Chapitre 7

934 Mots
La première nuit… j’ai très mal dormi. J’ai même verrouillé la porte à clé. Je l’ai entendu soupirer derrière. À 4h30, c’était devenu mon réveil quotidien. J’ai voulu reprendre ma routine, mais… en allant vers mon ancienne chambre… j’pouvais pas laisser ça comme ça. J’ai commencé à tout éponger. p****n, quelle poisse j’vous jure… Ma louve trépignait d’agacement. J’avais envie d’é*****r Élliott, du coup je l’ai appelé. « Sav ! Un problème ? » « NON MAIS T’ES COMPLÈTEMENT FOU OU QUOI ! ÇA VA PAS D’ACHETER UN TRUC PAREIL ?! » « DE QUOI TU PARLES p****n ?! » Je me suis radoucie, honteuse. « Ton vibro… Il ne va pas dans l’eau… » Il a explosé de rire. « Imbécile ! Ce n’est pas drôle ! » Je l’entendais pleurer de rire. Quel c*****d. J’ai fini par en rire aussi. « Désolé ma puce… vraiment… » Il hoquetait, le c*n. « Du coup, il t’en faut un autre ? » « Non c’est bon… p****n, j’ai littéralement pété la salle de bain en essayant de sortir. » Il a explosé une seconde fois. « J’ai failli crever ! T’aurais eu ma mort sur la conscience, j’te signale… » « Pardon bébé… j’imagine la scène… Ça va ? » « Mouais ça va… J’ai dû appeler Léo à l’aide, la honte ! » C’est reparti pour un tour. « T’as fini de te foutre de moi ?! J’ai dû emménager avec lui du coup ! » Il s’est raclé la gorge, il rigolait moins là. « m***e, Sav… » Je lui ai envoyé une photo du couloir. Il s’est remis à rire, mais moins fort. « C’est provisoire, hein ? Y a nulle part d’autre ? » « C’est la seule baignoire qu’il reste… » « Franchement bébé, t’abuses… tu peux t’en passer ou venir ici ? » « En vrai, ça m’arrange un peu. Pas enchantée mais… J’vais demander pour venir ce week-end… Vous me manquez… » « J’imagine, ouais… » Il a gloussé. Ça m’a gavée. « Va chier. » J’ai raccroché. Je t’aime déesse. Il m’a volé un sourire. Mais je n’ai pas répondu. (LÉO) Putain, elle n’en rate pas une… Ça m’amusait de la faire courir avec son bouchon. Au départ, c’était vraiment pour l’inciter à venir, mais après, c’est devenu comme un jeu. La voir rappliquer en me demandant de l’aide me plaisait. J’ai fini par lui rendre. J’avais compris qu’elle le faisait exprès. Mon loup adorait l’avoir autour, cette agitation, son odeur dans les couloirs, son énergie un peu brute. J’ai pensé plus d’une fois à lui saboter les robinets, surtout quand elle est venue me chercher en pleine nuit. Bordel, j’ai pas été déçu ! Je n’arrête plus de rire depuis qu’elle est là. Élliott m’a rendu service finalement. J’étais content, sauf quand elle a verrouillé la porte de sa chambre… Comment lui en vouloir ? Mais… quand va-t-elle comprendre ? Que je ne suis pas son ennemi ? Que je me retiens de la marquer tous les soirs juste pour ne pas la faire fuir ? Le lendemain, je l’ai vue en train de tout éponger. Je l’ai laissée faire. Je ne voulais pas qu’elle finisse vite et reprenne possession de sa chambre. Maintenant qu’elle était à côté de moi… égoïstement, je voulais qu’elle reste. Mon loup aussi. Il n’aimait pas quand elle s’éloignait. Je me suis installé à mon nouveau bureau et j’ai ri seul en repensant à la veille. J’ai réfléchi. Hésité. Peut-être qu’elle appréciera le geste… Dans l’après-midi, elle m’a rejoint. « Léo, vraiment… » « Quoi ? Un souci, trésor ? » « J’ai honte… vraiment… » « Pourquoi donc… Vous êtes vraiment si ouverts d’esprit avec ton frangin ? Genre vous avez aucun tabou ? » Elle a secoué la tête en s’asseyant en face de moi. « Non… aucun. Ça a toujours été comme ça… Lui et moi, on ne fait qu’une seule et même personne. » J’ai ri. Je comprenais mieux la fusion, ce lien organique qui les unissait. « Tu veux bien qu’on y retourne ce week-end ? Je sais que t’as du boulot mais… » « T’as pas à me demander la permission pour voir ton frère… Vas-y quand tu veux. Juste… Tu veux bien venir par-là deux secondes ? » Elle a acquiescé et s’est levée. J’ai tourné l’ordi vers elle. « Tu vois… ça, c’est les propositions de job… Tu vois le nom inscrit là ? » « C’est le mien ! » « Ouais… Ils te réclament tous… Tu penses pouvoir… en faire une ou deux en montant une équipe ici ? » « J’pourrais aussi demander à Sucker ? » « Tu penses qu’ils seraient ok de bosser pour moi, après tout… » « Ils le feront pour moi. Le prends pas mal… mais tes chiens n’ont pas confiance en moi… Je ne serais pas tranquille avec eux… » « Franchement… ils te vénéraient avant que tu n’arrives… Je doute qu’ils n’aient pas confiance en toi… Je pense plus qu’ils sont intimidés… » « Que je prouve mes récits, oui… » « Demande-leur ce week-end… Tes chiens t’accompagneront… » « Tu ne viens pas ? » « J’ai confiance en toi, trésor, et… il n’y a nulle part sur cette terre où te cacher de moi… » Elle s’est raidie. Mon loup aussi. Ma blague était visiblement trop frontale. « Je plaisante, Savannah… » « Ah… c’est donc ça quand tu fais de l’humour… J’en prends note… » J’ai ri involontairement, elle m’a fixé étonné. « Montre-leur, trésor… Montre-leur qui tu es.
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER