Vingt-Deux Je tiens le téléphone en silence pendant un moment, puis je dis : — D’accord, Joe. Laisse-moi t’envoyer l’adresse par texto. — Bien, dit-il en raccrochant. Stupéfait, je me rends dans la cuisine. Ce n’est qu’à la vue d’Ada en pyjama que je suis tiré de mon hébétement. Enfin, ça et la vue de M. Spock sur le plan de travail. Je crois voir une lueur de reconnaissance dans les yeux du rat. Il semble même amical. S’il pouvait parler, je parie qu’il dirait : — Hé, je te connais, toi. Nous avons dormi ensemble. — Prends ça, dit Ada et elle me tend un immense gobelet en verre avec quelque chose d’épais et de vert à l’intérieur. Je bois prudemment une gorgée du liquide et je suis frappé par un goût étonnamment rafraîchissant. Le liquide est froid, sucré et exactement ce dont j’a


