II

544 Mots

II – L’aïeul dont je vous parlais, fit-il, était un franc aristocrate et, bien que d’un âge à ne se plus guère mêler de conspirer contre les gouvernements, il avait dû fuir, dès Quatre-vingt-neuf, et chercher à l’étranger une nouvelle patrie où l’on eût quelque chance de garder sa tête sur ses épaules jusqu’à la mort naturelle. Il avait choisi la Hollande et s’était retiré à Anvers. Bien lui en avait pris, car je ne sais au monde de plus aimable pays et dont les habitants soient plus affables aux étrangers. Ses belles manières, son éducation parfaite, ses goûts élevés l’avaient fait admettre immédiatement dans la meilleure société de la ville. C’est même en revenant de dîner chez le bourgmestre, qui avait trop bien fait les choses, que lui advint l’inconvénient dont il me faut vous donner

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