IV

2313 Mots

IVBrigida, le lundi matin, s’était réveillée d’humeur fort maussade. Détestant Ourida de toutes les forces d’une âme basse et envieuse, elle était furieuse que la jeune fille, par sa beauté, eût attiré l’attention de Lionel. Il ne fallait rien moins, pour adoucir sa colère, que la pensée du tort et des tourments que causerait à la pauvre enfant la recherche de M. d’Artillac. « Va, va, ma petite, songeait-elle avec une joie mauvaise, tu apprendras comme il est tenace, notre gentil Lionel, et qu’on est bien obligé d’en passer par où il veut... tout comme sa mère, quand elle a décidé de prendre le défunt comte dans ses filets... Ah ! ça n’a pas été long ! » Brigida aurait pu se souvenir que si le comte de Varouze, nature quelque peu faible, s’était laissé facilement tomber dans la toile tis

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