XISalvatore, à chaque minute, était plus prodigieusement intéressé, plus profondément ému par cette jeune créature si merveilleusement belle et qui lui semblait plus mystérieuse que jamais... L’aveu qui venait de sortir des lèvres d’Ourida lui donnait un prétexte pour essayer de savoir. Il demanda, en attachant sur la jeune fille son regard éclairé de la plus chaude sympathie : – Vous avez perdu Mme votre mère, m’a-t-on dit ? – Oui, monsieur, il y a neuf ans. Et elle eut un léger frisson à l’évocation de ces heures douloureuses. – Mais vous aviez un frère, il me semble ? Des larmes vinrent aux yeux d’Ourida. – Mon pauvre petit Étienne !... Ce fut précisément sa disparition qui causa la mort de ma malheureuse mère, déjà bien faible et bien malade. – Comment, sa disparition ? – Il jo


