II

384 Mots

II Comment Mlle Claudine Mignot, née au commencement du dix-septième siècle, de parents uniquement remarquables par leur obscurité, devint-elle, pour ses historiens, « la Lhauda », nom qui sonne poétiquement à l’oreille comme un écho des latines amours ? Peut-être tout simplement parce qu’une histoire héroïque ou touchante ne s’accommode jamais d’un nom ridicule. C’est si vrai, que les dernières recherches des savants nous révèlent que les grands hommes ont presque toujours été baptisés à nouveau par leurs inventeurs. On découvrira certainement, un jour ou l’autre, que le bouillant Achille s’appelait tout simplement Pancrace, et qu’Homère n’était connu de ses contemporains que sous le vocable de Cambajou. Il faut jeter de nobles sons aux cordes divines de la lyre. Tout est musique ici-bas

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