III-2

2177 Mots

Puis, comme Maurice, envahi de nouveau par l’idée de l’empereur, dans cette modeste maison bourgeoise, si discrètement close, ramenait les yeux sur le grand mur jaune, il fut surpris d’y lire, charbonné en énormes lettres, ce cri : Vive Napoléon ! à côté d’obscénités maladroites, démesurément grossies. La pluie avait lavé les lettres, l’inscription, évidemment, était ancienne. Quelle singulière chose, sur cette muraille, ce cri du vieil enthousiasme guerrier, qui acclamait sans doute l’oncle, le conquérant, et non le neveu ! Déjà, toute son enfance renaissait, chantait dans ses souvenirs, lorsque, là-bas, au Chesne-Populeux, dès le berceau, il écoutait les histoires de son grand-père, un des soldats de la Grande Armée. Sa mère était morte, son père avait dû accepter un emploi de percepteur

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