À 18 h 45, elle prit le métro pour TriBeca et arriva chez Korum à 18 h 59. Tout en se félicitant mentalement, Mia se dit qu’elle faisait une espionne très ponctuelle.
Il la salua d’un long sourire sensuel, il était toujours aussi beau. Il portait un jean bleu clair et un simple tee-shirt blanc. Même après avoir entendu les révélations de John, le cœur de Mia s’emballa en le voyant. Les muscles de son vagin se contractèrent et elle commença à mouiller. Il sourit de plus belle et cette fichue fossette fit son apparition. Il était clair qu’il sentait l’excitation de Mia.
Elle maudit son propre corps. Il était conditionné à réagir à celui de Korum, malgré tout ce qu’elle savait. Inversement, si elle couchait littéralement avec l’ennemi, autant y prendre du plaisir. Maintenant qu’elle connaissait la vérité sur les Ks et sur les probables intentions de Korum à son égard, elle était assez convaincue qu’elle parviendrait à contrôler ses émotions, même s’il la faisait crier de plaisir autant de fois qu’il le voudrait.
Comme d’habitude, il avait préparé un dîner absolument délicieux. Comme plat principal, des pommes de terre nouvelles au four avec des champignons de la forêt, de l’aneth et des oignons caramélisés, et en entrée une salade d’épinard avec des poires pochées. Le dessert était une salade de fruits présentée avec art et servie avec un coulis aux noix. Le dîner était servi aux chandelles. Si elle n’avait pas été prévenue, elle aurait pu imaginer qu’il lui faisait la cour avec cette mise en scène romantique. Mais il était plus vraisemblable qu’il aimait bien manger, dans un cadre agréable et qu’elle en profitait.
Pourtant, tout cela ne cadrait pas avec l’image du cruel suzerain qu’avait brossée John.
Malgré ses craintes initiales, Mia n’eut pas de mal à être naturelle avec lui sans doute parce qu’elle n’avait pas besoin de faire semblant de l’aimer ou d’être calme en sa présence. Depuis ce matin, il connaissait parfaitement les sentiments de Mia à son égard et il s’attendait à ce qu’elle soit nerveuse, irritable, et excitée malgré elle, tout ce que Mia ressentait pour de bon.
Le dîner passa comme l’éclair, dominé par les plaisanteries (elle apprit qu’il aimait beaucoup les films mexicains du début du XXIe siècle) et par le plaisir de manger aussi bien. Vers la fin du repas, l’angoisse de Mia commença à monter à la pensée de ce qui l’attendait plus tard dans la soirée. Malgré le gel qu’il lui avait administré, elle ne se sentait pas très bien et n’avait vraiment pas envie de faire l’amour, même si en théorie la douleur devrait être moindre la deuxième fois. Elle se disait que cela serait toujours pénible étant donné la taille du sexe de Korum et ce qu’il lui avait dit sur l’étroitesse de son vagin. Pourtant son corps semblait s’en moquer, elle sentait qu’elle mouillait déjà par anticipation.
Quand le dîner fut terminé, Mia aida Korum à débarrasser la table, à mettre la vaisselle dans la machine et à essuyer la table. Tout cela était étrangement normal, des tâches ménagères qu’elle aurait pu faire avec un petit ami ou plus tard avec son mari, et cela la rendait encore plus consciente du tour bizarre que sa vie avait pris. Il était difficile de croire que quatre jours plus tôt elle se faisait du souci pour sa dissertation de sociologie et qu’elle s’inquiétait de voir sa vie amoureuse au point mort. Et maintenant elle essayait de ne pas se faire prendre en train d’espionner un extra-terrestre de deux mille ans qui voulait sans doute faire d’elle son esclave sexuelle.
Quand ils eurent fini de ranger Korum la conduisit à sa chambre.
À cet instant, Mia se sentit épuisée nerveusement, la peur et le désir luttant en elle. Remarquant sa visible appréhension il lui dit :
― Pas de sexe ce soir, je te le promets. Je sais que tu as encore mal.
L’anxiété de Mia monta d’un cran. Qu’avait-il exactement l’intention de faire s’il n’était pas question de sexe ?
Ils entrèrent dans la chambre et il la mena au lit circulaire qu’elle connaissait déjà. Il avait changé les draps, toujours bleu et ivoire. Une douce lumière dorée éclairait la chambre et l'on entendait une musique sensuelle en bruit de fond. Il s’assit sur le lit et l’attira à lui jusqu’à ce qu’elle soit debout entre ses jambes. Dans cette position, Mia était presque face à lui. Elle tremblait légèrement et essaya de ne pas le regarder quand il lui ôta sa chemise, révélant un soutien-gorge blanc très simple qu’elle avait pensé à mettre cette fois-ci.
― Tu es si belle murmura-t-il, la tenant doucement sur le côté en examinant son corps qu’il venait de révéler. Sans savoir pourquoi Mia rougit, l’adolescente dépourvue d’assurance qui sommeillait en elle était bêtement touchée par ce compliment.
Il se pencha vers elle et l’embrassa avec ardeur là où son cou et son épaule se rejoignaient. Cette sensation fit frissonner Mia et elle en eut la chair de poule. Visiblement satisfait de cette réaction, il recommença puis souffla sur l’endroit encore mouillé par ses baisers. Mia perdit le souffle, la pointe de ses seins se dressa en sentant cette délicieuse fraîcheur. Il sourit, les yeux illuminés d’or.
― Toujours pas de b****r sur la bouche ? demanda-t-il d’une voix douce. Mia haussa les épaules au souvenir de ce qui s’était passé quand elle avait posé cette condition.
Interprétant ce geste comme un consentement, il la prit contre lui, enfouit une de ses mains dans ses cheveux et laissa l’autre à la naissance de son cou. Mia mit ses propres mains sur les épaules de Korum qui était encore habillé, ferma les yeux et sentit qu’il la couvrait de petits baisers légers comme des papillons sur les joues, le front et ses paupières fermées. Quand la douceur de ses lèvres atteignit celles de Mia, elle se tortillait presque d’impatience. Il l’embrassa d’abord de manière presque imperceptible, lui effleurant à peine la bouche de la sienne. Puis il commença à lui mordiller doucement les lèvres, en chatouillant les bords de sa langue. Elle gémit, son corps se pressa contre celui de Korum, et sa langue pénétra la bouche de Mia imitant clairement l’acte sexuel. Elle qui était déjà mouillée fut inondée de plaisir tandis qu’il continuait de lui b****r la bouche et de s***r légèrement ses lèvres sensibles et gonflées.
Perdue dans toutes ces sensations, Mia s’aperçut à peine qu’il lui ôtait son soutien-gorge. La bouche de Korum quitta la sienne, il lui embrassa l’oreille et lui en suça doucement le lobe. Le corps de Mia s’arqua de plaisir, ses genoux cédèrent, sa tête se renversa, et il en profita, léchant et baisant la ligne délicate qui allait de sa gorge à sa clavicule jusqu’à ce que sa bouche brûlante parvienne aux petits globes blancs de ses seins.
― Ravissants, murmura-t-il avant de prendre un téton rose dans sa bouche et de le mordiller doucement. Mia se mit à crier, son c******s vibrait à la limite de l’o*****e. Korum fit de même avec l’autre sein, la serrant contre lui avec force tandis qu’elle se débattait dans ses bras, exaspérée d’être si près de la jouissance. Il la garda dans cette position, s’arrêta quelques instants freinant la montée du plaisir puis la souleva sur l’une de ses jambes pliées, frotta sa chatte à travers son jean contre son genou, étouffant de sa bouche le cri qu’elle poussa quand arriva violemment l’o*****e tant attendu.
Mia s’effondra comme une poupée de chiffon contre lui et sentit les muscles de son vagin se contracter en légères retombées. Sans lui laisser le temps de reprendre ses esprits, Korum se leva en la prenant dans ses bras et la posa sur le lit. Il se déshabilla à une vitesse étourdissante, grimpa sur elle, déboutonna son jean et lui retira emportant en même temps sa petite culotte.
Maintenant qu’elle était étendue là, toute nue, le désagréable souvenir de la dernière fois et de la douleur qui s’en était suivie se rappela à Mia. Pourtant, malgré l’énorme pénis agressivement dressé contre elle, il se contenta d’embrasser doucement tout son corps, commençant par cet endroit si sensible près de son épaule et s’arrêtant au bas du ventre. Le corps de Mia se raidit d’impatience et elle ne fut pas déçue. Korum lui écarta les jambes de ses mains puissantes, baissa la tête et lécha délicatement ses lèvres, évitant de toucher directement son c******s. Mia fut étonnée d’être excitée de nouveau, si peu de temps après l’o*****e qu’elle venait d’avoir. Un long doigt la pénétra lentement et caressa un point érogène tout au fond d’elle alors que la langue de Korum continuait de lécher sa chatte de plus en plus vite. Cette fois-ci, il n’y eut pas de lente montée du plaisir, un spasme v*****t contracta le corps de Mia autour du doigt de Korum, relâchant en quelques secondes toute la tension qui s’était emparée de son corps.
Stupéfaite Mia resta allongée sur le lit. Mais elle avait dû saisir la tête de Korum parce ses mains se retrouvèrent dans sa courte chevelure. Se sentant gênée, tout en sachant que c’était absurde, elle le lâcha et retira ses mains. Il ôta doucement son doigt à son tour, faisant encore vibrer le sexe de Mia comme par écho, et le lécha en la regardant. Elle se mit presque à gémir de nouveau. Il s’assit, continua à la regarder droit dans les yeux. Mia réalisa qu’il continuait de b****r très fort, n’ayant pas encore joui. Elle se lécha nerveusement les lèvres, se demandant ce qu’il voulait. Les yeux de Korum regardaient sa langue, et là, elle comprit ce qu’il attendait d’elle.
Mia se redressa, tendit prudemment la main et caressa légèrement sa verge, sentant sa douce raideur. À sa surprise, elle vibra dans sa main, comme si elle avait sa propre vie. Mia jeta un coup d’œil à Korum et fut rassurée de ce qu’elle vit. Il semblait en souffrance, il avait les yeux clos et des gouttes de sueur perlaient sur ses tempes. La sentant s’arrêter, il rouvrit les yeux et murmura d’une voix rauque :
― Continue…
Mia s’enhardit, elle enveloppa son pénis de sa main et le caressa de haut en bas comme elle l’avait vu faire dans les films pornos. Sa main semblait petite et blanche autour de sa verge et elle se demandait comment il avait pu la pénétrer. Il gémit sous ses caresses, son corps tout entier se raidit et brusquement Mia eut une étonnante sensation de pouvoir sur lui. Savoir qu’elle avait cet effet sur lui, que cette terrifiante créature était à la merci de ses gestes, tout cela contribuait à rétablir l’équilibre des pouvoirs dans une relation qui jusqu’ici avait été très déséquilibrée.
Elle décida d’aller plus loin, se mit à genoux et se pencha sur lui. Ses boucles brunes frôlaient les cuisses de Korum et elle se mit prudemment à lui lécher le g***d pour le soulager. Il fit entendre un sifflement, poussant ses hanches vers elle. Elle sourit, jouissant de son pouvoir sur lui. Tenant sa queue d’une main elle prit ses grosses bourses de l’autre et les pressa délicatement, explorant avec curiosité ces parties inconnues.
― Mia… gémit-il et elle sourit, ravie. Elle voulait une réaction encore plus intense de sa part, comme celle qu’il provoquait chez elle. Sans lâcher ses testicules, elle prit doucement sa queue dans sa bouche et l’enveloppa de sa langue tout en continuant de le branler de l’autre main. Il laissa échapper un cri rauque, ses hanches se cabrèrent et elle sentit une liqueur chaude, légèrement salée lui gicler dans la bouche. Surprise et ravie, Mia le lâcha et regarda le reste de l’épais liquide blanchâtre couler sur son ventre bronzé. Elle avait un goût étrange dans la bouche, pas désagréable, et elle se demanda brièvement s’il y avait une différence entre le sperme des Ks et celui des hommes. Sa queue vibrait encore légèrement devant elle tout en commençant à diminuer de taille.
Relevant la tête, elle s’aperçut qu’il la fixait, un sourire aux lèvres.
― Tu l’avais déjà fait ? demanda-t-il en désignant son sexe.
Mia fit non de la tête. Sans savoir vraiment pourquoi, elle n’avait jamais voulu aller au-delà de quelques baisers échangés avec ses anciens prétendants avant de rencontrer Korum.
― Eh bien, dans ce cas, tu as un don pour ça, dit-il en souriant encore plus. Il prit une boîte de Kleenex sous le lit et s’essuya le ventre. Mia fit la grimace, se demandant ce qu’il y avait d’autre sous le lit.
Après s’être essuyé, il se leva et alla jusqu’à la porte totalement nu.
― Douche ? demanda-t-il et Mia accepta avec plaisir, le suivant dans la salle de bain.
Ils entrèrent ensemble dans la vaste cabine de douche et Korum fit le réglage pour qu’ils soient arrosés de tous côtés d’eau chaude. Il versa du shampoing dans sa main et lui lava les cheveux en la massant avec un art consommé.
Les yeux fermés, Mia se contenta de rester debout, goûtant le plaisir de ses mains sur son cuir chevelu et celui de sentir l’eau couler sur sa peau encore sensible. Puis il la lava toute entière, la faisant rougir quand il n’omit aucune partie de son corps. Légèrement intimidée, Mia en fit de même pour lui, hésitant d’abord à savonner sa peau bronzée et ses muscles puissants. Il n’eut aucune réticence à prendre du plaisir entre les mains de Mia, faisant le dos rond comme un gros chat sous les caresses.
Quand ils eurent terminé, il l’essuya avec une serviette de bain moelleuse puis s’essuya à son tour. Détendue par la douche chaude et les deux orgasmes qu’elle venait d’avoir, Mia sentit qu’elle s’assoupissait et se retint à peine de bâiller. Quand il s’en aperçut, Korum la prit dans ses bras et la porta sur le lit. Il la déposa au milieu, tira une couverture moelleuse sur eux et se coucha contre d’elle, l’étreignant par-derrière. Se sentant étrangement réconfortée par la présence de son grand corps le long du sien, Mia ferma les yeux et s’endormit sans peine pour la première fois depuis que l’extra-terrestre allongé à ses côtés avait déboulé dans sa vie.