II Tandis que la scène que nous venons de décrire avait lieu à Paris, et que M. de Kergaz annonçait à Baccarat la prochaine arrivée du comte Artoff, un jeune homme, faible encore, et dont la pâleur trahissait de longues souffrances, se promenait au bras d’un domestique dans le parc du château de Kerloven. C’était M. le marquis don Inigo de los Montes, ou plutôt notre vieille connaissance Rocambole. M. de Kergaz s’était montré vis-à-vis de lui ce qu’il était dans toutes les circonstances de sa vie, l’esclave de sa parole et le gentilhomme doué d’une exquise délicatesse. Du jour où il avait été blessé, en danger de mort, sous son toit, Rocambole avait été pour le comte non plus un ennemi, mais un des membres de cette grande famille humaine à laquelle M. de Kergaz avait voué son cœur et sa


