Chapitre 10

2179 Mots
L'homme qui était en face de moi était froissé, léthargique. Il portait des noires fumées comme si le soleil se trouvait dehors alors qu'on était au beau milieu de la nuit. Mansour ne sortait jamais en étant froissé c'était hors de question. Il soigne son apparence avant même de sortir saluer sa mère. La première fois où je l'ai vu se préparer royalement en mettant ses plus beaux habits, il en a d'ailleurs tous de très jolis très classe, je lui ai demandé où est ce qu'il allait de si tôt. Il m'a répondu qu'il allait saluer sa mère. On en croyait pas car il avait même ciré ses chaussures nu pieds , portant une montre de chez Louis Vuitton, se parfumer avec un senteur exquis de chez Dior, peigner délicatement ses cheveux avant d'aller voir sa mère. Il a une paire de chaussure de douche ou de bain qu'il a acheté à 75.000 f et y'a rien d'extraordinaire avec ses chaussures à part sa couleur en or et une gravure argentée de je t'aime femme ,sinon qu'elle lui sert seulement d'aller dans la salle de bain. Si j'étais sale, je crois que ma relation avec lui ne fera pas long feu. Il n'attend rien de moi concernant le ménage. Il range ses habits et les miens après lavage et repasse lui-même nos habits, si je lui dit de me laisser faire il me met une bonne fessée pour me signifier que c'est normal. Mon mari m'apporte souvent mon petit déjeuner au lit , me choisis la tenue que je dois porter et même pour aller au marché. Il regarde ce que je n'ai pas pour se précipiter de me l'acheter. Il me dit telle coiffure ou telle me va très bien. Le dernier cadeau qu'il m'a donné et qui datait juste d'avant hier est un très joli ensemble de parure en or plus une chaînette et son bracelet serti de zircon argenté très classe. Mon mari ne s'arrête pas juste à me faire des cadeaux non. Il me fait rire tout le temps, aime me voir joviale et pas terne. Si je souffre d'une douleur petite qu'elle soit il la ressent. Il ne lui passe jamais l'esprit de me laisser seule sachant que sa femme est malade même avec un simple rhume. Mon mari chante pour moi , me raconte des histoires, des contes pour disait-il me dorloter. Et ce qui est plus marrant de ce qu'il fait c'est de me laver mes sous vêtements. Je me bat avec lui pour qu'il ne le fasse pas mais costaud qu'il est il me terrasse toujours en me chatouillant ce que j'ai plus peur de ma vie car seuls mes cris peuvent faire croire au monde entier qu'il y'a malheur. Il me dit que si moi sa femme je lave ses sous vêtements alors pourquoi pas lui ne peut pas faire de même pour sa femme. Il a toujours était comme ça mon doudou d'amour. Alors ma question est : en ayant un si bon et merveilleux mari , qui m'aime extraordinairement sans tricherie, s'il commet pour la première fois une erreur , ne devrais-je pas le soutenir ? S'il ne m'aimait pas est ce qu'il aurait si peur de me perdre? Serait-il en ce moment si froissé et méconnaissable devant la porte de notre chambre en attendant mes reproches qu'il jugerait légitimes ? Mansour baissait ses yeux pour éviter que nos regards se croisent. J' étais devant la porte en tremblottant de pitié et surtout en voyant mon mari si inquiet de la suite de notre relation. Je vous jure qu'en ce moment mon amour pour lui a quintuplé. Je l'aime encore plus qu'avant. Je ne voyais plus son erreur mais seul son amour qui a effacé toute la colère que j'ai ressentie tout à l'heure. J'aime mon mari plus que ma vie, je l'aime cet homme. Je me suis rapprochée de lui en le serrant fortement et étroitement de mes bras en pleurant instinctivement. Il me répondait lui aussi avec une étreinte qui en disait beaucoup de chose. _ pardonne moi Nabou, pardonne moi. Disait-il doucement avec sa voix cassée en me serrant fort. _ ne dis rien Mansour tu as rien fait du tout. Ne me demande plus jamais pardon OK. _ si si je te dois des excuses, pardonne moi de t'avoir infligé un tel déshonneur. Me disait-il toujours dans une forte étreinte. _ rentrons dans la chambre , on va parler calmement. On a lâché notre étreinte et je referme la porte à clé. Je lui ai pris la main en le conduisant au lit où nous nous sommes posés. Il ne me regardait toujours pas dans les yeux. Je lui met un b****r long sur ses lèvres avant de poser sa tête sur ma poitrine pour qu'on se tienne l'un contre l'autre. Je lui caressais de la main son dos en faisant des va et vient sur sa tête. Brusquement il se leva pour me dire encore de lui pardonner. Pour éviter la discussion sur ce sujet, je lui propose de lui faire couler un bain pour évacuer la chaleur de son corps car il brûlait comme qui avait le paludisme de surcroît aussi Thiès fait chaud. Joignant la parole à l'acte, je l'aide à se défaire de ses habits en lui donnant sa serviette. Le bain mousseux prêt, je lui prends la main comme un enfant pour qu'il prenne son bain. Quelques minutes après il me revient , je lui donne sa robe de chambre qu'il enfile avant de se remettre au lit. Même en étant dans un mauvais état, il n'oublie pas de mettre son parfum de nuit qui embaume à l' instantané la chambre. Il s'allonge et cette fois je me blottie dans ses bras en me lovant sur lui. Il me caressait le dos et on se retrouvait dans un silence cathédrale où seuls nos souffles étaient au rendez-vous. Avant, je voulais connaître toute l'histoire pour pouvoir dormir en paix, mais maintenant je veux que l'on dorme en paix et laisser en stand- by la discussion jusqu'à nouvelle ordre. Durant toute la nuit, je battait en brèche l'attitude taiseuse de ma belle famille. Je n'arrivais pas à comprendre cette taciturnité de leur part. Pourquoi ma belle famille ne m'aime pas ? Pourquoi à chaque fois ils chercheront une rivale qui se met à se mesurer contre moi la femme, l'épouse et la belle fille légitime et légale ? Ma belle famille valorise le plus souvent les ex de mon mari que moi sa femme. J'ai rien à part mon amour à leur donner et je le fait de bon coeur mais elle s'en tape de la considération que j'ai pour elle. C'est comme si elle ne voulait pas que je soit une des belles filles de cette famille. Avant que je me marie avec Mansour, Yacine et Adji mes deux belles soeurs sont venues jusqu'à chez moi en guise de me rendre visite mais elles ne faisaient que voir et revoir tous les coins et recoins de la maison. Pourtant j'habite dans une bonne maison modeste mais propre. Y'avait pas à regarder ma maison comme un de ses regards villageois qui vient pour la première fois de voir une gratte-ciel. Elles m'avaient dit sur un ton minimisant qu'elles ne buvaient pas de l'eau du robinet et il nous a fallu moi et diariatou qui était présente de les servir une eau kirénisée , evianisée ou je ne sais quoi encore pour qu'elles se taisent. Et aujourd'hui je ne vous dit même pas l'eau du robinet mais chez Yacine ils boivent l'eau du puits qui se trouve chez elle même si c'est filtrée comme elle a l'habitude de le dire. Je ne dirai pas que je profiterai de la faiblesse de mon mari mais je lui dirai qu'il nous laisse un de ses appartements qui se trouve à Dakar pour nous servir de nids d'amour, autrement dit une maison de couple ou on serait tranquille car tant que je serais dans cette maison, les demeurants me rendront folle. Même si je partirai avec mon mari en France, je ne ferai que des visites à ma belle famille. Ce projet sera difficile à réaliser tant que belle maman est là mais c'est nécessaire pour ma santé mentale et ma sécurité et d'ailleurs celle de tous. Ni Mansour ni moi ne dormons. Je ne peux pas dormir à force de faire défiler le cortège de malheurs et d'humiliations que j'ai subi dans cette maison. Mansour aussi ne dormait pas sûrement à cause de la diatribe de halima. En y repensant je ne sais même pas dans tout ce qu'elle a dit si on n'y trouvait pas un mensonge même si personne ne la contredisait et que qui ne dit mot consent mais aussi a beau mentir qui vient de loin. _ Nabou.... M'appelait mon mari en me sortant de mes pensées. _ oui mon chéri. Lui répondai- je en caressant son torse. _ il faut qu'on parle, il faut que je te raconte tout. Je ne peux pas dormir avec. Avant je pouvais le faire parce que tu n'étais pas partiellement au courant mais maintenant c'est obligatoire.... _ attendons une prochaine fois chéri, essaye de dormir il fait tard, d'accord..... _ il faut que je te raconte stp, donne moi cette faveur sinon je ne pourrais pas dormir sachant que même si tu ne me le montres pas tu doutes de moi ....... _ j'ai douté certes de toi un instant mais ça ne se reproduira jamais. Je te demande pour ça d'ailleurs de m'excuser.... _ non ne dis pas ça tu as tout le droit de douter de moi, d'être en colère et de me crier dessus..... _ jamais Mansour je ne le ferai. Tu es mon kilifeu ( responsable). Attendons demain...... _ je t'en supplie Nabou..... _ d'accord Mansour comme tu insiste je t'écoute. Lui disai- je en m'asseyant à croupetons en face de lui qui a fait de même, jambes allongées en s'adossant de dos à l'aide d'un coussin. _ je vais commencer par le commencement et c'est là où j'ai connu halima. C'était une période de printemps en France, elle avait aidé sadikh à sortir de prison à cause d'une petite dispute avec un policier qu'il avait insultait. Après son arrestation juste , c'était moi qui allais et venais pour qu'on le libère mais c'était trop difficile, son avocat nous demandait beaucoup d'argent et c'est comme ça qu'on m'a mis en rapport avec halima qui réglait ce genre de litige. Grâce à elle on a libéré sadikh le même jour et depuis ce jour sadikh est devenu son ami. Sadikh l'invitait dans nos petites sorties ou soirées et elle est devenue très attachante avec nous. Je suis sorti avec elle grâce à sadikh qui voulait me trouver chaussures à mes pieds à l'époque. On est sorti ensemble deux ans mais j'ai arrêté la relation parce qu'elle était très et trop même jalouse. J'avais pas le droit de saluer une femme, de parler au téléphone tardivement même si c'est avec un homme, je devais la voir tous les jours et satisfaire ses moindres désirs. C'était trop pour moi car je ne connaissais pas ce type de relation alors j'ai coupé les ponts avec elle suite à ses nombreuses menaces. Elle me suivait de partout où j'allais et me faisait même suivre par quelqu'un qu'elle payait pour ça. La même année je suis venu en vacance au Sénégal et j'ai noué une relation amoureuse avec rokhaya et je ne sais comment elle avait su mais elle est venue directement au Sénégal pour se rivaliser avec rokhaya jusqu'à se battre avec elle dans la rue. Je l'ai menacé de la porter plainte si elle ne me laissait pas tranquille mais c'était peine perdue. Après mon retour en France elle est revenue me demander pardon accompagnait de son nouveau petit copain qu'elle disait qu'elle allait épouser. Elle s'était de nouveau rapprochée de nous et toujours en compagnie de son fiancé allemand.………… un jour où j'étais dans ma salle de bain en prenant une douche je ne savais comment elle avait eu le double de la clé de mon appartement mais elle s'était déshabillait en entrant dans ma salle de bain en m'entourant par derrière. J'avais tellement peur que j'ai crié en la bousculant et elle s'est retrouvée par terre avec ses lèvres qui étaient enflées suite au choc de son visage dans les carreaux. Je me suis rhabillé en la laissant par terre. Une minute après elle est sortie de la salle de bain et je lui ai ordonné de se rhabiller et c'est ce qu'elle fit. Après je lui demande de sortir calmement de chez moi avant que je n'appelle la police. Elle ne disait rien et est sortie calmement. Depuis lors je ne l'avais plus revu jusqu'à ce qu'elle revienne encore chez moi pour me menacer devant sadikh ...... _ quelle genre de menace? Lui demandai- je après une longue rupture. _ elle me menaçait parce qu'elle savait que............... Bonne Lecture
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