II

474 Mots

II Donc, quand Vivette et son oncle faisaient, à pied, leur promenade dominicale autour de ces merveilleux remparts qu’on dirait bâtis d’hier et prêts à la défense, pourvu qu’on en garnît d’archers les créneaux, les gars les suivaient volontiers, épiant un regard de la dédaigneuse fille. Et, dans le magnifique jardin suspendu au pied du palais des Papes, transformé en caserne par une administration jalouse d’en hâter la dégradation – car c’est notre façon en France de conserver les monuments historiques, – dans le jardin plein d’iris penchés sur le Rhône comme sur un abîme dont un pont brisé permet de mesurer l’horreur, ils ne manquaient pas, lesdits gars, de faire un cercle respectueux autour du tuteur et de sa pupille, quand ceux-ci venaient à s’asseoir sur quelque banc rustique, lassés

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