III – Ce Mahmoud-Shah, reprit le commandant, était un prince très guerrier, d’un caractère d’ailleurs difficile et extraordinairement jaloux. Sa femme, la princesse Micouli, justifiait, par sa beauté, les penchants méfiants de son époux à l’endroit des autres hommes. Car c’était une personne admirable de tous points et jouant à merveille de divers instruments de musique, ce qui est beaucoup plus apprécié là-bas que le talent de nos dames sur le piano. Chaque fois que le souverain belliqueux partait pour quelque campagne, il avait coutume de confier sa femme à son premier ministre. Mais quelque gardien scrupuleux qu’eût été celui-ci de la vertu de Micouli, Mahmoud-Shah n’avait jamais manqué de lui faire trancher la tête à son retour, estimant qu’un homme, mis au contact d’un pareil trésor,


