L'interdiction

1010 Mots
J'avais foulé une nouvelle planète, J'avais survolé une autre galaxie. J'avais enfin trouvé l'amour dans les rires du soir. Ma mère nous aperçut à travers la fenêtre entrain de s'enticher. Notre petit secret était mis à nu. Arcan devrait rentrer chez lui. Il déposa des baisers doux sur mes joues pour me dire au-revoir. Il ne voulait pas me lâcher. Lorsque je lui ai tourné le dos, il a encore rattrapé ma main pour me dire qu'il m'aime plus que tout et qu'il tenait à me revoir le weekend. Il attendit jusqu'à ce que j'entrai dans la maison pour rentrer chez lui. J'avais l'air gaie et ma mère m'attendait à l'entrée pour tout basculer. Au premier pas de mon entrée, je suis tombée sur elle. Elle avait l'air en colère qu'elle me demanda sèchement : - C'est qui ce garçon ? - Lequel maman ? - Arrête de faire comme si de rien n'était, je vous ai vu tous les deux, alors réponds-moi vite. - C'est vrai maman, je suis amoureuse de lui. - lui, mais qui? c'est quoi son nom et de quelle famille est-il ? tu ne le connais à peine et tu parles déjà d'amour. Veux-tu laisser ce garçon user de toi et te délaisser demain ? tu m'as déçu, comment as-tu pu cédé ? Je vais le dire à ton père... - Non maman, ne lui dit rien s'il te plaît. - Je le ferai mais à une seule condition : si tu me promets de ne plus revoir ce garçon. - Ne me demande pas ça maman, je ne pourrai tenir longtemps sans le voir surtout qu'il vient d'entrer dans mon âme. C'est impossible de le sortir de moi. Je t'en supplie, permets-moi d'être avec lui. - Jamais ! Je ne le ferai pas ! Tu dois te soumettre à mon interdiction de ne plus le fréquenter. À toi de choisir entre me désobéir ou subir les conséquences de ta désobéissance. - Bon d'accord, je me soumets à ton point de vue qui n'est pas mien. As-tu pensé un instant à mon bonheur ? Si seulement tu pouvais faire un pas en arrière et te regarder pour comprendre ce que c'est d'aimer et d'être aimé. - Tais-toi ! à notre époque, les hommes étaient loyaux à leur engagement, par contre vous aujourd'hui jeunes gens. Vous a****z de l'amour. vous vous abîmez les cœurs, vous vous cognez les têtes au mur et vous vous causez tant de mal dans votre manière d'aimer. Si tu essaies de me contredire, tu me donneras raison. - Ce n'est pas parce que le monde est déloyale que tout le l'est maman. Je ne dirai pas que quelqu'un est ceci ou cela sans avoir pris le temps de connaître ses montagnes, sa forêt, son désert et sa mer. Il faut l'avoir découvert pour juger avec plus de justesse son envers. - Fies-toi toujours à ton imagination de poète. Reviens sur terre pour comprendre ses détours. Cette discussion est close. Ce qui est dit reste dit. Au cas où tu voudras t'opposer à mes règles, tu empireras les choses. Tâche donc de ne pas me pousser à bout. Oh mince ! pourquoi je ne peux être aux anges dans ce monde ? Pourquoi il y a toujours des barrières qui s'imposent entre moi et Arcan ? me suis-je interrogée. Ma mère aurait dû être coopérative comme celle de Arcan. Elle pensait me couvrir de ses ailes sans savoir qu'elle emprisonnait une gazelle loin de son paradis inexhaustible. J'étais dépareillé rien qu'à l'idée de me soumettre à ses attentes. J'ai donc texter Arcan pour lui dire que ma mère est contre notre relation ainsi que sa continuité. Je lui fis donc savoir qu'on ne pourra plus se revoir. Il était ce soir là au salon assis proche de sa mère. Après m'avoir lue, il s'est évanoui. Arcan était fragile, il avait une maladie cardiovasculaire. Une infime tempête pouvait secouer le facilement. En voyant son fils tomber avec son portable en mains, Sa mère cria : - Fiston ! qu'est-ce que t'as, relève-toi ! Rien n'y faisait, elle récupéra son portable et tomba sur mon mon texto chamboulant et découvrit ce qui avait fait flotter la vie de son fils. Ensuite, elle appella son grand Frère et lui dit : - Trouve une ambulance ! ton frère ne va pas bien. Arcan a été emmené d'urgence à l'hôpital à cause de ma mauvaise nouvelle. J'etais consciente que ça allait le chambarder comme ça été le cas pour moi. Cependant, je n'avais aucune idée de la voracité de l'effet de mon texte. Sans compter ses crises de santé que j'ignorais. On s'était à peine connu, cette une connaissance qu'on avait fait était partielle. Il y avait encore une chose grave que j'ignorais sur lui. Après lui avoir textoté, j'avais des torrents des larmes qui ruissellaient sur mes joues. J'avais comme l'impression de l'avoir poignardé dans le cœur. Je me sentais coupable et j'attendais sa réponse aussi regrettable serait-elle. Je tournais en rond dans ma chambre, Je fixais sans arrêt mon horloge, j'attendais sa réaction, j'attendais certainement un signe de sa part. Je sombrais dans ce silence dont j'ignorais le nom. Il existe des nuits blanches rosées où il pleut des rires illunés. Mais la nuit blanche que j'avais faite ce jour là était brumeuse. J'avais des épines à l'âme. J'étais ce ciel sans astres sous l'orage qui attendait l'arc-en-ciel de mon bien aimé. L'amour, c'est comme la vie. Il ne tient qu'à un un fil. Si l'on marche dessus sans faire attention. On se retrouve au fond du gouffre. Je n'aurai pas dû accepter qu'il entre dans notre parcelle. Si seulement j'avais pensé que n'importe qui pouvait nous apercevoir. on en serait pas là. À cet instant nous serions allé très loin. Je nous regarde à peine débutant, à peine tombé dans la falaise de l'éloignement. N'y a-t-il pas des amours aisés qui n'engagent seulement deux êtres qui s'aiment ? n'y a-t-il pas une once de liberté pour des âmes atteintes de la flamme ? des questions en questions, je chemine dans mon désarroi telle une souche séchée. Comment pourrais-je tenir ?
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