📖 Chapitre 6 : Le Calme avant la TempĂȘte

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📖 Chapitre 6 : Le Calme avant la TempĂȘte (Point de vue : Clara) La veille du mariage. Dans vingt-quatre heures, je ne serais plus Clara la secrĂ©taire impertinente, mais Madame Julien de Vane, l'Ă©pouse du prince de la finance parisienne. Le penthouse de Julien semblait plus vaste et plus froid que d'habitude, malgrĂ© la chaleur Ă©touffante qui rĂ©gnait sur la ville. Des cadeaux s'empilaient dans le hall : des services en cristal, de l'argenterie et des enveloppes dont le contenu suffirait Ă  racheter mon ancien quartier. Le patriarche, Arthur, avait passĂ© l'aprĂšs-midi au tĂ©lĂ©phone avec nous, exultant. Il avait mĂȘme envoyĂ© une bouteille de champagne millĂ©simĂ©e avec un mot : "Pour la derniĂšre nuit de libertĂ© de mon hĂ©ritier. Merci Clara, tu as rendu le sourire Ă  un vieil homme." C'Ă©tait presque touchant, si ce n'Ă©tait pas le rĂ©sultat d'un mensonge Ă  dix millions de dollars. Je me tenais sur le balcon, observant les lumiĂšres de la Tour Eiffel, vĂȘtue d'un simple dĂ©shabillĂ© en satin noir qui glissait sur ma peau comme une caresse interdite. — Vous ne dormez pas ? fit une voix grave derriĂšre moi. Julien Ă©tait lĂ , dans l'embrasure de la baie vitrĂ©e. Il n'avait gardĂ© que son pantalon de costume, le torse nu, ses muscles dessinant des ombres fascinantes sous la lumiĂšre de la lune. Il tenait deux coupes de champagne. — Difficile de dormir quand on s'apprĂȘte Ă  vendre son Ăąme au diable, rĂ©pondis-je avec mon habituel sarcasme, bien que mon cƓur ait ratĂ© un battement en le voyant ainsi. — L'Ăąme, peut-ĂȘtre, mais pour le corps, vous avez dĂ©jĂ  touchĂ© un acompte assez gĂ©nĂ©reux, non ? Il s'approcha et me tendit mon verre. Ses doigts effleurĂšrent les miens, et cette Ă©tincelle familiĂšre, celle que je n'arrivais plus Ă  Ă©teindre, embrasa mes veines. — Demain, tout change, Clara. Devant le maire, devant mon pĂšre, devant le monde. Il n'y aura plus de retour en arriĂšre possible. — Vous avez peur, Julien ? L'idĂ©e d'ĂȘtre liĂ© Ă  une fille "normale" comme moi vous terrifie tant que ça ? (Point de vue : Julien) Peur ? Le mot Ă©tait faible. J'Ă©tais terrifiĂ© par l'emprise qu'elle avait sur moi. Ce n'Ă©tait plus une question de contrat ou d'hĂ©ritage. Mon pĂšre pensait m'avoir "posĂ©", mais il m'avait jetĂ© dans la fosse aux lions. Je posai mon verre sur la rambarde et me plaçai derriĂšre elle. J'entourai sa taille de mes bras, sentant la finesse du satin et la chaleur de son corps. Elle s'adossa contre mon torse, un soupir s'Ă©chappant de ses lĂšvres. — Mon pĂšre est heureux, murmurai-je contre son oreille. Il croit que j'ai trouvĂ© la femme qui me domptera. Il a mĂȘme commencĂ© Ă  parler de rĂ©nover l'aile sud du chĂąteau pour la nursery. — Il va ĂȘtre déçu quand il comprendra que la seule chose qu'on conçoit dans ce mariage, c'est un plan d'Ă©vasion, rĂ©pliqua-t-elle, mais sa voix manquait de conviction. Je fis glisser mes mains vers le haut, sentant la courbe de ses seins sous le tissu lĂ©ger. Ses tĂ©tons pointaient dĂ©jĂ , trahissant son dĂ©sir malgrĂ© ses paroles acĂ©rĂ©es. Je la retournai brusquement pour la faire face Ă  moi. Ses yeux de chat brillaient d'un mĂ©lange de dĂ©fi et d'abandon. — Et si ce n'Ă©tait pas qu'une Ă©vasion, Clara ? Et si ce soir, nous arrĂȘtions de compter les millions et les clauses ? Je n'attendis pas de rĂ©ponse. Je la soulevai et l'emportai vers le grand lit king-size. Je la dĂ©posai sur les draps de soie noire et m'installai entre ses jambes. L'humour n'avait plus sa place ici. L'insolence s'Ă©tait muĂ©e en une urgence charnelle qui me brĂ»lait les entrailles depuis notre rencontre dans la limousine. (Point de vue : Clara) Il arracha les fines bretelles de mon dĂ©shabillĂ© d'un geste sec, libĂ©rant ma poitrine. Ses yeux dĂ©vorĂšrent ma peau avec une faim de loup. Il descendit pour embrasser la naissance de mes seins, puis son chemin continua, plus bas, lĂ  oĂč la soie noire s'Ă©tait enroulĂ©e autour de ma taille. — Dix millions, murmura-t-il, sa voix vibrant contre mon ventre. C’est le prix pour que je ne m’arrĂȘte jamais. — Taisez-vous et montrez-moi que vous valez au moins la moitiĂ© de cette somme, rĂ©pliquai-je en enfonçant mes doigts dans ses cheveux sombres. Il s'exĂ©cuta avec une cruautĂ© dĂ©licieuse. Ses mains Ă©cartĂšrent mes cuisses, exposant mon intimitĂ© Ă  la lumiĂšre tamisĂ©e de la chambre. Je me sentais vulnĂ©rable et puissante Ă  la fois. Il commença par me caresser du bout de la langue, un effleurement si lĂ©ger que j'en gĂ©mis de frustration. Puis, il devint plus insistant, aspirant mon c******s avec une force qui me fit cambrer le dos, mes ongles griffant les draps de soie. — Julien... s'il te plaĂźt... C'Ă©tait la premiĂšre fois que je l'appelais par son prĂ©nom sans sarcasme, sans masque. C'Ă©tait un appel au secours, une reddition. Il remonta pour m'embrasser, goĂ»tant ma propre essence sur ses lĂšvres, avant de se libĂ©rer de son pantalon. Quand il me pĂ©nĂ©tra, lentement, comme s'il voulait savourer chaque millimĂštre de ma rĂ©sistance qui s'effondrait, je crus dĂ©faillir. Il Ă©tait massif, brĂ»lant, et il comblait un vide que je n'avais jamais osĂ© admettre. — Tu es Ă  moi, Clara, grogna-t-il en accĂ©lĂ©rant le rythme. Contrat ou pas. Mariage ou pas. Tu es mienne. Je ne pouvais plus parler. Je ne pouvais que ressentir. Chaque coup de boutoir Ă©tait une promesse, chaque gĂ©missement une signature au bas d'un pacte bien plus dangereux que celui d'Arthur. Le plaisir monta, sauvage, indomptable, jusqu'Ă  ce que nous basculions ensemble dans un abĂźme de sensations pures. Nous restĂąmes enlacĂ©s dans l'obscuritĂ©, nos respirations s'apaisant lentement. Le silence revint, mais il Ă©tait diffĂ©rent. Plus lourd de secrets. — Demain, devant ton pĂšre, je serai la mariĂ©e parfaite, murmurai-je contre son Ă©paule. — Et demain soir, aprĂšs la fĂȘte, tu seras Ă  nouveau celle qui me rend fou dans ce lit, rĂ©pondit-il en resserrant son Ă©treinte. Le patriarche, dans son grand manoir, pouvait bien sabrer le champagne. Il croyait avoir gagnĂ©, avoir stabilisĂ© son hĂ©ritier. Il ne se doutait pas qu'il avait créé un monstre : deux ĂȘtres qui se dĂ©testaient avec passion, s'aimaient avec rage, et s'apprĂȘtaient Ă  conquĂ©rir son empire, un o*****e Ă  la fois.
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