une enquête qui va de complications en complications

2142 Mots
Annabelle vire à droite, puis augmente sa vitesse de déplacement, ses poursuivants comprennent qu’ils ont été découverts. Alors l’un d’eux sort le buste de voiture, et se met à tirer sur le véhicule d’Annabelle. Annabelle tourne à gauche, elle ne sait plus du tout où elle va, mais l’objectif est d’échapper à ses poursuivants. Les mystérieux hommes ne la lâchent pas d’une semelle. Annabelle continue son accélération, mais l’un des hommes tire et finit par briser le pare-brise arrière, Annabelle tourne à droite, mais débouche sur une maison abandonnée et achevée à 60%. Elle sort du véhicule et ouvre la portière à Hilda, puis dégaine son arme et tire en direction de la voiture noire. Vu que le véhicule arrivait face à elle, elle dispose d’un excellent angle de tir. Elle tire quatre fois et finit par toucher le conducteur. Puis elle se dirige à toutes jambes dans la maison abandonnée, accompagnée d’Hilda. Annabelle referme la porte de la maison abandonnée mais elle manque de se faire frôler par une balle tirée par l’un des hommes car la balle transperce la porte en bois qui n’est pas si épaisse et dont la matière laisse à désirer. Annabelle et Hilda (toujours menottée) montent passent par les escaliers et montent au premier étage de la maison abandonnée. Hilda : « vous ne comptez pas m’enlever ces menottes pour que je puisse me défendre ? » Annabelle : « tu ne veux pas aussi mon arme et mon badge tant que tu y es ? » Hilda : « écoutez madame, je suis dans le pétrin autant que vous, alors je dois être en mesure de me défendre » Annabelle : « je vais y réfléchir. En attendant, tâche de ne pas te faire tuer » Les deux hommes en noir défoncent la porte et pénètrent dans la maison. Annabelle et Hilda tentent de trouver une cachette dans les pièces du premier étage, mais aucune d’entre elles n’est vraiment en mesure de dissimuler qui que ce soit. L’un des assaillants aperçoit l’une des deux femmes juste au-dessus et se met à tirer. Alors, les deux femmes se précipitent vers les escaliers qui mènent au deuxième et dernier niveau de l’immeuble. Les assaillants se lancent à leur poursuite. Le second étage n’a aucune pièce, c’est juste une salle assez vaste. Hilda : « super ! On va se faire tuer » Annabelle : « trouve-toi un coin où pleurnicher pendant que j’essaie de sauver notre peau » Hilda remarque qu’il y a une fenêtre dans la pièce, elle s’approche et regarde à travers la fenêtre. Elle voit une poutre qui quitte de l’immeuble jusqu’à un autre qui se trouve juste en face. Pendant ce temps, Annabelle se tient à quelques mètres des escaliers dans le but de prendre ses poursuivants par surprise. Hilda ramasse une pierre et la lance contre la fenêtre pour briser les vitres, le bruit alerte les deux sbires qui se dirigent en courant au second étage. Alors qu’ils atteignent déjà l’étage suivant, Annabelle se met à découvert et tire jusqu’à ce que son chargeur se vide. Ce faisant, elle touche l’un des assaillants au niveau de la gorge. Les deux hommes tombent dans les escaliers, l’un utilisant l’autre comme bouclier humain. Hilda (montrant du doigt la poutre de l’autre côté de la fenêtre) : « hé ! Amenez-vous, on se casse d’ici » Mais Annabelle est en plein dans l’action, elle profite la chute des deux hommes dans les escaliers pour descendre les marches en courant. Le dernier sbire vivant a juste le temps de se relever lorsqu’elle se jette sur lui et parvient à le désarmer. Le type la repousse grâce à un coup de poing en plein visage, puis se retourne sur elle en tentant de l’étrangler. Annabelle se débat pour se libérer, mais son assaillant est beaucoup trop fort. Elle est sur le point d’abandonner lorsque l’assaillant lâche prise, Hilda vient de lui planter un bout de verre dans la nuque. Il essaie de l’enlever mais il n’y a pas moyen. Annabelle assène un uppercut à son adversaire déjà en très mauvaise posture. Le sbire tombe sur le côté, ensuite Hilda aide l’agent de police à se relever. Hilda : « vous êtes vraiment très bizarre, vous savez ? » Annabelle : « non, je n’avais pas remarqué » Les deux femmes redescendent les marches et se dirigent vers la sortie de l’immeuble. Annabelle et Hilda entrent dans le véhicule de la police. Annabelle démarre et continue son chemin vers le poste de police. Hilda : « vous pouvez me dire ce que vous avez fait à ces types pour qu’ils vous pourchassent comme cela ? Vous avez dû commettre une grosse gaffe » Annabelle : « tu connais des flics qui n’ont pas d’ennemis, toi ? » Hilda : « mais quand même, jusqu’à se retrouver dans une m***e pareille ? » Annabelle : « crois-moi, le contentieux est de taille, mais je survivrai… » Hilda : « je peux savoir pourquoi vous m’emmenez ? » Annabelle : « tu as une déposition à faire. Tu n’as quand même pas oublié que j’enquête sur la série de meurtres… » Hilda : « d’accord, d’accord, d’accord… » Annabelle : « je vois que tu as compris. Alors, je vais prendre ta déposition au poste pour éviter de mauvaises surprises. Au fait, as-tu déjà entendu parler d’un certain Zulu ? » Hilda : « oui, c’est un type assez bizarre… on dirait presque qu’il est fou » Annabelle : « saurais-tu par hasard où je pourrais le trouver ? » Hilda : « vous voulez retrouver ce type ? Vous n’avez qu’à débarquer devant l’immeuble à partir de 23 heures. Il fait fuir tout le monde. Cela ne me surprendrait pas qu’il ait tué ces gens » Annabelle : « tu crois cela ? » Hilda : « bien-sûr » Annabelle : « très bien, je ferai comme tu m’as dit » Après quelques minutes de route, les deux femmes arrivent au poste. Annabelle et Hilda descendent et entrent dans le bâtiment. Annabelle amène la femme qui lui a sauvé la vie dans son bureau pour prendre sa déposition. Pendant ce temps, dans la maison qui se trouve sur la plage, Adonis prend l’ordinateur portable de son père et se dirige vers la sortie. Il a à peine eu le temps de toucher la porte qu’Orphée entre brusquement en lui bloquant le passage. Son entrée fait sursauter Charles. Orphée (à Adonis) : « mon cher, tu oublies… sortie interdite » Adonis : « pourquoi ? Nous ne sommes pas en prison » Orphée : « qu’est-ce que tu veux faire à l’extérieur ? » Adonis : « je veux juste admirer la vue sur la plage… » Orphée : « dans ce cas, tu déposes cet ordinateur et je te laisse sortir » Adonis : « quoi ? Non » Orphée : « dans ce cas, je ne te laisserai pas sortir » Charles (se lève et ferme ses poings) : « non mais, ça ne va pas ? Vous allez laisser mon frère sortir librement ou je m’énerve » Orphée (à Charles) : « doucement, la terreur. C’est pour votre bien que je fais ce que je fais. Vous êtes en danger et il ne faut pas que quelqu’un de dangereux découvre cette maison, sinon vous aurez des soucis plus importants que sortir d’ici » Adonis (retourne s’assoir sur un fauteuil) : « je vois…je crois que je vais rester à l’intérieur, finalement » Orphée : « où est votre baby-sitter ? » Charles : « en quoi cela vous regarde ? » Adonis : « euh…je crois qu’elle est à son travail » Orphée : d’accord » Orphée sort à nouveau de la maison et referme la porte. Elle s’assied et s’adosse sur la porte. Au commissariat, Hilda et Annabelle ont terminé leur petite entrevue. Hilda sort du bâtiment pendant qu’Annabelle parle avec son supérieur. Annabelle : « chef, j’ai terminé de prendre la déposition d’Hilda » Frenkie : « vos premières impressions ? » Annabelle : « c’est une femme qui essaie de se réinsérer dans la société » Frenkie : « méfiez-vous tout de même des apparences » Annabelle : « vous pensez que je devrais la considérer comme une suspecte ? » Frenkie : « je vous demande de faire preuve de prudence, car un criminel a plus de facilités pour cacher ses intentions que de vous dire la vérité dans la plupart des cas » Annabelle : « d’accord monsieur » La journée tend vers sa fin et laisse place à une nuit offrant un ciel gorgé d’étoiles. Charles et Adonis pensent toujours à ce qu’ils ont découvert sur le mystérieux logiciel DREAM. Quant à Orphée, elle monte toujours la garde en restant près de la porte. De temps en temps, elle penche sa tête sur la porte pour écouter discrètement ce qui se passe à l’intérieur. Pendant ce temps, Annabelle vient de garer sa voiture à la rue 25 juste à quelques mètres l’immeuble dans lequel réside Hilda, puis elle attend. Sa montre indique 22h58. Elle reste dans sa voiture une dizaine de minutes, puis elle aperçoit un homme de race noire avancer vers l’immeuble, Zulu. Il porte une culotte de couleur noire, un t-shirt sans manches, il a une brosse à dents dans la bouche. Il est assez grand de taille et plutôt bien bâti. Une fois devant le portillon de l’immeuble, il s’assied et s’adosse contre le mur et ferme les yeux. Soudain, des éclats de voix se font entendre depuis l’intérieur de l’immeuble, on dirait une dispute conjugale. On entend un verre se briser, ensuite une jeune fille d’environ 10 ans ouvre le portillon et se met à courir. Quelques secondes plus tard, elle est suivie par sa mère mais, au moment où celle-ci traverse le portillon, son mari l’attrape et la ramène violemment à l’intérieur de l’immeuble. C’est alors que Zulu ouvre les yeux et se lance à la poursuite de la petite fille, pendant ce temps, la femme se fait tabasser par son mari. Annabelle décide de réagir, elle sort de son véhicule. Mais, quelle direction prendre ? Celle de la petite fille qui est suivie par Zulu ou alors doit-elle aller à la rescousse de la femme qui se fait massacrer par son conjoint. A force d’entendre les cris de la femme battue, Annabelle ne résiste pas à l’envie d’aider cette femme. Elle arrive en courant devant l’immeuble et, avant que le mari n’ait le temps de lever les yeux vers elle, plonge sur celui-ci. Le type ne se laisse pas faire et parvient à retourner la situation, il se tient au-dessus d’Annabelle, mais celle-ci parvient effectuer une prise d’immobilisation. Le conjoint la frappe à coups de poings sur le flanc à deux reprises, la douleur ressentie par Annabelle à ce moment-là lui fait lâcher prise, le type s’apprête à la frapper en plein visage lorsqu’un coup de feu retentit. C’est la femme qui vient de tirer dans le dos de son mari après avoir ramassé l'arme à feu d'Annabelle, celui-ci s’effondre et se met à agoniser. Annabelle se relève non sans difficultés. La femme se met à pleurer à chaudes larmes, elle tient fermement l’arme de la policière. Annabelle (à la femme) : « madame…c’est fini…baisser votre arme s’il vous plaît » Femme : « pourquoi il m’a fait ça ? » Annabelle (avance peu à peu) : « le tuer ne va pas arranger les choses, vous savez ? » Femme : « il doit mourir… » Annabelle : « pensez à votre fille, si vous tuez votre mari, vous irez en prison. Et votre fille, que deviendra-t-elle ? » La femme devient confuse, elle baisse lentement l’arme à feu. Quant à Annabelle, elle avance doucement vers la femme et saisit l’arme. La femme la laisse faire, puis s’assied à même le sol. Annabelle prend son téléphone et appelle les secours. Le conjoint est en train perdre du sang. Annabelle : « allô ? Oui, ici Annabelle, police criminelle, je demande une ambulance à la rue 25. Un homme est blessé par balle, il est gravement touché et se vide de son sang petit à petit » Pendant qu’Annabelle parlait encore, elle entend un cri. Cela ressemble assez à un cri de petite fille. Femme (lève la tête) : « Selena…ma fille ! » Annabelle raccroche immédiatement. Elle sort de l’immeuble et se dirige en courant vers la ruelle par laquelle elle a vu Zulu se diriger. Une fois dans ladite ruelle, elle avance en étant sur ses gardes, elle ne met pas longtemps avant de retrouver Zulu et la petite fille. Zulu est à quelques mètres de la petite Selena, celle-ci a peur du mystérieux inconnu. Annabelle pointe son arme sur Zulu.
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