Chapitre 2
Mary avait regagné son hôtel. Gertrude était sortie. Elle l’appela sur son portable et tomba sur la messagerie. Elle laissa un message : « Je suis rentrée. Je reste à l’hôtel. Rappelle-moi dès que possible ».
Puis elle s’allongea sur son lit et se replongea derechef dans le dossier établi par la gendarmerie.
Une chose l’intriguait : pourquoi les gendarmes n’avaient-ils pas perquisitionné la villa Bonnadieu ?
La réponse lui apparut bientôt : comme ils savaient que l’on avait découvert des traces d’arsenic dans la bouche de la victime, ils s’étaient immédiatement persuadés que l’absorption de ce poison était la cause de la mort d’Anthony Lemercier. Ils avaient commencé leurs recherches par la cave et avaient presque immédiatement découvert un flacon contenant de la mort-aux-rats sur une étagère. Ils n’avaient donc pas poursuivi leurs investigations au-delà du sous-sol de la maison, convaincus que le coupable ne pouvait être qu’un familier de la villa Bonnadieu.
Ce qui surprenait Mary, qui connaissait le sérieux des techniciens de la section de recherche de la gendarmerie, c’est que personne, apparemment, ne s’était étonné de n’avoir pu relever la moindre empreinte sur ce flacon qui, depuis le temps, était copieusement recouvert de poussière.
Plusieurs éléments avaient pu concourir à ces négligences : l’assistante de la médecin légiste n’avait-elle pas conclu légèrement à une mort par empoisonnement ?
Le mot « arsenic » véhiculait-il une telle image de mort que, dès qu’il apparaissait, on ne cherchait pas plus loin ?
À cela s’ajoutait l’ombre de la redoutable famille Bonnadieu qu’aucun membre des forces de l’ordre voire de la justice n’aurait voulu se mettre à dos.
D’où les précautions oratoires de la juge Laurier pour que Mary y aille sur la pointe des pieds et que, le cas échéant, elle oriente ses recherches au large de la villa Bonnadieu.
Elle en était là de ses réflexions lorsqu’elle s’endormit.
Elle fut tirée de son sommeil par la sonnerie de son portable. C’était Gertrude :
— Allô Mary, où es-tu ?
— Je suis rentrée à l’hôtel. Où en êtes-vous ?
— Nous avons ramené cinq personnes, des proches de Lemercier.
— Parfait… Où sont-ils ?
— Ben… dans le couloir du bureau 10.
— Parfait !
Gertrude s’inquiéta :
— Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
— Vous faites ce que j’ai dit : interrogatoire serré !
— Tu ne viens pas ?
Il y avait de l’inquiétude dans la voix de Gertrude.
— Pas tout de suite, j’ai autre chose à faire…
Puis, devant le silence pesant de Gertrude, elle s’enquit :
— Qu’est-ce que tu crains ?
— Ben… Nazelier nous tourne autour. Il a demandé à quoi on jouait.
— Dis-lui que tu ne joues pas mais que tu te conformes strictement à mes instructions.
— Bon… fit Gertrude décontenancée.
Mary insista :
— Strictement !
Et, avant que Gertrude n’ait eu le temps de poser une autre question, elle ajouta :
— J’ai mes raisons. Je te les donnerai ce soir.
Elle raccrocha et forma immédiatement un numéro sur son téléphone :
— Allô, le lieutenant Passepoil ?
Elle reconnut immédiatement la voix du lieutenant informatique :
— … V… Voui…
— Mary Lester…
— Je… je vous… Je t’avais bien reconnue, bredouilla Passepoil qui avait toujours du mal à tutoyer sa collègue.
— J’ai besoin de tes services, Albert. Je voudrais savoir qui sont les gendarmes qui ont opéré une perquisition au domicile de monsieur Bonnadieu, à Dinard, et qui est le technicien de laboratoire qui a traité les informations qu’ils ont recueillies. Tu me suis ?
Passepoil assura qu’il suivait et qu’il allait s’y mettre immédiatement. Ce qui était épatant, c’était que, quoi qu’il eût sur le feu, le commandant Lester était toujours prioritaire.
Ensuite elle rappela la légiste :
— Allô Mylène ? Mary Lester. Alors, tu as affronté le dragon ?
— Pas encore, dit la légiste.
— Qu’est-ce que tu attends ?
Un silence embarrassé lui répondit. Puis la voix tendue de la légiste :
— J’attends… J’attends… Ah, on voit bien que tu n’es pas à ma place !
— Je n’ai aucune compétence pour y être, fit remarquer Mary.
Et elle ajouta :
— Et pas la vocation non plus !
Un frisson la parcourut lorsqu’elle s’imagina dans une vie où elle aurait dû dépecer des cadavres à longueur de temps. Comment Mylène pouvait-elle dormir ?
— Il y a un truc dont je ne t’ai pas parlé, dit la légiste pour échapper à un silence qui devenait pesant.
— Ah, dit Mary. Important ?
— Je ne crois pas, non, mais au point où on est…
— Dis toujours…
— J’ai relevé dans la bouche du client des traces blanchâtres.
— Du dentifrice ?
— Pourquoi penses-tu au dentifrice ?
— Parce que c’est en général ce qu’on se met dans la bouche quand on se lave les dents.
Mylène ironisa :
— Il se serait brossé les dents post mortem ?
— On a pu l’aider…
— Qui ça, « on » ?
— Si je le savais, je ne serais pas loin de résoudre l’énigme.
— Ouais, mais ce qu’il avait en bouche se met d’ordinaire sur les pieds.
Et elle ajouta :
— Sur les pieds quand on va courir…
— Du talc ?
— Exactement, du talc !
Mary secoua la tête négativement :
— Pourquoi Lemercier aurait-il absorbé du talc ?
Elle se rendit compte de la bêtise qu’elle proférait. Elle rectifia immédiatement :
— … il aurait eu du talc sur les mains et il aurait porté ses doigts à sa bouche ?
— C’est une possibilité car Lemercier avait des rougeurs purulentes entre les orteils et des traces blanches dans ses chaussettes.
— Du talc ?
— Oui, mais ça n’a rien de surprenant. S’il avait des irritations aux pieds, il a pu se les talquer avant d’aller courir.
— Je ne vois toujours pas la relation entre le talc et l’arsenic !
— Tu veux que je te la donne ? demanda la légiste.
Mary, intriguée, répondit :
— Je ne demande que ça ! Talc et arsenic, c’est tout de même un curieux cocktail !
— Et pourtant, il a un nom, ce cocktail !
— Pardon ? fit Mary.
— Baumol, lâcha Mylène.
— Baumol ? répéta Mary sans comprendre. Késako ?
— Rien d’autre qu’un colossal scandale sanitaire qui a secoué la France dans les années 50 : un pharmacien nommé Baumol avait mis sur le marché un talc pour bébé dans lequel s’était accidentellement mélangé de l’arsenic. Il y eut près de cinq cents victimes, des nourrissons pour la plupart. La Bretagne fut particulièrement touchée avec près de quatre-vingts décès.5
— Et tu penses que…
— Je ne pense rien. Je ne suis pas flic, moi, je fais simplement un rapprochement.
— Tu n’es pas flic, dit Mary, mais tu mériterais de l’être. Je crois que tu m’as tendu une sacrée perche, ma chérie !
— Rien que ça, répondit Mylène qui n’était pas habituée à se faire donner ces mots doux par une femme.
Il n’y avait pourtant rien d’équivoque dans les propos du commandant Lester, seulement la manifestation d’une satisfaction profonde à l’annonce d’un élément nouveau.
Allons, on avançait, on avançait !
Elle constata pourtant :
— Il n’y a qu’un inconvénient, la date…
— Je ne l’ai pas choisie, ironisa la légiste.
— Évidemment, dit Mary en haussant les épaules. Mais 1950… Mon père n’était pas né. Il y a belle lurette que cette poudre a dû disparaître des rayons !
— Heureusement ! Mais c’est comme la mort-aux-rats, ce n’est plus dans le commerce mais on en retrouve quand même.
— Je vais creuser ça, dit Mary. Je te tiens au courant. Et merci ! merci ! merci ! Si besoin est, j’irai plaider ta cause chez la mère Laurier !
Elle raccrocha.
Un message clignotait sur sa tablette. Passepoil n’avait pas traîné. La perquisition avait été effectuée par la gendarmerie de Dinard, sous les ordres du major Douguet de la brigade de recherche et d’investigations. Le responsable du labo de police scientifique était l’adjudant Monnier.
Elle estima qu’il était temps de rencontrer ces collègues.
*
On accédait à la cour de la gendarmerie par un portail en forme de porche qu’elle traversa au pas de charge.
Derrière un bureau, un planton en uniforme assurait l’accueil des visiteurs et aussi le standard téléphonique. Il s’enquit aimablement des désirs de Mary :
— Je voudrais être reçue par le major Douguet, dit-elle en présentant sa carte de police.
— Je vais voir s’il est là, fit le jeune gendarme en décrochant son téléphone :
— Major, il y a là un commandant de la police nationale qui demande si vous pouvez la recevoir.
Le major dut demander de qui il s’agissait et Mary précisa :
— Commandant Lester…
C’était sûrement le sésame car, comme par miracle, elle fut introduite sans tarder dans le bureau d’un quinquagénaire qui, second miracle, se leva pour venir au-devant d’elle en lui tendant la main.
— Commandant Lester, je suis ravi de faire votre connaissance. Notre ami Lucas m’a tant parlé de vous…
La surprise de Mary ne fut pas feinte :
— Ah, vous connaissez Lucas, major ?
— Oui, de longue date. Je l’ai eu sous mes ordres au début de sa carrière.
— Il a été à bonne école, dit-elle, car il a bien progressé depuis.
Le major eut un sourire entendu.
— Vous y avez aussi un peu contribué, il me semble.
Elle sourit :
— J’ai compris depuis longtemps que quand nos services marchent de conserve au lieu de se mettre des bâtons dans les roues, tout le monde y trouve son compte.
Le major l’approuva chaudement en lui présentant une chaise.
— On ne saurait mieux dire ! Que puis-je pour vous ?
— J’enquête sur la mort suspecte d’un nommé Lemercier…
— Suspecte ? Mais ce type avait ingéré de l’arsenic !
Elle balança la tête de droite et de gauche avec une moue qui affichait son scepticisme :
— Faut voir… Je n’ai jamais entendu dire que quelqu’un s’était suicidé à l’arsenic. Il paraît que c’est très long et très douloureux.
— Je n’ai pas dit qu’il l’avait ingéré volontairement, précisa le major. Ça pourrait aussi être un accident.
— Ça pourrait, concéda-t-elle sans avoir l’air d’y croire.
Le major eut un geste d’impuissance :
— Le résultat est là, il en est mort.
— Probablement, reconnut-elle. À propos, c’est vous, je crois, qui avez mené une perquisition à la villa Bonnadieu ?
— Oui… Enfin, comme nous savions ce que nous cherchions…
— De l’arsenic, dit Mary.
— Exactement. L’autopsie ayant décelé des traces d’arsenic dans la bouche du défunt, restait à trouver le poison.
— Et vous l’avez trouvé dans la cave.
— Oui, presque immédiatement. Nous n’avons donc pas jugé utile de perquisitionner plus loin.
Il ajouta mezzo voce :
— Nous étions en zone sensible !
Décidément, la personnalité de monsieur Bonnadieu avait rendu les enquêteurs bien prudents.
— Comment se présentait ce produit ? demanda Mary.
— Pardon ? fit le major qui n’avait pas bien compris la question.
— Je veux dire, cette mort-aux-rats, était-elle en sachet, en boîte, en bocal ?
— Dans un bocal au couvercle métallique vissé.
— Vous l’avez ouvert ?
— Non ! J’ai constaté en lisant l’étiquette qui portait la tête de mort noire sur fond rouge qu’il contenait un produit dangereux. Dans la composition j’ai lu « arsenic ». Je n’ai pas insisté et j’ai transmis le bocal au labo.
— Bien entendu on n’a pas pu relever d’empreintes sur ce récipient ?
— Non, bien sûr, il était là depuis des années… Rien d’exploitable a dit le labo.
— Vous pensez que je pourrais voir le technicien qui a analysé les indices ?
— Vous voulez dire le gars du laboratoire ? Il était là tout à l’heure, il est peut-être encore dans nos murs…
Il jeta quelques phrases dans son téléphone et, après avoir écouté son interlocuteur, il dit.
— Coup de chance, il n’est pas encore parti.
Il regarda Mary d’un air curieux :
— Quelque chose vous chiffonne ?
— Bof… fit-elle, sans paraître y attacher plus d’importance. Une idée comme ça…
On toqua à la porte et, avant que le major ait pu dire un mot, elle s’ouvrit sur un petit bonhomme courtaud, en vêtements civils, qui jeta :
— Tu voulais me voir, Paul ?
Dans le même temps, il aperçut Mary et eut un mouvement de recul :
— Oh, pardon…
— Entre, Maurice, entre ! C’est mademoiselle qui voulait te voir.
Le petit gros prit un air ahuri :
— Moi ?
Qu’une demoiselle demande à le voir ne devait pas lui arriver souvent.
Le major confirma :
— Oui, toi ! Je te présente le commandant Lester du commissariat de Quimper.
Et à Mary :
— Voici l’adjudant-chef Monnier, chef du labo.
Mary s’était levée. Elle lui tendit la main :
— Enchantée, adjudant-chef.
Le chef de labo se prit soudain à faire le galantin, gonflant sa poitrine et essayant de rentrer son ventre, il faisait irrésistiblement penser à un pigeon paon à l’époque des amours. Mary s’attendait presque à l’entendre roucouler mais il parla et le charme fut rompu. Il ne parlait pas le pigeon, il parlait le gendarme.
— Que puis-je pour vous, commandant ?
— Comme je l’ai dit au major, je suis chargée d’enquêter sur la mort d’un certain Lemercier…
— Tu sais, précisa le major, ce type qu’on a trouvé mort dans un fossé dans le Sud Finistère…
— Ah, le gars qui avait absorbé de l’arsenic ?
— C’est ça !
Le chef du labo prit un air grave :
— Ça ne pardonne pas, l’arsenic ! La quantité qu’on a saisie aurait suffi à rectifier tout un escadron.
Mary s’étonna :
— À ce point ?
Il confirma en hochant gravement la tête :
— À ce point ! Ou presque…
— Le major me dit que vous n’avez pas trouvé d’empreintes sur le flacon.
Monnier précisa :
— Sur le bocal… Rien d’exploitable…
Mary revint vers le major :
— Vous l’avez bien manipulé avec des gants ?
— Affirmatif ! C’est élémentaire, commandant.
Il avait presque pris la question pour une offense.
— Et il était comment le bocal quand vous l’avez trouvé ?
— Couvert de poussière, comme tous les autres pots qui traînaient sur l’étagère.
— Et qui contenaient ?
— Les autres pots ?
— Oui.
— Ben rien. Il y avait des pots de fleurs vides, une boîte de cirage tout desséché, quelques verres fêlés… Tout a été déposé pour analyse.
Il sourit :
— La routine… J’en ai l’inventaire, si vous le souhaitez, précisa-t-il.
Mary balaya l’inventaire d’un revers de main :
— Ce qui m’intéresse, c’est le fameux bocal. Il était bouché, m’avez-vous dit ?
— Oui, par un couvercle en fer. Un peu comme les pots de confiture.
— Et donc vous l’avez ouvert…
— Évidemment…
L’adjudant-chef regarda le major d’un air intrigué. Il expliqua :
— Il fallait bien qu’on voie ce qu’il contenait.
Elle insista :
— Vous l’avez ouvert facilement ?
— Pas vraiment, le couvercle était rouillé.
— Ça laisse à penser que ce pot n’avait pas été ouvert depuis longtemps.
— Ou que celui qui l’a refermé avait une poigne d’acier.
C’était également une éventualité. Elle demanda :
— Toujours est-il qu’il contenait une substance nocive ?
— Affirmatif !
— Sous quelle forme ?
— Sous forme de poudre.
— Dans quelle proportion…
— Vous me demandez s’il était plein ?
Elle hocha la tête affirmativement.
— Non, dit-il, je dirais qu’on en avait utilisé une bonne moitié. D’ailleurs, je pourrai vous faire voir, le bocal est toujours au labo.
Mary sourit :
— Dans une armoire à poison, j’espère.
— Certainement commandant, toutes les substances toxiques sont sous clé… Et j’y veille personnellement.
— Sage précaution, dit Mary. Et le poison se présentait donc sous forme de poudre.
— Affirmatif, fit le gendarme attentif.
Bizarre, ces types ne savaient pas répondre par oui ou par non… C’était ce qu’elle appelait le langage de gendarme.
— Et elle était comment, cette poudre ?
Le laborantin parut dérouté par la question de Mary :
— Comment comment… ?
Elle précisa :
— Grumeleuse, agglomérée, faisait-elle bloc ?
— Non. Le couvercle devait être parfaitement hermétique car la poudre était fluide. Cependant, le dessus du produit s’était solidifié en une mince croûte. Une fois celle-ci brisée, la poudre était fluide.
— Fluide ? Comment ?
Il hésita, cherchant une comparaison :
— Comme de la farine par exemple, ou du sucre de pâtissier.
Il ajouta :
— Le couvercle de fer qui la scellait hermétiquement a certainement empêché l’humidité de la cave d’imprégner le contenu du bocal.
— Je vois, dit Mary, songeuse.
Elle avait son carnet en main et notait à mesure. Elle se relut et leva les yeux vers les gendarmes.
— Bien, je crois qu’il n’y a rien à rajouter.
— Ces détails vous seront-ils utiles ? demanda le major d’un air sceptique.
— Qui sait, major. Pour tout vous dire, je n’ai actuellement pas grand-chose pour élucider ce crime : le cadavre d’un homme victime d’un empoisonnement retrouvé dans un fossé du sud Finistère, un endroit qu’apparemment il ne fréquentait guère… L’autopsie démontre que ce cadavre a été transporté, ce qui ne nous dit pas où il a été tué. Comme il était originaire de Dinard, nous commençons les recherches par ici, mais il aurait aussi bien pu trouver la mort à Saint-Brieuc, à Brest ou ailleurs…
— Bref, n’importe où, suggéra le major.
— N’importe où, oui, mais je privilégie toutefois un endroit pas trop éloigné de Dinard. Je ne vois pas celui qui l’a transporté faire un long trajet avec un cadavre dans son coffre.
— Comme il était en tenue de sport, suggéra le major, vous pourriez peut-être, en interrogeant ses proches, connaître son parcours lors de son jogging ? Les sportifs sont parfois routiniers et s’entraînent souvent sur les mêmes parcours.
— C’est une bonne idée, major. Je vous en remercie. Et je vais donc continuer à interroger les relations de Lemercier… Peut-être quelque chose en sortira-t-il ?
Elle ne paraissait pas en être intimement convaincue.
— C’est ce que je vous souhaite, commandant, dit le major en se levant. Si vous avez besoin d’autres informations…
— Je ne manquerai pas d’avoir recours à vous, compléta Mary. Merci messieurs.
5. Voir l’ouvrage Enquête sur le scandale de la poudre Baumol, d’Annick Le Douget.