III

317 Mots

III Girandol avait, il faut le reconnaître, un sens très particulier du portrait de fiancé. Ce ne fut pas pour lui une corvée de faire poser M. Le Putois et il y apporta une préoccupation d’artiste. Dans l’image d’un huissier, il n’y a pas à chercher le côté plastique. Fût-il construit comme l’Apollon du Belvédère, un huissier ne vous paraîtra jamais joli. Il y avait un élément psychologique à dégager avant tout. Il fallait représenter un homme voué à d’austères devoirs mais les oubliant, un instant, pour s’abandonner à un rêve d’amour. Cet abandon ne devait être que rapide, et ce rêve fugitif comme un nuage. Sans ça c’était, pour le jeune ménage, la ruine à l’horizon. Roméo entre deux protêts ! Ce n’était ni aisé à concevoir ni commode à rendre. La joie de l’hyménée dans la dignité profe

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