I

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I C’avait été un grand scandale dans le grand monde, – celui qui est censé vivre sur la rive gauche de la Seine, – que le procès par lequel Mme d’Estange avait obtenu son divorce, scandale d’ailleurs absolument sympathique à celle-ci. A-t-on idée d’un drôle qui prend par la main une jeune et charmante héritière, la conduit officiellement devant un prêtre et, devant un maire, lui passe au doigt un bijou sans valeur, et tout ça pour lui conserver les attributs que Jeanne d’Arc cachait sous l’acier de son armure ! – Car la chose avait été prouvée. – Comment ? je n’en sais rien. Il était acquis que ce mari singulier avait fait à sa femme l’injure, réputée grave par le Code, de ne pas lui faire subir ce que nous appelons aussi, par une singulière inconséquence de langage : la dernière injure

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