Chapitre 7-2

1502 Mots
Quand Korum arriva dans la cuisine, Mia avait réussi à retrouver son sang-froid. Elle lui sourit et continua de manger ses myrtilles avec une apparente insouciance, comme si ses pires craintes ne venaient pas d’être confirmées. Il alla vers elle et l’embrassa sur la bouche. Pour la première fois, Mia se contenta de subir son b****r, sa nausée était trop forte pour permettre la réaction pleine de désir qu’elle avait d’habitude. Elle ne savait pas pourquoi cette confirmation avait été nécessaire. Elle avait cru l’essentiel de ce que John lui avait dit sur les Ks et sur leur attitude atavique à l’égard des droits de l’homme. Et pourtant, quelque chose en elle avait dû s’accrocher à l’espoir que John se trompait, que les sentiments de Korum à son égard étaient différents, qu’elle comptait pour lui. L’entendre admettre qu’elle n’était rien de plus que son esclave sexuelle, son petit animal de compagnie humain, était comme recevoir une succession de coups de poing dans le ventre. S’il l’avait traitée avec cruauté depuis le début, il lui aurait été plus facile de le détester. Mais l’arrogance dont il faisait preuve à son égard se mêlait souvent de tendresse et cela rendait la situation encore plus intolérable. Tout en sachant qu’elle avait tort, et malgré son bon sens, Mia était attirée par Korum et la révélation d’aujourd’hui lui semblait la plus cruelle des trahisons. En sentant qu’elle ne réagissait pas comme d’habitude, il se dégagea et fronça légèrement des sourcils. ― Qu’est-ce qu’il y a ? lui demanda-t-il d’un air perplexe. Ça ne va pas ? Mia réfléchit à toute vitesse. Il serait dangereux pour elle, et pour la résistance qu’il sache qu’elle avait compris la question de Rezay. Cependant, elle ne pouvait lui cacher qu’elle était contrariée, Korum était trop fin pour ne pas le sentir. Tout à coup, elle eut une idée audacieuse, mais géniale. ― Tout va bien, dit-elle d’un air digne et calme qui sentait le mensonge. ― Mais bien sûr, répondit Korum d’un air sarcastique, je te crois ! Il s’assit à côté d’elle, lui leva le menton pour la regarder droit dans les yeux. ― Et maintenant tu vas me dire ce qui se passe. Mia sentit une larme de rage lui couler sur la joue. ― Rien ! répondit-elle d’un air hostile. ― Mia, il avait prononcé son nom de ce ton qu’il prenait pour l’intimider : arrête de me mentir. En le regardant droit dans les yeux, ces yeux qui étaient si beaux, Mia concentra toute la rage, la frustration et l’absurde sentiment d’avoir été trahie dans les mots qu’elle prononça alors. ― Tu l’as baisée combien de fois ? lui jeta-t-elle en se souvenant de la jalousie qu’elle avait ressentie à propos d’Ashley au restaurant. ― En général, tu te fais combien de femmes par jour ? Deux, trois, une douzaine ? Lisant la surprise sur le visage de Korum elle poursuivit, mettant autant d’amertume que possible dans le ton de sa voix. ― Et pourquoi me forcer à venir ici puisque tu l’as, elle ? Elle, et Ashley, et Dieu sait combien d’autres ? Sans lâcher le menton de Mia, Korum lui dit lentement : ― Tu parles de Leeta ? Tu penses qu’il y a quelque chose entre nous ? Mia laissa couler une nouvelle larme sur son visage. ― Il n’y a rien entre vous ? Il secoua la tête. ― Non. En fait nous sommes des cousins éloignés, ce serait donc impossible. ― Oh ! dit Mia en faisant semblant d’être gênée par son accès de colère. Elle essaya de se dégager et il la lâcha tout en la regardant se lever et aller vers la fenêtre en s’essuyant négligemment le visage avec la manche de sa robe de chambre. Mia resta vers la fenêtre et regarda l’Hudson. Une part bêtement romantique en elle était contente, ridiculement contente, d’entendre ce qu’il venait de dire de Leeta, même si elle avait joué la comédie de la jalousie pour lui tendre un piège. Elle ne dit rien quand il s’approcha d’elle et l’étreignit par-derrière. Il ne lui avait pas fait de promesses, ne lui avait donné aucune explication, remarqua-t-elle. D’ailleurs pourquoi aurait-il tenté de la rassurer, de la convaincre qu’elle comptait pour lui puisque ce n’était visiblement pas le cas ? Si elle avait eu un chien, elle ne se serait pas non plus préoccupée de ses sentiments à son égard. ― Je crois que je vais aller me promener dans le parc murmura-t-il en maintenant son étreinte. Aimerais-tu venir avec moi ? Il lui donnait le choix ? Et que se passerait-il si elle refusait ? ― Je ne sais pas, dit-elle, j’ai besoin de travailler et je voulais appeler mes parents, c’est toujours le mercredi qu’on se parle sur Skype… Elle ne pouvait voir le visage de Korum et ça valait mieux. Maintenant, il va montrer de quoi il est capable, pensa-t-elle. ― D’accord, dit-il, pas de problème. Mia cligna des yeux de surprise. Puis il poursuivit : ― Pour ce soir, j’ai réservé une table pour nous deux au Bernardin à 19 heures. Je passerai te prendre à 18 h 30. Et vu que tu n’as pas l’air d’avoir de vêtements pour sortir, je te ferai livrer quelque chose de joli. Le dictateur était de retour, et elle le détestait vraiment. ― Je n’ai besoin d’aucun vêtement, protesta Mia. J’ai de jolies robes. J’avais seulement mis autre chose ce soir-là. Il la fit tourner dans ses bras, baissa la tête vers elle et lui dit en souriant. ― Je ne voudrais pas te vexer Mia, mais je ne t’ai jamais vu porter quoi que ce soit qui t’aille bien. Tu es ravissante, mais la plupart du temps tu t’habilles comme si tu étais un petit garçon de dix ans. Il me semble qu’on pourrait dire sans grand risque de se tromper que l’élégance n’est pas un tes points forts. Mia rougit de colère et d’embarras, mais décida de ne rien dire. S’il voulait jouer à la poupée, qu’il le fasse. De toute façon, ça ne serait pas ce qu’il ferait de pire avec elle. En voyant la révolte sur le visage de Mia, Korum sourit davantage et l’or brilla dans ses yeux. Il la souleva par la taille, l’attira vers lui et l’embrassa de nouveau. Ses lèvres caressaient doucement celles de la jeune fille et sa langue explorait sa bouche avec tant d’adresse que Mia sentit une étincelle de désir se raviver en elle. Soulagée de ne plus avoir à jouer la comédie, elle noua ses bras autour du cou de Korum, renonça à penser et s’abandonna à ses sensations. Son corps, déjà tellement habitué aux caresses de Korum, réagit avec un instinct animal et elle lui rendit ses baisers avec toute la passion dont elle se sentit capable. Sentant cette réaction il gémit et la pressa plus fort contre lui, frottant ses hanches contre celle de Mia et lui faisant sentir son érection. Mia se raidit de l’intérieur et s’aperçut qu’elle se frottait à son tour contre lui comme une chatte en chaleur. Tout à coup, il ne se contenta plus de l’embrasser. Mia sentit que tout avait basculé quand il la posa sur la table, le cul près du bord et les jambes pendantes. Korum s’avança entre ses jambes ouvertes, ouvrit impatiemment la robe de chambre et avant même qu’elle n’ait eu le temps de comprendre ce qu’il allait faire il avait déjà ouvert son jean et avait commencé à la pénétrer. Mia était mouillée, mais pas suffisamment et il n’avait que son g***d en elle quand elle cria de douleur. Il se retira, s’accroupit, mit sa tête entre ses cuisses ouvertes et la lécha avidement, la rendant de plus en plus humide à l’entrée. Elle se cambra, aveuglée par l’intensité brusque de son plaisir. Il enfonça un doigt en elle, la caressant là où il fallait jusqu’à ce que ses muscles intimes reçoivent un spasme impossible à maîtriser. Avant même la fin de ces vibrations, il était déjà sur elle, appuyant son énorme queue contre son sexe pour s’y enfoncer lentement. Mais chacun de ces glissements faisait mal à Mia et elle se tordit de douleur sous le poids de Korum, poussant des petits cris de gorge tandis que son vagin tentait de s’élargir autour de lui. Malgré l’o*****e qu’elle venait d’avoir, son pénis était si gros qu’il avait du mal à la pénétrer et elle voyait sur le visage de Korum les efforts qu’il faisait pour se retenir d’aller plus vite. Cette fois, elle n’eut pas mal, elle eut seulement la sensation désagréable d’être envahie et d’être pleine à ras bord. Il était trop gros pour elle, sa verge était comme un tuyau brûlant qui serait entré dans son corps, et pourtant malgré cette gêne, elle sentait qu’autre chose l’attendait. Il poursuivit son avance inexorable et Mia en eut le souffle coupé, ses muscles intimes avaient cédé, permettant à Korum de la pénétrer jusqu’au bout. Il s’arrêta, lui donnant le temps de s’habituer à cette sensation inconnue, puis il ressortit lentement et revint en elle. Elle sentit une vague brûlante l’envahir dans toutes ses veines quand son pénis frotta ce point sensible qu’il avait déjà effleuré et elle hurla de plaisir, un plaisir si intense qu’elle lui enfonça ses ongles dans l’épaule. Korum sentant ses griffures perdit toute retenue. Avec un grondement sourd, il continua à la prendre sur un rythme puissant, toujours plus profondément. Chaque avancée de son pénis la secouait d’avant en arrière sur la table. Quelque part au loin, une femme criait en réponse à chaque coup de reins, et Mia comprit vaguement que cette femme, c’était elle. Chaque millimètre de son corps hurlait pour parvenir au soulagement de cette tension insoutenable qui mobilisait chacun de ses muscles et de ses tendons et tout à coup, elle y était. Une jouissance si puissante qu’elle semblait la déchirer tout entière et qui la secoua frénétiquement dans les bras de Korum tandis qu’il atteignait son propre o*****e avec un cri guttural.
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