IXSur la route, je n’ai pas croisé trois voitures. Il est vrai que la froidure incite plus à rester sous la couette qu’à la flânerie. En arrivant à Pont-l’Abbé, mon regard s’envole vers le château auquel l’éclairage urbain confère une fière allure, de sorte qu’il paraît veiller sur le sommeil de la population. J’ignore moi-même ce que je viens chercher ici. Peut-être est-ce tout simplement un pèlerinage que je m’autorise avant d’aller me coucher ou, plus sûrement, pour m’imprégner un peu plus, s’il est possible, de l’univers des adolescents Marlet. J’entre dans l’impasse Lamartine au ralenti, inspectant les façades qui ont quasiment toutes les volets fermés. Il y a de la lumière au rez-de-chaussée de la maison des Chassignard et, à l’étage, dans une chambre, chez les Troubat. Je suppose q


