IV Scène analogue à l’Académie des sciences. L’infortuné Boutemol y donne lui-même quelques lectures à haute voix de son travail. Par coquetterie et par ce sentiment enfantin qui suit quelquefois les auteurs dans leur âge mûr, il a tenu à lire, non pas sur son manuscrit, mais sur le premier exemplaire sorti des presses. Fâcheuse idée. Ses confrères écoutent avec stupéfaction ces deux phrases emmanchées l’une dans l’autre : « On doit donner fort peu de viande aux jeunes chiens. Je n’en conseillerai l’usage que durant la maladie qui doit être combattue, avant tout, par un régime tonique. Un peu de bœuf bouilli, de la tête de mouton », et « mais c’est surtout la lecture de Démosthènes sur laquelle je compte, bien plus que sur celle de Cicéron. Démosthènes est la nourriture des forts… » Le d


