IV Être l’époux de Vivette ! Partager la vie avec cette délicieuse créature ! Faire de ses propres volontés un tapis au caprice de ses pas ! La servir comme une reine ! L’adorer à genoux comme une madone ! Il faisait quelquefois ce rêve impossible et ne s’en réveillait que meurtri comme s’il était tombé du ciel. Oh ! comme il serait jaloux de son idole ! Comme il déroberait son trésor à tous les yeux ! Dans quel reliquaire de tendresses il enfermerait son bonheur ! Le moindre regard, le moindre sourire d’elle ! Il le voudrait pour lui seul, l’avare ! Il en demanderait compte à la terre et au firmament lui-même ! Il fermerait si bien les rideaux de leur couche que l’ange gardien lui-même en vain les effleurerait de son aile comme ces bourdons veloutés qui tournent, éperdus, autour du calic


