Ruée vers l’or Une fois dans la rue, enfin libre, je filai directement à la compagnie maritime pour voir où en était l’envoi de mes containers. Chance pour moi, ils avaient été expédiés quelques jours plus tôt vers la Belgique. Je m’enquis aussi et surtout des prochains départs vers Anvers. Le bateau suivant partait dans trois jours et embarquait, en plus des marchandises, quelques passagers. C’était exactement ce qu’il me fallait, d’autant que je pouvais monter à bord dès le soir pour un départ tôt dans la matinée. Jusqu’au jour de mon faux départ, je profitai des heures de loisir qui me restaient pour visiter deux ou trois musées recommandés par mon guide bleu et faire un peu de shopping dans le centre historique de Bogota. En fait, je n’avais besoin de rien, mais je voulais donner l’i


