III Revenons à Baccarat. Quand M. de Kergaz et le marquis Van-Hop furent partis, la pauvre femme se sentit atterrée et comme anéantie. Pour la première fois, peut-être, elle commençait à lire distinctement au fond de son cœur, et c’était avec une sorte d’épouvante qu’elle s’apercevait que ce long amour dont elle avait environné Fernand Rocher, amour qui avait été la cause première de son repentir, s’était calmé insensiblement, à mesure que son dévouement grandissait ; il avait fini par s’éteindre le jour où elle l’arracha au dernier péril dont le menaçait sir Williams. Or, cet amour était à peine éteint qu’un autre était né. Ainsi l’on voit un rejeton vivace croître à la place de l’arbre déraciné. Un jour le comte Artoff était rentré chez elle avec l’audace charmante de sa jeunesse, et
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