I

381 Mots

I On a beaucoup écrit touchant le mélancolique spectacle des nids abandonnés. Et, de fait, ces petites maisons aériennes, élevées au bruit des chansons, gardent, après le départ de leurs hôtes, je ne sais quels airs de solitude désespérée. Le vent les berce, plus légères qu’elles sont devenues aux branches qui les portent. Un vent plus fort les dispersera quand le rideau protecteur des feuillages ne les enveloppera plus de ses transparences vertes au soleil comme celles des eaux. Des poètes charmants ont dit la tristesse des nids, et le joli crayon de Giacometti leur a consacré de délicieux bouts d’idylles. Chansons et dessins ont eu, dans une certaine classe, un succès exquis. Le bourgeois adore les petites variations sur la nature dans ce qu’elle a d’accessible à ses sentimentalités per

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER