II-4

1128 Mots

Le général Douay était resté, en avant de son état-major, seul et les regards au loin, sur les positions prussiennes, dans une rêverie d’une infinie tristesse. Longtemps, il examina le Hattoy, dont les obus tombaient à ses pieds. Puis, après s’être tourné vers le plateau d’Illy, il appela un officier, pour porter un ordre, là-bas, à la brigade du 5e corps, qu’il avait demandée la veille au général de Wimpffen, et qui le reliait à la gauche du général Ducrot. Et on l’entendit encore dire nettement : – Si les Prussiens s’emparaient du calvaire, nous ne pourrions rester une heure ici, nous serions rejetés dans Sedan. Il partit, disparut avec son escorte, au coude du chemin creux, et le feu redoubla. On l’avait aperçu sans doute. Les obus, qui, jusque-là, n’étaient arrivés que de face, se mi

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