VIIIFlic, ce n’est pas comme la plupart des boulots où, quand on a fini sa journée, on monte dans sa voiture ou on court vers l’arrêt de bus ou la station de métro, on rejoint son petit chez-soi et on passe à autre chose. Quand on est flic, on a toujours dans les recoins de son cerveau des bribes de dialogues qui nous reviennent, des détails que, selon leur importance, l’on se promet de vérifier dès le lendemain ou toute affaire cessante. En roulant pour rentrer à Concarneau, je remue en tous sens les révélations et autres certitudes pour tenter de démonter l’écheveau. S’il est bien évident que Jacques Marlet se sait perdu, je ne comprends pas pourquoi il remet ses confidences à demain. En quoi cette nuit va-t-elle changer quelque chose à cette histoire ? Un autre mystère me tarabuste, et


