XII

1361 Mots

XIIQuand il eut vu Ourida s’éloigner, disparaître derrière les arbres, le prince reprit le chemin du retour. Il marchait un peu comme en un rêve, ayant toujours devant les yeux la vision de ce jeune visage, de ces yeux qui, à eux seuls, auraient suffi à faire d’une femme une créature de charme incomparable. Tout ce qu’il s’était imaginé à l’avance de la beauté d’Ourida se trouvait dépassé par la réalité. Cette toute jeune fille, avec sa grâce un peu sauvage de jeune fleur solitaire, avec sa fierté naturelle et son ingénuité d’enfant, était l’être le plus séduisant, le plus délicieux qu’eût jamais rencontré le prince Falnerra. Ainsi demeurait-il vivement impressionné par cette rencontre. Et dans l’automobile qui le ramenait vers Aigueblande, c’était encore à Ourida qu’il pensait, tandis qu

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