Seize ans plus tard-4

2972 Mots
— Que représente ce kimono blanc ? — Le blanc, répond-il, représente le commencement, la pureté, la lumière. Il est le point de départ vers la grandeur de l’âme. Lee Lou qui s’était pourtant juré de ne pas l’ennuyer avec des tas de questions ne peut s’empêcher de poursuivre : — Je sens comme des picotements dans mes yeux… Sans attendre, le vieux Maître fait surgir un miroir asymétrique au-dessus de la cheminée en ébène. Lee Lou détourne son regard de celui du vieil homme pour se diriger vers le miroir. Durant les quelques pas qu’elle effectue, la jeune fille imagine découvrir un phénomène anormal. Elle espère en secret ne pas être devenue un monstre. Les poings serrés pour se donner du courage, Lee Lou s’approche de son reflet. Comme elle s’y attendait, ce qu’elle voit ne l’enchante guère. Ces petits éclairs qui surgissent toutes les trois secondes, la couleur de ses yeux devenus bleus sur ce fond argenté. Jamais elle n’aurait imaginé qu’un jour cela puisse arriver. Inclinant la tête vers le sol, Lee Lou endosse la capuche de son kimono jusqu’au niveau de ses yeux, pour ne plus avoir à les regarder. Mais rien n’y fait, en zieutant une dernière fois dans le miroir, il lui est facile d’apercevoir une partie des petits éclairs. Derrière elle, le vieux Maître lui rappelle : — Maintenant que tu es prête, il est temps de se rendre à la salle d’entraînement. — Bien, acquiesce-t-elle en hochant la tête. Sur ce, le vieux Maître emboîte le pas à Lee Lou et se rend au fond de la pièce. Alors que la jeune fille le suit, elle n’aperçoit aucune autre porte, juste celle par où elle est entrée. Dans cette pièce se trouvent les deux cheminées, les cadres sculptés et le dôme en verre. Une fois arrivé à l’autre bout de la pièce, le vieux Maître s’arrête, sa main droite caresse le mur délicatement et au moment où il la retire, une porte se dessine sur le mur. Petit à petit, la lumière du jour commence à s’infiltrer derrière l’embrasure de la porte. Ceci jusqu’à une ouverture complète sans aucun grincement ni crissement. Lee Lou, tapie en arrière, observe ce phénomène surnaturel sans aucun signe d’étonnement. Elle commence à s’habituer à vivre au milieu d’un univers fait de magie. Dehors le soleil brille tant, qu’au contact des premiers rayons, Lee Lou est éblouie par la luminosité. Fermant les yeux, elle se dirige à tâtons vers le pas de la porte. Une fois dehors, une bouffée d’air chaud lui saute au visage. La jeune fille ouvre peu à peu les yeux et aperçoit devant elle un décor de rêve. Une longue pergola en bois foncé sculpté est habillée par de magnifiques rosiers grimpants aux fleurs rouges et blanches laissant apparaître de minuscules rayons de soleil à travers les branchages. Quelques chèvrefeuilles grimpants se mélangent aux rosiers par certains endroits, tombant en rideau au bout de la pergola. Lee Lou dévalant les trois longues marches du temple se retourne sous l’effet d’un bruit sourd. La porte par laquelle elle vient de sortir vient de se fermer pour finir par disparaître. Après avoir fait volte-face, la jeune fille ne distingue plus la silhouette du vieil homme. Elle se met alors à courir le long de la pergola. De petits galets sont disposés au sol tout le long de l’allée. Chaque pas effectué par la jeune fille fait résonner un léger son comparable au bruit du ressac de la mer. Le parfum des fleurs accompagné par ce son offre à la jeune fille le sentiment d’être en même temps à deux endroits différents : la montagne et la mer. Le rideau de chèvrefeuille devant elle, Lee Lou s’octroie deux longues secondes avant de s’ouvrir un passage. Elle prend le temps d’humer l’odeur que les fleurs dégagent. Passé le rideau, Lee Lou retrouve la trace du vieux Maître. Toujours en tête, celui-ci continue son acheminement vers le temple d’entraînement. Tout en le rejoignant, la jeune fille continue de prendre le temps d’observer les alentours. Directement sur sa gauche et à portée de main, elle peut observer un petit bassin artificiel recouvert de nénuphars à fleurs roses. En arrière-plan de celui-ci ont été plantés depuis des centaines d’années cinq arbres de soie. Cinq, se dit-elle, comme les cinq doigts de la main. À sa droite, un long ruisseau d’environ deux cents mètres coule en sens contraire vers une cascade gigantesque. D’impressionnantes chutes d’eau se laissent facilement voir et entendre. En temps normal, la jeune fille ne comprendrait pas comment un ruisseau peut couler en direction d’une cascade dont l’eau tombe à flots de la montagne. Mais sachant qu’ici tout est différent, elle ne s’en inquiète que peu. À présent, Lee Lou marche sur un petit pont recouvert de mousse bien verte. Chacun de ses pas lui procure l’impression de marcher sur des coussins d’air. Elle remarque que de chaque côté du petit pont ont été aménagés deux immenses bassins remplis de poissons rouges et de carpe koï, de joncs et d’autres herbes folles. Tout cela entouré de mousse, il est possible, une fois le pont traversé, d’aller se promener autour du bassin. Un peu en retrait, des fougères délimitent le secteur. Lee Lou longe le petit pont et avance de quelques mètres. Au sol sont disposées des dalles en pierre grise. Trois, quatre et la mousse n’existe plus. Sur le côté gauche, un sentier en escalier rocheux rejoint le haut de la montagne. Curieuse, Lee Lou demande au vieux Maître : — Maître, ce sentier mène-t-il quelque part ? — À un petit pavillon de méditation, répond-il sans se retourner. Je t’y amènerais pour tes séances de yoga. Ainsi en plus de ses exercices pour apprendre à utiliser ses pouvoirs, elle aura des cours de yoga. Lee Lou continue d’avancer jusqu’à rencontrer sur le côté droit un mur de pierre où d’une source inconnue coule un filet d’eau. Longeant ce mur, Lee Lou reçoit de minuscules gouttes d’eau. Un peu plus loin, un magnifique pin d’au moins douze mètres de haut fait son apparition. Les feuilles en forme d’aiguilles vertes inspirent l’idée d’avoir été taillée en cloche par un jardinier tant les branches sont régulières. Lee Lou avoue qu’elle a eu un véritable coup de foudre pour cet arbre. Elle décide d’en faire son endroit de repos spirituel. Au loin, elle aperçoit un temple. Lee Lou se dit que ce doit être celui qui est prévu pour les entraînements. Évidemment, il est beaucoup moins imposant que celui d’où ils arrivent. En ébène, lui aussi, il a la particularité d’avoir tout le pourtour de la porte rouge. Des liserés en argent ornent les deux fenêtres, une de chaque côté de la porte d’entrée. Pour pouvoir pénétrer dans la pagode, il lui faut gravir huit marches régulières, faites de bois, où là aussi sont gravés les mots que Lee Lou a pu lire dans l’autre temple : un mot au centre de chaque marche. Le vieux Maître arrivé le premier attend patiemment que Lee Lou le rejoigne. S’en apercevant elle accélère le pas, afin d’éviter qu’il ne perde patience, sentiment qui ne risque pas d’arriver. Maintenant face à lui, elle tente de se chercher des excuses pour sa lenteur : — Me voilà, Maître, dit-elle un peu essoufflée, ici tout est tellement beau. Je n’ai pu résister à l’envie de tout regarder… vous, vous connaissez l’endroit depuis longtemps… Le regard impassible du vieux Maître la stoppe net. Apparemment, pense-t-elle, ce n’est pas le moment de parler de cela. Sans rebondir sur cette conversation inutile, l’homme commence à proférer les premières leçons à Lee Lou. — Combien de marches comptes-tu ? Comprenant qu’il parlait de celles menant au temple, Lee Lou s’incline légèrement sur le côté afin de pouvoir les apercevoir derrière le vieil homme qui lui fait front et ainsi les compter. Une fois fait, elle répond : — Huit. — Bien, approuve-t-il. Vois-tu, ces marches représentent les huit étapes menant à la connaissance parfaite. — Ces mots gravés sont-ils les mêmes que ceux que j’ai pu lire dans l’autre temple ? souffle-t-elle timidement. — Exact. Je vais t’apprendre leur signification. Tu devras chaque fois que tu montes où que tu descendes les réciter à haute voix, explique-t-il d’un ton catégorique. La perspective d’apprendre par cœur le sens de ces huit mots ne l’enchante guère, mais cela à l’air d’être si important que Lee Lou est prête à se plier aux règles. Elle gravit donc la première marche avec le vieil homme. Entre eux, il est possible de lire le mot « Yama ». Le sourire aux lèvres, le vieux Maître explique enfin : — Vois-tu Lee Lou, le yoga est l’un des six systèmes de la philosophie hindoue. Il se distingue par des combinaisons de contrôle du corps ainsi que des pouvoirs magiques. Le mot en lui-même signifie l’union. Il se définit comme l’intégration du corps, du mental et de l’âme. Lee Lou, silencieuse, avale une à une les paroles du vieil homme. Elle se retrouve face à quelqu’un qui lui rappelle la philosophie de son Maître Lee Chang. Soudain, une grande douleur atteint son esprit. Elle doute de sa capacité à supporter la disparition de l’homme qui l’a sauvé. Elle réalise qu’en retour elle ne lui a apporté que la mort. Peu à peu, Lee Lou tente de reprendre le dessus sur ses sentiments afin de pouvoir continuer son apprentissage. Le vieux Maître s’est rendu compte de l’absence momentanée de la jeune fille. Il a su voir la tristesse embuer ses yeux. Afin d’éviter d’essuyer les larmes à venir avec ses mains, Lee Lou s’efforce de cligner des yeux plusieurs fois. De façon grossière, elle indique du regard au vieil homme de poursuivre sa leçon. Ce qu’il fait en toute hâte, car le moment n’est pas à la lamentation. — La première étape s’appelle « Yama ». Il désigne du doigt l’inscription. Elle implique le contrôle de soi, la franchise. Tous deux passent à la marche suivante. Prenant bien soin de laisser en évidence le mot gravé sur le bois, Lee Lou repousse en arrière le capuchon de son kimono, penche la tête en avant et prend l’initiative de lire à haute voix détachant toutes les syllabes : — Ni… ya… ma ! — Niyama, répète-t-il rapidement… l’observance religieuse : cela comprend la pauvreté, le contentement, les rites purificatoires et enfin la confiance en l’Etre suprême. En un instant, Lee Lou s’inquiète de devoir finir par faire des choses qu’elle risque de ne pas apprécier. Jamais elle n’a cru en qui que ce soit. Pour elle, si un Être suprême existe vraiment et veille sur le peuple, jamais il n’aurait laissé sa famille l’abandonner sur les eaux pour une raison qui lui est toujours et encore inconnue. Le vieux Maître n’a plus qu’à la convaincre et à l’aider à croire à autre chose que les coups du sort. Imperturbable, le vieil homme continue de gravir les marches. Il se positionne sur la troisième, suivi de très près par Lee Lou. — À Sana, est relatif aux postures du yoga qui sont fort nombreuses. Elles sont essentielles à toutes les étapes qui vont suivre. Sans plus attendre, ils grimpent sur la quatrième marche. — Pranayama, dit-il, est l’étape de discipline de la respiration. Ce qui veut dire la régulation de son intensité ainsi que de sa durée. Tu peux aussi arriver après plusieurs entraînements à suspendre ta respiration volontairement. La jeune fille se demande comment elle va pouvoir réussir à exécuter toutes ses étapes. Avec son Maître, elle a appris beaucoup de techniques de combat, de défense et d’attaque. Jamais elle n’avait fait de travail sur soi à un tel niveau. La cinquième marche atteinte, le vieux Maître poursuit. — Pratyana, la maîtrise des sens. Tu dois apprendre à regarder vers l’intérieur. Tourner l’esprit vers toi-même. Malgré ses yeux argentés, Lee Lou montre un air inquiet. Comme elle l’imaginait, chaque étape devient de plus en plus difficile. Voulant en finir au plus vite avec les définitions de ses exercices à venir, Lee Lou essaie en même temps de dissimuler son empressement et lui propose : — Continuons, je vous en prie. C’est en montant sur la sixième marche qu’il poursuit : — Dharana, la maîtrise de l’esprit. Par simple concentration mentale sur n’importe quelle partie de ton corps, tu seras insensible aux animations extérieures. Ensuite, sur la septième marche et faisant toujours attention de bien laisser apparaître le mot entre eux, le vieil homme dit : — Dhyâna, est l’étape de la méditation. Ton esprit se fixe sur ton Moi intérieur, excluant toutes les autres pensées. Posant son pied sur la huitième marche, le vieux Maître avec son large sourire invite Lee Lou à le rejoindre. Aucun mot ne sort de sa bouche, depuis le début, elle est très attentive à ce qui lui est expliqué. Impressionnée par tout ce savoir, la jeune fille souhaite être à la hauteur des espérances du vieux Maître. — Pour finir, Samâdhi. L’étape la plus difficile à atteindre. C’est l’accomplissement de l’union avec son Être intérieur. La pensée parvient à franchir ses propres limites. Ton esprit atteint l’illumination intérieure. — Pensez-vous vraiment que je vais y arriver ? — Bien sûr, tu es l’élue déclare-t-il. Entrons à présent dans le temple. Un quart de tour sur la droite et les portes du temple s’ouvrent au premier regard du vieil homme. Cette pagode qui ne possède que deux étages est tout aussi majestueuse. À l’intérieur, on peut apercevoir une salle immense merveilleusement éclairée par une ouverture faite dans le mur face à la porte d’entrée. Il n’existe aucune vitre pour fermer, seulement un voile en lin beige qui se rabat sur le côté à l’arrivée de Lee Lou et du vieux Maître. Une vue surprenante donne sur un lac aussi grand qu’une ville de quinze mille habitants. Lee Lou ne s’était pas rendu compte que la nuit commençait à tomber. Avec chance, elle assiste à un coucher de soleil splendide. Un rouge flamboyant apparaît à la surface de l’eau. Des nuages portés au grès du vent disparaissent derrière les montagnes. Au centre de la salle, quatre colonnes formant un carré d’environ deux mètres de diamètre sont illustrées de dragons les encerclant d’en bas jusqu’en haut. Sur deux pans de mur sont accrochés huit tableaux sans aucun portrait, aucune trace de peinture, rien. Lee Lou n’a pas besoin de demander quoi que ce soit, le vieux Maître répond déjà à ses interrogations : — Ces cadres vont te représenter ainsi que les sept autres élus pour le grand tournoi, explique-t-il. Dès que l’un d’entre vous réussira les trois épreuves, son nom apparaîtra dans le cadre qui lui est approprié. Si tu t’approches, tu remarqueras qu’il est écrit en tout petit sous chaque tableau le lieu où se trouvent les élus. Sans hésiter, Lee Lou se dirige en direction des quatre tableaux accrochés à gauche de la baie. Effectivement, elle peut constater que sous l’un des cadres est écrit en tout petit « Inde ». Les trois précédents sont le Canada ensuite la France puis la Russie. Bien entendu sur les autres tableaux, Lee Lou devine qu’il est inscrit le nom d’autres pays. Ce qu’elle trouve curieux est de voir que le sien est resté vide. Pourtant, elle a réussi à passer les trois épreuves. À moins que, se dit-elle… pour en être sûr la jeune fille interroge son interlocuteur. — Mon tableau est vide, signale-t-elle. Comment cela se fait-il ? — Ceci est normal. Il faut que tu te choisisses un nom pour te représenter. — Bien, dit-elle étonnée. Mais je ne sais pas lequel choisir. La jeune fille l’air songeur regarde ses pieds et son kimono en y agrippant une partie de ses doigts fins. Ses mains sont camouflées derrière de longues manches amples. Adressant un regard de triomphe au vieil homme elle s’écrit : — Je crois que j’ai trouvé. — Dans ce cas, pose ta main droite au centre du tableau, explique le vieux Maître. Ensuite, tu verras. Lee Lou excitée de se rendre vers son tableau parcourt la pièce au pas de course. La distance n’est pas longue, mais captivée par ce qui l’attend, elle a l’impression de traverser un ponton dans un port hébergeant cinq bateaux de pêche. Passant en revue tous les tableaux, la jeune fille cherche celui où est écrit « Asie ». En un coup d’œil, elle l’aperçoit. Il est le premier sur sa droite, ensuite est accroché celui de l’Écosse, puis l’Arizona et enfin le Brésil. Comme le lui a expliqué le vieil homme précédemment, Lee Lou pose sa main sur le tableau lui correspondant. Au contact de sa peau contre la toile une lueur blanche apparaît englobant les lettres qui jaillissent les unes après les autres. En quelques secondes, le nom « La Dame Blanche » est représenté par des caractères argentés dans lesquels circule un courant électrique. Puis, petit à petit apparaît un dragon encerclant de son corps vert aux écailles pointues toutes les lettres de son nom. Toutes griffes dehors et dents blanches en évidence, celui-ci regarde le centre de la pièce avec un air rageur. Comme une écolière gagnant un bon point à l’école, Lee Lou sourit de fierté en voyant son nom affiché là devant elle. Sans vouloir le montrer, elle jubile face aux sept autres tableaux restés vides. Le vieux Maître attend patiemment que Lee Lou se décide enfin à le rejoindre. Son caractère calme, serein en ferait fléchir plus d’un. Aucun signe de stress, d’agacement, d’irritabilité, rien. Comme si son corps était présent, mais qu’à l’intérieur était logé l’abîme. Avant de revenir vers le vieil homme, la jeune fille replace son capuchon en prenant bien soin de dissimuler tous ses cheveux. Elle pivote sur ses talons et se dirige vers la porte d’entrée là où le vieil homme l’attend, debout, les bras croisés. — Que fait-on, maintenant ? demande la jeune fille. Pour lui répondre, le Maître décroise ses bras et de l’index montre le haut de la salle. — Nous allons monter, une salle intéressante nous attend. Lee Lou apprécie de plus en plus cet endroit. Elle y découvre un monde magique, féerique, architectural. Ses yeux en ont eu pour leur compte et pourtant ils en redemandent. À première vue, il n’existe aucun moyen de se rendre à l’étage, pas d’escalier, pas d’échelle et évidemment pas d’ascenseur. Avec sa sempiternelle curiosité, la jeune fille n’hésite pas à demander : — Je m’excuse, mais comment allons-nous y accéder ? — Le seul moyen est la lévitation, avoua le vieil homme. Mais comme tu le sais, il est réservé à l’un des sept autres élus. Pour t’aider ont été implantées ces quatre colonnes au milieu de la pièce. Une fois au centre tu devras ne faire qu’un avec les quatre éléments essentiels à la vie. Lee Lou certaine de connaître la réponse intervient pour énumérer : — L’eau, le feu, l’air et la terre. Sur ces paroles, Lee Lou sourit, d’avoir répondu sans attendre le consentement du vieux Maître. Montrer qu’elle en sait un peu plus que ce qu’elle laisse imaginer est son plus grand atout. Imperturbable, le vieil homme poursuit tout de même : — Ne faire qu’un avec les éléments est ce qu’il y a de plus difficile, avoue-t-il. Il te faudra beaucoup te concentrer, méditer. C’est pourquoi il faudra que tu travailles intensément les huit étapes. Elles t’aideront à surpasser ton « Moi » intérieur. Trouver la paix de l’esprit afin d’atteindre le nirvana. — Je vais devoir attendre avant de me rendre à l’étage ? s’enquit-elle. Comme seule réponse, il incline la tête. Lee Lou tente de dissimuler sa déception.
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