II Un coup à la porte. Bernadette eut je ne sais quel frisson d’espoir. Un ancien peut-être, qui, ayant appris sa misère, la venait secourir. Elle courut ouvrir et demeura muette en se trouvant devant le boucher Capoulade, le plus impitoyable de ses persécuteurs : – Mais vous savez bien que je n’ai pas un sou à vous donner ! soupira la pauvre fille. M. Capoulade n’attendit pas qu’elle lui offrit une chaise pour s’asseoir, et gravement, après avoir ramené son mollet droit sur sa cuisse gauche, ce qui indiquait une forte tension de son esprit, tension figurée par celle de sa culotte : – Je ne viens pas vous demander d’argent, fit-il, mais vous proposer un arrangement. – Je ne signerai plus de billets. Je sais trop maintenant où ça mène. – Ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Délégué aupr


