II – Tu me feras toujours rire avec ta campagne ! disait sans cesse ce grossier Catinet au doux Peyrusse. De vrais arbres chez toi ? Allons donc, des balais ! Ta rivière ? une cuvette ! Des poissons là-dedans ? Des échappés de friture ! Tu les connais tous si bien par leurs noms que tu n’oserais les pêcher. Et des nids donc !… – Des nids ! J’ai un magnifique nid de pies dans un abricotier. C’est mon jardinier qui me l’a dit. – Vingt louis que tu ne me le montres pas. – Eh bien, viens passer la journée de dimanche aux Lambinettes. – C’est cela ! s’écria Mme Catinet, que grisait déjà cette fragile perspective de campagne avec une balançoire dans quelque bosquet, un banc et une table, où l’on déjeunerait sous les araignées de Damoclès. M. Anatole sera des nôtres ! Et la bonne grosse fem


