LXXJacques Plank fit ses adieux à Bérénice. Là, dans cet hôtel lorientais deux étoiles, leur dernière destination commune, ils eurent une unique nuit d’amour où chacun s’offrit de bonne grâce à l’autre, juste ce qu’il faut pour se donner des regrets mais point de remords. La jeune femme cacha ses larmes et Jacques Plank son désir de vivre avec elle. Il finit par se persuader qu’une liaison durable ne serait pas une bonne idée et qu’il fallait lui laisser sa liberté. Il préféra garder le souvenir, ô combien magique, de cette nuit, comme un joyau enterré dans son jardin secret. Il le sortirait de temps en temps de son écrin et passerait des heures à le contempler. Ce serait un plaisir qu’il n’aurait à partager avec personne. Les paroles de la chanson Plaisir d’amour montèrent en lui, mais s’


