ÉPISODE II

1905 Mots
—Dans la peau d'Ernest Claude Maman ne pouvait plus continuer avec l'école à cause de sa situation financière d'une part, et d'autre part elle n'avait plus aucun document officiel. Des jours passèrent, elle commença à retrouver le sourire petit à petit, son amie lui était d'une grande aide. La route Kribi Socapalm avait une très mauvaise réputation en ce qui concerne les accidents. Elle n'était pas bitumée à cette époque donc, en saison pluvieuse, il y avait des ravages en termes d'accidents sur cette route. Un jour donc , tante Mimi décida de se rendre à Kribi pour effectuer quelques courses sauf qu’ à son retour...       —Point de vue externe Monsieur Nicolas était le propriétaire terrien de la parcelle sur laquelle le feu Mvondo avait construit sa maison . Il avait hérité toutes les parcelles de son Père après son décès. La ville de Kribi n'a jamais eu une bonne réputation en ce qui concerne la vente de terrain. Du coup , un propriétaire terrien est capable de vendre une même parcelle a plus de cinq personnes et s'en sortir indemne. Le feu Mvondo avait donc acheté cette parcelle à l'époque à un prix de rien. Sauf qu'il avait traité en ce temps avec le Père de Nicolas, qui par reconnaissance d'un service rendu, avait décidé de l'aider en lui vendant ce terrain à petit prix. Connaissant comment sa se passe dans leur localité, Le feu Mvondo se précipita de monter une cabane en planche après avoir reçu tous les papiers nécessaires de la part du maire. Nicolas étant au courant de cette histoire, n'était pas du tout content et chercha après le décès de son père à récupérer ce terrain.                — Feed-back —Mr Mvondo : Mais Nicolas tu es fou ou tu t'en fous ? Voici tous les papiers certifiant que cette parcelle de terre m'appartient. Même si j'ai seulement donné 100 mille francs pour cela, ton problème c'est lequel ? En plus je n'ai aucun compte à te rendre car je n'ai jamais rien traité avec toi. —Nicolas: Tu t'entends parler ? Depuis quand on achète un terrain aussi énorme à cette somme minable ? Si tu as pu berner mon père, moi tu ne me berneras pas. Soit tu me verses une somme raisonnable pour ce terrain dans un commissariat, soit alors tu libères ma parcelle car je dois la vendre à un bon prix... Avec toute l'émergence qui arrive ici à Kribi, tu penses que je vais blaguer avec mon héritage comme ça ? Je te laisse réfléchir et ne prends pas trop de temps. Bonne journée !      Après plusieurs tentatives sans succès, et aussi avec la nouvelle du décès des parents Mvondo, Nicolas alla voir le fils aîné Mvondo et lui fit part de tout ce qui s'était passé du vivant de son père par rapport à la dite parcelle. Iris Mvondo le frère aîné de Trésor resta de marbre sur sa décision et lui dit que pour rien au monde , ses sœurs et lui ne devaient quitter ce terrain. Ce qui le mit dans tous ses états et il décida d'employer les moyens que vous connaissez déjà. Il contacta donc un de ses petits au quartier et le chargea de faire le sale boulot pour lui. Il partit ensuite se réfugier à Malabo en Guinée équatoriale pour ne pas être repéré par les forces de l'ordre au cas où les choses auraient mal tourné.        —Dans la peau d'Ernest Claude Un jour donc, tante Mimi décida de se rendre à Kribi pour effectuer quelques courses sauf qu'à son retour, un camion citerne d'huile de palme sortant de la Socapalm vint cogner leur voiture et la propulsa dans la palmeraie. La voiture alla tomber sur un très grand rocher. Aucun survivant ! Donc, tata Mimi elle aussi était passée. Quand maman avait apprit la nouvelle, elle cru devenir folle. Son monde s'écroulait à nouveau. La lueur d'espoir qu'elle avait eu à retrouver pendant sa cohabitation avec Mimi avait disparu sur le champ. Désespérée, abattue, traumatisée et perdue elle était. Après le deuil , elle ne savait pas trop où aller. Le petit studio qu'elle occupait avec tata Mimi avait été vidé par les parents de la défunte. Maman n'avait plus personne sur qui compter, personne chez qui elle pouvait passer la nuit, son cœur était rempli d'une amertume énorme. Avec le peu d'argent qu'elle avait, elle décida de remonter sur Kribi car elle maîtrisait mieux la ville de Kribi que celle de Socapalm. Elle savait quoi faire comme petit boulot pour vite se reconstruire une vie. Maman était devenue l'ombre d'elle-même, elle ne souriait plus, ne parlait plus à personne et ne croyait plus en Dieu . Arrivée à Kribi, comme elle n'avait pas où dormir, elle alla se coucher sur les tables du marché de nkolbiteng, elle devait avoir 20 ans cette année-là. Tard dans la nuit , des petits voyous vinrent pour l'agresser, —Bandit : Hey toi là ! Tu fais quoi dehors à pareille heure ? avait dit l'un d'entre eux en lui donnant des tapes aux fesses. Elle se réveilla en sursaut, prit son petit couteau qu'elle avait mis dans la poche de son pantalon et braqua cela sur eux. —Trésor: si quelqu'un essaie seulement de s'approcher de moi je vais le tuer, et je ne blague pas . Ils éclatèrent de rire ! Comme ils étaient au nombre de 04, deux passèrent derrière elle , et les deux autres se mirent en face d'elle. —Bandit : donne nous tout ce que tu as sinon on va arracher ton couteau, te tuer avec et vendre tes organes. Effrayée par ce qu'elle venait d'entendre, elle prît tout ce qu'elle avait sur elle notamment l'argent et le donna à ses agresseurs. Après leur départ, elle remercia de tout son cœur ses ancêtres de l'avoir préservé du viol.  Avec la peur au ventre, elle passa le reste de sa nuit dans ce marché .  Le lendemain, elle se leva à 05h et alla à la plage de Ngoye pour prendre son bain avant l'arrivée des pêcheurs et avant le lever du jour. Puis , elle se balada dans tout ce secteur à la recherche d'un petit travail . N'ayant rien trouvé jusqu'à 12h, elle retourna au marché nkolbiteng pour continuer à chercher de ce côté là aussi, mais c'était en vain. Elle n'avait rien mangé depuis 24h et la famine commençait déjà à se faire ressentir. Elle s'approcha d'un homme qui vendait les beignets et lui demanda de quoi manger mais ce dernier la chassa en la traitant de sorcière. Elle alla ensuite vers une femme qui vendait la nourriture et demanda aussi quelque chose à manger même si c'était les restes de ses clients, mais celle-ci refusa et la chassa ! Elle se remit à marcher pour se rendre au marché mokolo car elle se disait qu'elle pouvait y trouver un travail. Arrivée là-bas, les offres d'emploi qu'elle trouvait nécessitait une pièce d'identité. Malheureusement elle n'en avait pas . Il était déjà 17h00 et elle n'avait toujours rien trouvé comme emploi et était toujours affamée. Son ventre gargouilla et elle avait les vertiges. Elle eut alors l'idée d'aller voir Mr Nicolas au quartier Lendi-Aviation afin de lui demander de l'aide. Obligée d'aller à pied dans son ancien quartier car elle n'avait pas d'argent pour y aller en moto.  Elle arriva chez Mr Nicolas toute fatiguée à 20h et fut reçue par son épouse car ce dernier n'était pas encore rentré du travail. —Épouse de Nicolas : Il est sorti depuis le matin, il sera bientôt de retour. Tu peux l'attendre ici si tu n'es pas pressée. Maman s'assit sur la chaise qu'on lui avait donnée . Une trentaine de minutes après, la maîtresse de maison vint lui servir à manger. Après l'avoir remercié de tout son cœur, elle mangea son repas avec appétit. Lorsque Nicolas était rentré, il fût surpris de la trouver chez lui , il passa sans lui accorder une attention quelconque et se dirigea vers sa femme... —Nicolas: elle fait quoi ici ?  —Épouse de Nicolas : Chéri elle est là depuis 20h , elle a dit qu'elle voulait te rencontrer. —Nicolas: Humm , elle t'a dit pourquoi? —Épouse de Nicolas : Non, pas du tout. Je n'ai pas demandé et en plus elle ne sait pas aussi que je suis ta femme. —Nicolas : D'accord je vais la recevoir. Tu rentres finalement à Malabo quand ? —Épouse de Nicolas: C'est comment ? Ne me mets pas la pression , je suis encore là pour le moment. —Nicolas: D'accord ! Après avoir échangé ces quelques mots avec sa femme, il revint vers maman et lui dit. —Nicolas: Viens on va parler dans mon bureau .   (...) —Nicolas: Que me vaut l'honneur de ta visite , jolie demoiselle ? As- tu finalement accepté ma proposition ? Il lui dit cela avec un sourire narquois. —Trésor (en mettant les genoux au sol): Monsieur, s'il vous plaît j'ai besoin de votre aide ! Mon amie avec qui je vivais à Socapalm est décédée dans un accident il y a 02 semaines de cela. Présentement, je n'ai vraiment personne chez qui aller… Il garda le silence pendant quelques  minutes puis il lui dit , —Nicolas: Viens t'asseoir ici (en pointant ses cuisses de son doigt ). Maman refusa timidement sa demande. —Trésor: désolée je ne peux pas faire ça, je suis encore vierge et... Il l'interrompit en lui disant. —Nicolas: Mais c'est une bonne chose ma belle. Bon écoute,si tu veux que je t'aide, ça sera du donnant-donnant, sinon, je ne pourrai rien faire pour toi. Tu me donnes ce que je te demande et moi je t'apporte mon aide . Tu vois cette maison, je vis seule ici car comme tu le sais très bien ma femme est en Guinée avec les enfants. Si tu acceptes ma proposition, tu vivras ici avec moi en tant que ma fille de ménage et si tu te comportes bien, je ferai de toi ma deuxième épouse.     Après quelques minutes de réflexion, maman refusa catégoriquement sa proposition. Il se leva alors furieux et lui demanda de sortir de sa maison et de ne plus jamais y remettre les pieds. Il était très sérieux, maman se mit à genoux et le supplia avec larmes aux yeux mais il ne lui accorda aucune attention et resta sur sa décision. Où devait-elle donc aller ? Devrait-elle retourner dormir au marché ? Et ceci jusqu'à quand ? Et si elle se faisait v****r ou tuer là-bas ? Bref, elle n'avait pas d'autre choix que d'accepter la proposition de cette ordure au cœur noir. Au moins, elle avait quand-même un endroit où poser sa tête chaque nuit. —Trésor (en pleurant): c'est bon j'accepte. Mais avant ça j'aimerai savoir à combien s'élèvera mon salaire ? —Nicolas (Souriant): voilà ma belle, pourquoi tu faisais d'abord ta sainte ni touche ? Je suis sûr que si j'entre là-bas maintenant je vais découvrir que tu n'es plus vierge. Bon pour ton salaire, je te donnerai 40 mille francs par mois. Il n'y a pas grand chose à faire dans cette maison. Tu commenceras après le départ de ma femme, lève toi on part chercher un motel dans lequel tu vas rester en attendant son retour à Malabo.
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