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Un prince presque charmant

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amis aux amoureux
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Girl Power Counterattack
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Blurb

Alima Mbaye est une jeune dakaroise moderne, indépendante,mais instable dans sa vie amoureuse . Elle rêve encore qu'un beau prince charmant viendra un jour lui faire tourner la tête. Quand un proche qu'elle n'a pas revu depuis des années refait surface dans sa vie , cet amour ne risque-t-il pas de chambouler toute sa vie ?Ne devrait-elle pas garder en tête que tout ce qui brille n'est pas de l'or ?

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1. Retour inattendu
Je souris à la jeune femme qui venait de me servir un verre de soda. -Alors racontes! C'était bien votre rendez-vous? -Oui! On a passé une bonne soirée. Ses parents sont merveilleux. -Oh! C'est trop bien. Je suis contente que le courant passe entre vous. -Et qu'on en soit arrivé à ce stade. Elle sourit pour acquiescer. Je savais ce qu'elle pensait. Mon célibat la préoccupait beaucoup. C'était ma cousine, mon amie, ma confidente. Nos mères sont soeurs. Mariama est mon aînée d'une année et depuis toutes petites, un lien particulier et étroit nous unissait. Elle est mariée depuis 7 ans et depuis ce jour où elle a dit oui devant le maire, elle ne rêve que d'une chose ,que moi aussi, je me laisse passer la bague au doigt. Là, elle jubile de me voir rencontrer les parents de Modou avec qui je suis depuis 8 mois. - Quand vas-tu lui présenter les tiens?Tata Mahawa -Eh, tu connais mon père, si je le lui présente, il va commencer à me parler de dot et de teranga. Alors ce n'est pas encore à l'ordre du jour. -Tu devrais y penser. Modou est un homme très bien. Il t'a présentée à ses parents, c'est que sûrement,lui aussi, s' attend à ce que tu fasses la même chose. - J'y réfléchirais. - N'oublie pas ce que je t'ai dite. Fais des efforts si tu veux que ça marche. - Des efforts ne suffisent pas pour qu'une relation marche. -Dans ton cas, c'est parce que tu fais pas d'efforts. Ils sont bien les mecs avec qui tu sors, c'est toi qui ne fais pas d'efforts pour les garder. Tu sais que j'ai raison. Tu les quittes pour des futilités. Heureusement, Coumba, la fille de Mariama entra, coupant court à la discussion. - Maman, la maîtresse m'a donnée ceci. -Elle lui tendit une feuille. Mariama le prit et le lut. -Pas de cours demain! Une institutrice est décédée. -Oh. C'est triste! Dis-je - Oui. C'est triste. La vie ne tient qu'à un fil. Alors ne remets pas à demain ce que tu peux faire aujourd'hui. Si tu vois ce que je veux dire. Je lui souris,pour seule réponse. ******** Quand je sortis de chez Mariama, je me rendis directement chez moi. Il était 19h passé. Fatim ,la domestique m'ouvrit la porte. C'était une jeune fille noire de taille moyenne aux frêles formes. Je la saluai et me dirigea dans le salon. Il n'y avait personne. Je montais au premier étage. Je frappai à une porte. - Oui! Entrez! Je m'exécutai. Je saluai ma mère qui regardait la télé, couchait sur son lit. C'était une belle femme noire, charnue. Une djongoma comme on dit ici. Dans sa légère robe en lin blanc et son foulard noué sur la tête, elle était magnifique. Elle se redressa et me salua à son tour, puis je me rendis dans ma chambre . C'était une pièce de taille moyenne rattachée à une salle de bain. Un grand lit était placé au milieu de la pièce. Juste à côté, une petite table de chevet sur lequel trônait une petite lampe de chevet. Sur un des murs beiges, mon dressing encastré recueillait ma précieuse garde-robe. Une table et une chaise de bureau occupait le petit espace qui jouxtait la fenêtre. Tout le mobilier était de couleur blanche. Je pris une douche rapide et remplaça le tailleur bleu marine que j'avais mise par une djellaba blanche. Mon portable sonna. Je décrochai. C'était Modou  , mon doux et attentionné petit ami. - Allô! - Allô! Alima! Comment vas-tu? - Très bien et toi? - Très bien, aussi. J'appelai pour voir si ta journée s' est bien passée. -Ça l'a été. - Tu as pensé à moi, j'espère? J'éclatai de rire. -En tout cas, moi ,j'ai pensé à toi, toute la journée. Je souris. -Alors as-tu pensé à moi? -Oui.! Bien sûr, dis-je d'un ton amusé. -Tu sais, mes parents t'apprécient vraiment. - C'est réciproque. -Tu... Excuses-moi, chérie, j'ai un double appel . Je te rappelle. -OK . Pas de soucis. -A tout à l'heure. Bisous. - Bisous. 30mn plus tard, le repas fut prêt. Ce fut l'occasion pour mon père, ma mère, Omar, mon frère et moi, de raconter les anecdotes de notre journée. ********* Le lendemain,après ma journée de travail, Modou et moi profitâmes d'un petit verre au restaurant . Modou voulut qu'on dîne ensemble mais demain,c'était un jour ouvrable, je ne pouvais pas rester jusqu'à tard dans la nuit. Ça c'était la raison officielle. La raison officieuse, c'était que mon père n'aurait jamais aimé que je rentre aussi tard sans avoir prévenu au préalable . C'est vrai ,j'allais vers mes 30 ans, mais mon père avec moi avait le même comportement qu'avec une jeune fille de 18 ans . J'avais une certaine liberté, mais tant que je me serais pas mariée, comme il aimait me le répéter il se donnait le droit de me surprotéger. Pas question de traîner dehors jusqu'à des heures tardives sans raison valable et sans avoir prévenu à l'avance. De toutes les manières, il pouvait dormir sur ses deux oreilles. Je n'étais plus une grande fêtarde. Je ne sortais plus beaucoup le soir. A mon âge, toutes mes amies sont mères de famille, elles ne vont plus trop en boîte de nuit. Je ne me voyais pas sortir seule le soir. Alors les week-ends , si je n'étais pas invitée par Modou, j'étais déjà à la maison à 19h. Lorsque je terminai ma douche , je retournai dans la chambre de ma mère qui m'avait demandée quelques minutes plus tôt de repasser la voir après ma douche . Elle avait une commission pour moi . Elle me tendit de l'argent et me demanda de le donner à Tata Mahawa , notre voisine de la rue d'à côté . Je me rendis donc vers la maison qui se trouvait à 50 mètres de chez nous . C'était une belle maison beige à deux étages .Je sonnai à la porte . La domestique ouvrit . Je demandai tata Mahawa . Elle me conduisit au salon , me laissa seule et partit chercher celle que j'avais demandée . 5 minutes plus tard , une femme d'une cinquantaine d'années entra . Elle portait une robe wax et un foulard rouge cachait ses cheveux . De teint clair, elle était très belle . J'ai toujours admiré sa beauté naturelle et sa perpétuelle bonne humeur . - Bonsoir, Tata Mahawa. -Bonsoir, ma fille. Elle me sourit joyeusement et m'embrassa affectueusement. - Comment vas-tu ? Je vais très bien et vous ? -Moi je vais merveilleusement bien .Que puis-je faire pour toi ? - Ma mère m'a envoyée vous donner ceci . C'est pour la tontine . Elle prit l'argent . -Merci ! -Je vous en prie . Je vais y aller. -Attends! Je reviens. J'ai une surprise pour toi. Elle se leva et sortit, me laissant perplexe. Quelle était cette surprise? Peut être c'était Dieynaba, sa fille. C'était une amie de longue date. Petites, nous jouions ensemble et notre amitié n'avait cessé de grandir au fil des années. Maintenant, elle vivait aux USA. On s'est parlé, il y a quelques semaines sur skype, mais elle ne m'a pas annoncée son retour. Peut être, voulait-elle me faire la surprise. Tata Mahawa entra et un homme la suivit. Il portait un tee-shirt beige et un short marron. Choquée de le voir , je restai scotchée sur le fauteuil où je m'étais rassise pour attendre mon hôte. -Tu ne t'attendais pas à le voir dit Tata Mahawa, contente d'avoir réussi sa surprise. -Je. ..je ... bégayai-je. -Alioune, tu la reconnais? -Non! -Mais c'est Alima. -Alima? Oh, mais je ne t'avais pas reconnue. L'entendre dire mon nom m'avait littéralement liquéfiée. Il était toujours aussi beau que dans mes souvenirs. Non. Il était plus beau que dans mes souvenirs. D'ici, je sentais son odeur félin. Oh, mes pensées aussi devenaient félines. - Ouh! Ouh! Dit-il en bougeant sa main devant mes yeux. Cela me sortit de mes pensées. - P..p..pa..par..don. bégayai-je de nouveau. Il éclata de rire. - Depuis quand bégaies-tu? Dans mes souvenirs, tu ne bégayais pas quand tu étais petite. - Je ne bégaie pas. Je suis juste choquée de te voir ici. Réussis-je à dire en prononçant lentement chaque syllabe. -Eh oui. Tu as vu, même moi, je n'arrive pas à croire qu'il est ici dans ma maison. Dit sa mère. -Oui. Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu. La dernière fois que je t'ai vue, tu avais la dizaine. -J'avais 15 ans. -Tu me semblais plus jeune. - Ça fait au moins 15 ans que tu n'es pas revenu à Dakar. - Les années passent vite. Je laisse une jeune ado et je retrouve une vraie femme. Si j'étais blanche, on aurait vu ma peau virer au rouge. Cette phrase m'avait touchée à un point. - Je suis contente de te revoir. -Moi aussi. - Et Dieyna, comment va-t-elle? -Elle va bien. J'ai passé la journée avec elle avant hier. - Tu es arrivé quand? -Hier soir. -Welcome at home. -Thank you. Son fort accent américain me fit craquer. - Bon, je m'excuse. Je dois y aller. -Bien sûr, ma fille, on te retient pas. Dit Tata Mahawa. Salue-moi ta mère. -Je n'y manquerais pas. Alioune me raccompagna jusqu'à la porte. -Au revoir, Alima. Je lui tendis la main. Il n'était pas question de l'embrasser. J'avais trop peur de sentir sa joue sur la mienne. Déjà que rien qu'en tenant sa main, j'ai senti un courant électrique me traverser le corps. S' il m'avait embrassée, aïe... -A bientôt et bon séjour. -Merci! Il referma la porte. Je rentrais à la maison et me dirigea vers ma chambre. Je me jetai sur le lit. Il était là à quelques mètres de moi. Je frissonnai tellement j'étais émue. Je ne l'avais pas revu depuis 15 ans, mais dès qu'il a traversé la porte du salon tout à l'heure, j'ai ressenti ce petit truc que je ressentais pour lui depuis mon jeune âge. Personne n'était au courant. Même pas Mariama, ni Dieyna, encore moins Alioune, lui - même. Dans mes souvenirs les plus lointains, il m'avait toujours subjuguée . De 10 ans mon aîné, il avait toujours joué pour Dieyna et moi, le grand frère surprotecteur.Bagarreur et physiquement très fort, aucun enfant du quartier n'osait s'en prendre à nous . Après son bac et deux ans au Suffolk University, il était parti aux USA terminer ses études . J'avais 10 ans, mais à l'époque, j'étais tellement bouleversée au point d'en pleurer en secret dans ma chambre. Je ne comprenais pas cette soudaine tristesse, jusqu'au jour où il débarqua 5 ans plus tard avec une sublime créature américaine, Ashley. Le voir avec cette femme me fit comprendre que j'étais amoureuse et me fendit le coeur . Je fis des efforts vestimentaires, je me mis au régime. Mais rien n'y fit. Il ne voyait que cette ravissante et gracieuse perle venue du pays de l'Oncle Sam.Un mois après, il est reparti et je me suis promise de devenir moi aussi, une belle femme comme Ashley. Mes efforts payèrent.3 mois après, j'avais perdu une dizaine de kilos et j'entamais ma première relation amoureuse. Bien sûr, cela ne dura que 2 mois, quand j'appris le mariage d'Alioune, je rejetai mon copain trop malheureuse pour le laisser m'aimer. Plus tard, d'autres hommes firent un bout de chemin avec moi, mais comme pour mon premier copain, je me lassais vite. Modou était bien le premier avec qui je restais plus de 8 mois . Il était là, Alioune, mon Alioune! Je sursautai. Non, c'était pas mon Alioune, mais celui d'Ashley. Il était là pour quelques jours ou semaines . Je devais garder la tête froide. J'étais avec Modou, il fallait continuer à faire des efforts avec lui comme me le répète tout le temps Mariama pour que ça aboutisse à quelque chose de concret et sérieux.Mariama : Alors racontes ! C'était bien votre rendez-vous ? Moi : Oui ! On a passé une bonne soirée. Ses parents sont merveilleux. Mariama : Oh ! C'est trop bien. Je suis contente que le courant passe entre vous. Moi : Et qu'on en soit arrivé à ce stade.   Elle sourit pour acquiescer. Je savais ce qu'elle pensait. Mon célibat la préoccupait beaucoup. C'était ma cousine, mon amie, ma confidente. Nos mères sont sœurs. Mariama est mon aînée d'une année et depuis toutes petites, un lien particulier et étroit nous unissait. Elle est mariée depuis 7 ans et depuis ce jour où elle a dit oui devant le maire, elle ne rêve que d'une chose, que moi aussi, je me laisse passer la bague au doigt. Là, elle jubile de me voir rencontrer les parents de Modou avec qui je suis depuis 8 mois.   Mariama : Quand vas-tu lui présenter les tiens ? Moi : Eh, tu connais mon père, si je le lui présente, il va commencer à me parler de dot et de teranga. Alors ce n'est pas encore à l'ordre du jour. Mariama : Tu devrais y penser. Modou est un homme très bien. Il t'a présentée à ses parents, c'est que sûrement, lui aussi, s'attend à ce que tu fasses la même chose. Moi : J'y réfléchirais. Mariama : N'oublie pas ce que je t'ai dite. Fais des efforts si tu veux que ça marche. Moi : Des efforts ne suffisent pas pour qu'une relation marche. Mariama : Dans ton cas, c'est parce que tu ne fais pas d'efforts. Ils sont bien les mecs avec qui tu sors, c'est toi qui ne fais pas d'efforts pour les garder. Tu sais que j'ai raison. Tu les quittes pour des futilités.   Heureusement, Coumba, la fille de Mariama entra, coupant court à la discussion.   Coumba : Maman, la maîtresse m'a donnée ceci.   Elle lui tendit une feuille.   Mariama le prit et le lut. Mariama : Pas de cours demain ! Une institutrice est décédée. Moi : Oh. C'est triste ! Mariama : Oui. C'est triste. La vie ne tient qu'à un fil. Alors ne remets pas à demain ce que tu peux faire aujourd'hui. Si tu vois ce que je veux dire.   Je lui souris, pour seule réponse.   ********   Quand je sortis de chez Mariama, je me rendis directement chez moi. Il était 19h passé. Fatou, la domestique m'ouvrit la porte. C'était une jeune fille noire de taille moyenne aux frêles formes. Je la saluai et me dirigea dans le salon. Il n'y avait personne. Je montais au premier étage. Je frappai à une porte.   Maman: Oui ! Entrez !   Je m'exécutai. Je saluai ma mère qui regardait la télé, couchait sur son lit. C'était une belle femme noire, charnue. Une djongoma comme on dit ici. Dans sa légère robe en lin blanc et son foulard noué sur la tête, elle était magnifique. Elle se redressa et me salua à son tour, puis je me rendis dans ma chambre. C'était une pièce de taille moyenne rattachée à une salle de bain. Un grand lit était placé au milieu de la pièce. Juste à côté, une petite table de chevet sur lequel trônait une petite lampe de chevet. Sur un des murs beiges, mon dressing encastré recueillait ma précieuse garde-robe. Une table et une chaise de bureau occupait le petit espace qui jouxtait la fenêtre. Tout le mobilier était de couleur blanche. Je pris une douche rapide et remplaça le tailleur bleu marine que j'avais mise par une djellaba blanche. Mon portable sonna. Je décrochai. C'était Modou, mon doux et attentionné petit ami.   Moi : Allô ! Modou : Allô ! Alima ! Comment vas-tu ? Moi : Très bien et toi ? Modou : Très bien, aussi. J'appelai pour voir si ta journée s'est bien passée. Moi : Ça l'a été. Modou :  Tu as pensé à moi, j'espère ?   J'éclatai de rire.   Modou : En tout cas, moi, j'ai pensé à toi, toute la journée.   Je souris.   Modou : Alors as-tu pensé à moi ? Moi, d’un ton amusé : Oui ! Bien sûr ! Modou : Tu sais, mes parents t'apprécient vraiment. Moi : C'est réciproque. Modou : Tu... Excuses-moi, chérie, j'ai un double appel. Je te rappelle. Moi : OK. Pas de soucis. Modou : A tout à l'heure. Bisous. Moi : Bisous.   30mn plus tard, le repas fut prêt. Ce fut l'occasion pour mon père, ma mère, Omar, mon frère et moi, de raconter les anecdotes de notre journée.   *********   Le lendemain   Après ma journée de travail, Modou et moi profitâmes d'un petit verre au restaurant. Modou voulut qu'on dîne ensemble mais demain, c’était un jour ouvrable, je ne pouvais pas rester jusqu'à tard dans la nuit. Ça c'était la raison officielle. La raison officieuse, c'était que mon père n'aurait jamais aimé que je rentre aussi tard sans avoir prévenu au préalable. C'est vrai, j'allais vers mes 30 ans, mais mon père avec moi avait le même comportement qu'avec une jeune fille de 18 ans. J'avais une certaine liberté, mais tant que je ne me serais pas mariée, comme il aimait me le répéter il se donnait le droit de me surprotéger. Pas question de traîner dehors jusqu'à des heures tardives sans raison valable et sans avoir prévenu à l'avance. De toutes les manières, il pouvait dormir sur ses deux oreilles. Je n'étais plus une grande fêtarde. Je ne sortais plus beaucoup le soir. A mon âge, toutes mes amies sont mères de famille, elles ne vont plus trop en boîte de nuit. Je ne me voyais pas sortir seule le soir. Alors les week-ends, si je n'étais pas invitée par Modou, j'étais déjà à la maison à 19h.   Lorsque je terminai ma douche, je retournai dans la chambre de ma mère qui m'avait demandée quelques minutes plus tôt de repasser la voir après ma douche. Elle avait une commission pour moi. Elle me tendit de l'argent et me demanda de le donner à Tata Mahawa, notre voisine de la rue d'à côté. Je me rendis donc vers la maison qui se trouvait à 50 mètres de chez nous. C'était une belle maison beige à deux étages. Je sonnai à la porte . La domestique ouvrit. Je demandai tata Mahawa . Elle me conduisit au salon, me laissa seule et partit chercher celle que j'avais demandée. 5 minutes plus tard, une femme d'une cinquantaine d'années entra. Elle portait une robe wax et un foulard rouge cachait ses cheveux. De teint clair, elle était très belle. J'ai toujours admiré sa beauté naturelle et sa perpétuelle bonne humeur.   Moi : Bonsoir, Tata Mahawa. Tata Mahawa : Bonsoir, ma fille.   Elle me sourit joyeusement et m'embrassa affectueusement.   Tata Mahawa : Comment vas-tu ? Moi : Je vais très bien et vous ? Tata Mahawa : Moi je vais merveilleusement bien. Que puis-je faire pour toi ? Moi : Ma mère m'a envoyée vous donner ceci. C'est pour la tontine.   Elle prit l'argent.   Tata Mahawa : Merci ! Moi : Je vous en prie. Je vais y aller. Tata Mahawa : Attends ! Je reviens. J'ai une surprise pour toi.   Elle se leva et sortit, me laissant perplexe. Quelle était cette surprise ? Peut-être c'était Dieynaba, sa fille. C'était une amie de longue date. Petites, nous jouions ensemble et notre amitié n'avait cessé de grandir au fil des années. Maintenant, elle vivait aux USA. On s'est parlé, il y a quelques semaines sur skype, mais elle ne m'a pas annoncée son retour. Peut-être, voulait-elle me faire la surprise ?   Tata Mahawa entra et un homme la suivit. Il portait un tee-shirt beige et un short marron. Choquée de le voir, je restai scotchée sur le fauteuil où je m'étais rassise pour attendre mon hôte.   Tata Mahawa contente d'avoir réussi sa surprise : Tu ne t'attendais pas à le voir, n’est-ce pas ? Moi, bégayant : Je. ..je ... Tata Mahawa : Alioune, tu la reconnais ? Alioune : Non! Tata Mahawa : Mais c'est Alima. Alioune : Alima ? Oh, mais je ne t'avais pas reconnue.   L'entendre dire mon nom m'avait littéralement liquéfiée. Il était toujours aussi beau que dans mes souvenirs. Non. Il était plus beau que dans mes souvenirs. D'ici, je sentais son odeur féline. Oh, mes pensées aussi devenaient félines.   Alioune, bougeant sa main devant mes yeux : Ouh ! Ouh !   Cela me sortit de mes pensées.   Moi, bégayant de nouveau : P..p..pa..par..don.   Il éclata de rire.   Alioune : Depuis quand bégaies-tu ? Dans mes souvenirs, tu ne bégayais pas quand tu étais petite.   Moi, honteuse et prononçant lentement chaque syllabe : Je ne bégaie pas. Je suis juste choquée de te voir ici.   Tata Mahawa : Eh oui. Tu as vu, même moi, je n'arrive pas à croire qu'il est ici dans ma maison.   Alioune : Oui. Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vus. La dernière fois que je t'ai vue, tu avais la dizaine.   Moi : J'avais 15 ans.   Alioune : Tu me semblais plus jeune.   Moi : Ça fait au moins 15 ans que tu n'es pas revenu à Dakar.   Alioune : Les années passent vite. Je laisse une jeune ado et je retrouve une vraie femme.   Si j'étais blanche, on aurait vu ma peau virer au rouge. Cette phrase m'avait touchée à un point.   Moi : Je suis contente de te revoir.   Alioune : Moi aussi.   Moi : Et Dieyna, comment va-t-elle ?   Alioune : Elle va bien. J'ai passé la journée avec elle avant hier.   Moi : Tu es arrivé quand ?   Alioune : Hier soir.   Moi: Welcome at home.   Alioune : Thank you.   Son fort accent américain me fit craquer.   Moi : Bon, je m'excuse. Je dois y aller.   Tata Mahawa : Bien sûr, ma fille, on ne te retient pas. Salue-moi ta mère. Moi : Je n'y manquerais pas.   Alioune me raccompagna jusqu'à la porte.   Alioune : Au revoir, Alima.   Je lui tendis la main. Il n'était pas question de l'embrasser. J'avais trop peur de sentir sa joue sur la mienne. Déjà que rien qu'en tenant sa main, j'ai senti un courant électrique me traverser le corps. S'il m'avait embrassée, aïe..   Moi : A bientôt et bon séjour.   Alioune : Merci !   Il referma la porte. Je rentrais à la maison et me dirigea vers ma chambre. Je me jetai sur le lit. Il était là à quelques mètres de moi. Je frissonnai tellement j'étais émue. Je ne l'avais pas revu depuis 15 ans, mais dès qu'il a traversé la porte du salon tout à l'heure, j'ai ressenti ce petit truc que je ressentais pour lui depuis mon jeune âge. Personne n'était au courant. Même pas Mariama, ni Dieyna, encore moins Alioune, lui - même. Dans mes souvenirs les plus lointains, il m'avait toujours subjuguée. De 10 ans mon aîné, il avait toujours joué pour Dieyna et moi, le grand frère surprotecteur. Bagarreur et physiquement très fort, aucun enfant du quartier n'osait s'en prendre à nous. Après son bac et deux ans au Suffolk University, il était parti aux USA terminer ses études. J'avais 10 ans, mais à l'époque, j'étais tellement bouleversée au point d'en pleurer en secret dans ma chambre. Je ne comprenais pas cette soudaine tristesse, jusqu'au jour où il débarqua 5 ans plus tard avec une sublime créature américaine, Ashley. Le voir avec cette femme me fit comprendre que j'étais amoureuse et me fendit le cœur. Je fis des efforts vestimentaires, je me mis au régime. Mais rien n'y fit. Il ne voyait que cette ravissante et gracieuse perle venue du pays de l'Oncle Sam. Un mois après, il est reparti et je me suis promise de devenir moi aussi, une belle femme comme Ashley. Mes efforts payèrent.3 mois après, j'avais perdu une dizaine de kilos et j'entamais ma première relation amoureuse. Bien sûr, cela ne dura que 2 mois, quand j'appris le mariage d'Alioune, je rejetai mon copain, trop malheureuse pour le laisser m'aimer. Plus tard, d'autres hommes firent un bout de chemin avec moi, mais comme pour mon premier copain, je me lassais vite. Modou était bien le premier avec qui je restais plus de 8 mois. Il était là, Alioune, mon Alioune ! Je sursautai. Non, ce n'était pas mon Alioune, mais celui d'Ashley. Il était là pour quelques jours ou semaines. Je devais garder la tête froide. J'étais avec Modou, il fallait continuer à faire des efforts avec lui comme me le répétait tout le temps Mariama pour que ça aboutisse à quelque chose de concret et sérieux   

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