II-3

1414 Mots

Dans l’ascenseur, Nathalie Haldin resta muette. Nous gagnâmes la rue, pour suivre le quai dont les lumières trouaient la nuit, et se reflétaient à notre gauche dans l’eau noire du petit port, tandis qu’à notre droite, les hautes masses des hôtels s’élevaient vers le ciel ; c’est seulement alors qu’elle rompit le silence : « Cette femme était Sophia Antonovna ; vous la connaissez ? » « Oui, j’ai entendu parler d’elle ; c’est la fameuse… ? » « Elle-même. Il paraît qu’après notre sortie Pierre Ivanovitch leur a conté le motif de ma visite. C’est pour cela qu’elle a couru après moi. Elle m’a dit son nom, en ajoutant : « Vous êtes la sœur d’un brave, dont le souvenir restera vivant. Vous pourrez voir des temps meilleurs. » Je lui ai répondu que j’espérais voir un temps où tout ceci serait ou

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