de bal déposée sur un siège, la jeta sur ses épaules et s’a

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER