Episode 4

2309 Mots
___ Nathalie Ndedi __ La saisie des mémoires m'occupait sérieusement. Ça faisait une semaine que j'avais assisté à la réunion des entrepreneurs. J'avais beaucoup apprécié la vision de cette association. Cependant ce qui me plaisait le plus était le fait d’intégrer la cotisation pour agrandir mon fonds de commerce à l'avenir. Me sentant un peu fatiguée, j'avais posé ma tête sur la table où se trouvait mon ordinateur pour souffler quelques minutes avant de reprendre les saisies. Le métier de de Secrétaire est très stressant. Mon téléphone se mit à sonner. Je décrochais en espérant que ce soit un client qui veut me donner un travail à faire ou commander du matériel de bureau. Au téléphone ! Moi : oui allô ! Willy Noah : Bonjour Nathalie c'est Willy Noah au téléphone. Mon cœur fit un boum à l’intérieur, mais je me ressaisis très vite. La voix avait un timbre particulier. Je gardais silence pour un temps. Willy Noah : c'est le psychothérapeute Willy Noah vous semblez ne pas reconnaître ma voix. Moi : ah Oui ! Comment allez vous monsieur Noah ? Willy Noah : je me porte à merveille et vous ? Moi : je vais bien merci. Que me vaut l'honneur de cet appel? Willy Noah : pour le moment rien mais je suis curieux de savoir pourquoi vous n’êtes pas venue dans mon cabinet vous vous faire consulter comme les autres ? Moi : non non ! je ne suis pas juste intéressée. Willy Noah : vous n'aimez pas les psychologues ? Moi : loin de là ! Willy Noah : il faut savoir exploiter les opportunités qui s'offrent à nous. Parfois elles ne viennent qu'une seule fois. Moi : je ne vois pas pourquoi vous vous derangez ainsi, si les autres sont venus, mon absence ne devrait pas poser un problème . Willy Noah : je vous offre une seconde chance de consultation aujourd'hui à 17h00. Je veux juste que tout le monde soit sur la même longueur d'ondes dans notre association. Moi : je ne veux pas vous décevoir mais ça ne sera pas possible. Willy Noah : okay ! Je ne vais pas vous retenir plus longtemps. Passer une bonne après-midi. Fin conversation téléphonique. Peu de temps après, je vis affiché sur mon téléphone : le numéro….. vous a ajouté. C'était l'ajout de mon numero dans le forum de l'association des entrepreneurs. Je me rendis compte que c’était willy Noah qui l’avait fait. J’écrivis un message de remerciement pour l’ajout. Il ne répondit pas. J’espère que ce n’était pas pour me bouder, pensais-je. De toutes les façons je ne gerais pas ce genre de détail. Les uns et les autres commencèrent à donner le témoignage de leur expérience chez lui. Mais il ne fit aucun commentaire. A un moment donné, je fermais mon téléphone pour ne plus lire les messages car ça me déconcentrait. A l’heure de retour je croisais Luc sur la route. Il avait garé sa voiture juste en face. Luc : eh ! Nathalie tu as déjà fermé. Moi : bonsoir Luc ! Oui Je rentre déjà comme tu peux le constater. Luc : si tu le permets je vais t'accompagner. Moi : tu sais très bien que je n'accepterai jamais, même si tu empruntes une dizaine pour ajouter à ce que tu as déjà fait. Luc : si je te dépose en quoi est-ce que ça te dérange ? Je vais finir par croire que tu déteste les hommes ou alors que tu as peur d'eux. Sa remarque me laissa à 37 degré ( ne me dérangea pas). Moi : c'est comme ça inutile d’insister. Pendant qu'il s’apprêtait à argumenter, je stoppai le taxi qui me transporta aussitôt. Les gens doivent apprendre à respecter l'opinion des autres dans ce pays. Pensais-je. Pourquoi les hommes ne partaient-ils pas au couvent questionner les sœurs qui vivaient seules, mais s’acharnaient sur moi. Même si dans mon quartier les cas comme moi était rare, il fallait que les gens acceptent cette exception. Eh bien ! comme ils voulaient me faire la guerre, je n’allais pas me laisser faire. Arrivée à la maison je trouvais ma mère assise à la véranda, regardant les voitures passées. Dès qu'elle me vit elle afficha son beau sourire pour m’accueillir. Suzy Bossadi : bienvenue ma fille chérie. Comment était la journée ? Moi : tout s'est bien passé mamounette. Suzy Bossadi : mais tu as une mine bizarre. Moi : tu as raison ! Je travaille beaucoup ces derniers temps. Suzy Bossadi : heureusement que tu as tout ton temps pour te reposer. Moi : je vais me laver d'abord on va continuer la conversation après . Je me dirigeais vers ma chambre où je jetai un coup d’œil sur mon téléphone. Il y avait des messages des foras qui étaientnombreux au point où je me refus de lire. Après avoir ouvert quelques uns je refermais aussitôt mon téléphone . Après ma douche j'allais me servir à la cuisine et retrouvais ma mère à la véranda. Comme c’était déjà la tombée de la nuit, les moustiques avaient commencé à déranger. Moi : il y a un bon vent ici mais je pense que nous devons aller à l’intérieur. Les moustiques risquent de nous donner le paludisme à cette allure. Subitement, ma mère frappa sa cuisse de sa main droite justement pour tuer un autre qui l'a piquait. Suzy Bossadi : tu as raison je sais même que je fais quoi dehors ? Nous nous dirigeâmes à l’intérieur et c'est ainsi que j’allumai une chaine de télévision privée pour suivre une émission. Le présentateur de l’émission présentait une dame qui avait été abandonnée par son mari. Elle avait 4 gosses sous sa charge. N'ayant aucune source de revenus, elle avait croisé les journalistes qui lui avaient de ce fait proposé d’exposer son cas pour attirer des personnes de bienfaisance pouvant la secourir. Moi : mama tu vois alors ce que le mariage peut provoquer dans la vie d'une femme ? Les hommes n'en valent pas la peine. Suzy Bossadi : tu peux même faire un enfant sans te marier. Moi : Que c'est unecprescription médicale ? Les hommes sont cruels et hypocrites brefs je préfère rester seule car ça m’évitera des Suzy Bossadi : elle a au moins essayé. Toi tu vas me dire que toutes les femmes souffrent comme elle. Moi : je ne dirai pas ça mais comme on ne sait jamais, prévenir vaut mieux que guérir. Cette histoire vient de me couper l’appétit. Suzy Bossadi : Akieuh ! Tu vas me faire mourir avant le temps si tu ne te maries pas. Moi : mama arrête avec le chantage émotionnel. C'est aujourd’hui que tu réalises que je ne veux pas me marier. Si ça ne dépendait que de toi je me serai mariée à 18 ans. Personne ne réussira à me faire changer d'avis. Je ne suis qu'au début et les gens s'agitent déjà. Quand j'aurai alors 45 ans qu’adviendra t-il ? Suzy Bossadi : Dis moi à quel moment tu t’es transformée en cette femme froide. Qu'est ce que tu me caches ? Moi : J'ai mes raisons à moi et ça reste personnel. Je pars dormir. Suzy Bossadi : digère le repas avant d'aller dormir. Tu viens à peine de manger. Juste parce que tu ne veux pas parler des hommes tu veux aller dormir Tu vas fuir ce sujet jusqu’à quand ? Moi : Excuse-moi je vais répondre à certains messages dans mon téléphone en attentant digérer comme tu dis. Couchée sur mon lit. Je réfléchissais sur mon passé et les larmes coulaient à flots. Si je pouvais effacer toutes ses images horribles ça devait être magnifique. Vous n’imaginez jamais ce que j'avais traversé à une époque sensible de ma vie. Ma vie n'avait pas été un long fleuve tranquile. Pour chasser ses mauvais souvenirs, je me mis à parcourir des posts qui me faisaient sourire. A un moment donné, Je jetai un coup d'œil sur le règlement intérieur de l’association. En le parcourant, un point attira mon attention : chaque membre doit se disposer pour apporter son savoir faire au service de l'association sans réserve. Je me demandais intérieurement jusqu’où cette règle pouvait s'appliquer. Ensuite, je lus quelques messages et arrivai à celui de Luc qui me proposait de devenir la secrétaire du groupe des entrepreneurs. Je ne sus pas à quel moment le sommeil m’emporta. Finalement c'est la voix de ma mère qui me sortit du profond sommeil dans lequel je m’étais plongée. Suzy Bossadi (ouvrant la fenêtre) : Nathalie tu ne vas pas à l’ESSEC aujourd'hui ? Moi (m’étirant sur le lit) : Ekie tu as oublié que nous sommes dimanche ? Suzy Bossadi : j'ai complètement oublié. Moi : je vais aller faire un peu de sport, j'ai raté le weekend dernier. Tu as même bien fait de me réveiller. Suzy Bossadi : les gens se tuent pour le sport parce qu'ils veulent maigrir tu le fais pour quoi ma fille ? Moi : tu dis exactement ce que beaucoup de personnes pensent. Mais sache que le sport permet aussi de déstresser et se sentir bien. D’ailleurs il faut que tu penses à faire des exercices physiques de temps à autres. Suzy Bossadi : hahaha ! Je ne peux même pas ! on va voir une mère que la terre des ancêtres bipe déjà aller courir ? Pardon c'est pour vous. Moi : hahaha ! Donc la terre des ancêtres te bipe hein ? Ne dis pas ça ! Si tu commences seulement à marcher 30 minutes par jour même tes courbatures qui te dérangent souvent vont se dissiper. Tu chasseras même la vieillesse. Suzy Bossadi : au lieu de raconter des histoires à dormir debout apprête-toi et va faire ton sport. Sans plus tarder, je me brossais rapidement les dents, enfilait mon jogging, mis ma tennis et pris la direction du stade Camtel. J'y allais pour la première fois. Très souvent j'allais au stade du Centre d'accueil qui est encore plus proche de chez moi. Il y avait du monde justifiant le fait que De plus en plus les femmes prenaient conscience de leur santé et pratiquaient de l’exercice physique. Je commençais par l’échauffement avant de me joindre au groupe qui est dirigé par un jeune du quartier. Ce Coach sportif ne blaguait pas avec son travail. Chacun homme comme femme s’efforçait d’exécuter les consignes qu'il donnait. Après plus d'une heure d’exercices. On procéda aux étirements et se dispersa ensuite . Au moment de rentrer, je vis un voiture garée et à ma grande surprise c’était Willy Noah qui ouvrait la portière pour entrer. Je détournais directement ma face pour regarder l'autre direction comme si je ne l'avais pas vu. Il était également en jogging. Pas étonnant qu'il ait un si beau corps murmurais en partant. Je trouvais quand même ridicule qu'il vienne garder la voiture pour faire le sport. Il n'avait qu’à marcher pour y arriver. A un moment donné je me ressaisis . Je n'avais pas à accorder trop d'importance à la vie de ce Willy. J’avançais très tranquillement vers chez moi lorsque la voiture de Willy Noah s’arrêta auprès de moi. Willy Noah : Bonjour Nath. Moi : bonjour ! je n'aime pas qu'on abrège mon nom s'il vous plaît. Willy Noah : si tu as fini de te plaindre entre je t'accompagne. Moi : ne t'en fais pas pour moi j’irai à pieds comme d'habitude. Willy Noah : je ne savais pas qu'une secrétaire qui cherche des clients pour évoluer pouvait être si Vilaine. Moi : pardon ! Willy Noah : tu ne sais pas que j'ai vu ton geste tout à l'heure ? Tu me vois et tu détournes le regard. Moi : figure toi que nous n'avions pas rendez vous ici. Willy Noah : okay ! Continue avec ta folie. Il démarra sa voiture et parti sans plus me gérer. Qu'est ce qu'il croyait que j'allais le suivre comme une chienne ? Quelques heures plus tard, je me rendis à la Boulangerie pour prendre du pain pour le café matinal. J'avais tellement envie des sucreries que j'en achetais une quantité. Au moment de sortir je fus bousculée à la porte d’entrée et tout mon paquet se versa au sol. Je me baissais pour ramasser mais lorsque je levai la tête, Qui avais-je vu ? Willy Noah. Moi : vous êtes subitement devenu aveugle ? Willy Noah : désolé ! Moi : sans le calculer je continuais mon chemin. Je crois que c’était la plus grosse bêtise que j'avais faite de toute ma vie. Il se mit à me suivre découvrant ainsi ma maison. Moi : ne vous dérangez pas pour moi . Arrêtez de me suivre. Willy Noah : je veux t’acheter d'autres produits. Moi : pas la peine . Willy Noah : comme tu voudras. Moi : je préfère qu'on se vouvoie. Au moment où j'entrais à la maison, il n’était plus là à mon plus grand soulagement. Quelle journée ! M'exclamais-je. J'entrais nerveusement à la maison. Suzy Bossadi : pourquoi tu es si essoufflée Nathalie ? Moi : ça doit être dû au fait que j'ai marcher très vite il n'y a rien de grave. Je déposais le paquet des courses à la cuisine. Au moment de manger ma mère commença à se plaindre de ma qualité du pain Suzy Bossadi : pourquoi le pain est sale comme ça ? Moi : c'est tombé tout à l'heure Suzy Bossadi : Comment ça ? il faut aller acheter l'autre. Je ne veux pas attraper la dysenterie. Moi : attends je regarde l'autre. Suzy Bossadi : n'insiste pas ma fille nous ne sommes pas a quelques pains prêts. N'ayant pas d'autres choix . je pris de l'argent et retournais prendre du pain tout en espérant ne plus croiser celui-là. A Suivre…
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