Annabelle (à Zulu) : « police ! Plus un geste, levez vos mains »
Zulu se retourne lentement vers Annabelle.
Annabelle : « levez vos mains ! »
Zulu : « non ! »
Selena s’accroupit et se met à pleurer.
Annabelle : « pour la dernière fois, levez vos mains »
Zulu se met à avancer vers Annabelle. Annabelle commence à avoir peur, alors elle place son doigt sur la gâchette. Zulu s’arrête et la fixe du regard.
Annabelle : « je ne rigole pas, vous levez vos mains tout de suite »
Zulu : « non ! »
Annabelle tire, la balle passe à quelques centimètres du pied gauche de Zulu. Ce dernier ne bouge même pas le petit doigt. Il continue de fixer Annabelle.
Zulu (à Selena) : « petite ! Va avec la jeune femme de la police »
Annabelle : « ne faites aucun mouvement brusque »
Zulu (à Selena) : « va avec elle »
Selena se lève, puis elle avance lentement vers Annabelle.
Annabelle (à Selena) : « c’est cela, avance vers moi, puis cours et retrouve tes parents. Ta maman est très inquiète »
Selena avance et arrive au niveau d’Annabelle. Puis, elle prend ses jambes à son cou. Annabelle jette un dernier coup d’œil sur la petite fille, puis elle tourne son regard vers Zulu, mais celui-ci a disparu. Il n’est plus dans la ruelle. Annabelle tourne son regard à gauche, puis
à droite, mais elle ne voit personne. Elle rentre à l’immeuble, l’ambulance est déjà là. Le blessé
par balles est installé sur une civière, puis il est mis à l’arrière de l’ambulance sous les yeux
larmoyants de Séléna et de sa mère. Ce fut tout de même une nuit agitée, alors la mère et l’enfant
rentrent dans l’immeuble et ferment le portillon. Quant à Annabelle, une bonne nuit de sommeil lui ferait le plus grand bien. Elle retourne à son véhicule tandis que l’ambulance s’en va. Dans un coin de la rue 25, des yeux observent Annabelle dans l’ombre. Elle entre dans son véhicule et rentre chez elle.
Pendant ce temps, du côté de la maison sur la plage, Orphée finit par s’assoupir devant la porte d’entrée. Charles, lui aussi, est déjà en train de dormir. Mais Adonis
rallume l’ordinateur portable et ouvre de nouveau le logiciel DREAM. Il essaie de se rappeler
de ce qu’il a fait pour que le mystérieux logiciel fonctionne. Il prend les deux électrodes et les
place au niveau de ses tempes. Ensuite, il observe l’écran noir qui se dresse devant lui dans
l’ordinateur. Puis, il clique sur la touche ENTREE ; cette fois-ci, il obtient deux options : A et B. Il choisit de cliquer sur l’option B. Ce qu’il voit ne manque pas de le surprendre. L’écran développe l’image de son père, depuis l’enfance de ce dernier jusqu’à l’âge qu’il a actuellement, le processus visuel se répète encore et encore. Adonis est curieux, cela ne ressemble pas à son frère Charles. Il ne rêverait pas de son père de cette façon puis qu’il n’a jamais vu Bartholomew lorsque celui-ci était enfant.
Adonis (stupéfait) : « il doit y avoir une autre explication ou alors c’est une erreur »
Après avoir dit cela, soudain l’image répétée en boucle disparaît de l’écran. Au même moment, Orphée ouvre la porte d’entrée et jette un coup d’œil dans la maison.
Orphée (à Adonis) : « tu as dit quelque chose ? »
Adonis : « euh… non. Je n’arrive encore à rien avec cet ordinateur »
Orphée : « je crois que je me suis un peu assoupie. Ton frère, lui, doit être sur Mars à l’heure qu’il est »
Adonis éclate de rire.
Orphée (referme la porte) : « il fait très froid dehors, je vais me préparer un lait chaud, tu en veux ? »
Adonis : « euh… si vous voulez… »
Orphée : « je ne vous veux aucun mal, je connaissais votre père »
Adonis : « depuis combien de temps le connaissiez-vous ? »
Orphée : « disons que nous nous connaissions depuis tellement longtemps que je ne saurais vraiment le dire »
Adonis : « ça doit faire un paquet d’années »
Orphée : « si seulement tu savais, petit… »
Orphée termina de préparer le lait chaud, puis elle le servit à Adonis. Puis les deux passèrent la nuit à bavarder. Adonis, qui craignait beaucoup Orphée, finit par la voir comme une gentille dame même s’il lui arrive d’être quand même très dure. La nuit passa et se fit
remplacer par un jour nouveau. Lorsque Charles et Adonis se réveillent, Orphée n’est plus dans
la maison. Elle est sortie pour fumer quelques bâtons de cigarette en faisant les cent pas.
Charles (à Adonis) : « hey, Adonis, on ne restera pas ici éternellement quand même n’est-ce pas ? »
Adonis : « pour le moment, nous sommes en sécurité ici »
Charles : « et l’école ? Il faut bien qu’on y aille ! »
Adonis : « je crois bien que oui. Mais il faudra être prudent là-bas, n’oublie pas que les hommes qui recherchent notre père sont également à nos trousses. Tout cela à cause de ce logiciel que je n’arrive pas encore à comprendre »
Charles : « tu as encore vu quelque chose ? »
Adonis : « tu avais déjà vu notre père lorsqu’il était enfant ? »
Charles : « non, jamais…pourquoi ? »
Adonis : « ma théorie concernant ce truc est que ce logiciel permet peut-être de lire dans les pensées des gens. Le problème c’est que je ne peux pas encore le prouver »
Charles : « je crois que tu n’as pas assez dormi, ce genre de chose n’existe pas »
Adonis : « moque-toi si tu veux, mais je suis sûr que je ne suis pas loin de découvrir le fin mot de cette histoire »
Charles : « si tu le dis »
Quelques minutes plus tard, Orphée revient vers la maison. Elle ouvre la porte et entre. Adonis et Charles se tiennent devant elle, munis de sacs à dos. Ils ont déjà pris leur bain et sont prêts à partir.
Orphée : « vous m’expliquez, ou bien ? »
Adonis : « nous devons aller à l’école »
Charles : « et vous n’allez pas nous en empêcher »
Orphée : « je vois…dans ce cas, allons-y »
Adonis (surpris) : « quoi ? Vous êtes sûre ? »
Orphée (ouvre la porte) : « certaine. Allez-y, je vous y accompagne »
Charles (un peu perplexe) : « je m’attendais à un refus catégorique. Cette femme est un
peu bizarre »
C’est ainsi qu’Orphée emmena les deux frères dans leur école en utilisant comme moyen
de locomotion une camionnette, la même qui avait servi à aider Annabelle, Adonis et Charles
à s’enfuir. Après une dizaine de minutes sur la route, ils arrivent à destination. Les deux frères
descendent du véhicule et pénètrent dans l’enceinte de l’établissement. Parmi les véhicules garés se trouve une voiture de couleur noire. Quatre hommes vêtus de noir sont à l’intérieur, ils sont venus attendre devant l’établissement en espérant y trouver les deux gamins. Maintenant
ce n’est qu’une question de temps avant que les deux garçons ne soient entre leurs mains.
De
son côté, Annabelle est arrivée au commissariat, elle doit continuer son enquête concernant les
meurtres en série perpétrés dans la rue 25. Elle lit à nouveau la déposition de Hilda, puis se rend
à l’extérieur, elle entre dans sa voiture et se met en route pour la rue 25. Chemin-faisant, elle fait un petit détour et se dirige vers la plage. Pendant ce temps, les quatre hommes vêtus de noir
préparent quelque chose. Nous allons respectivement les appeler 1, 2, 3 et 4. Alors, 1 et 2 sortent
du véhicule, ils entrent dans l’enceinte de l’établissement en prétendant qu’ils sont de la police. Un enseignant, les ayant remarqués, va à leur rencontre.
Enseignant : « bonjour messieurs, que puis-je faire pour vous ? »
1 : « bonjour cher monsieur, excusez-nous d’être venus jusqu’ici. Nous sommes les
inspecteurs Ruby et Topaze, nous sommes à la recherche de deux garçons qui sont inscrits dans
cet établissement »
Enseignant : « que dites-vous ? Deux de nos élèves ? »
1 : « ne vous en faites pas, ils ne sont pas en cause, ils ont juste besoin d’être protégés. Nous sommes là pour cela »
Enseignant : « ah…d’accord. Et que voulez-vous ? »
1 : « en réalité, c’est très simple. L’un des deux garçons a en sa possession un objet d’une importance capitale pour notre enquête. Il s’agit d’un ordinateur portable »
Enseignant : « je comprends… »
1 : « nous souhaiterions vivement qu’il nous le remette »
Enseignant : « quel est le nom de cet élève ? »
2 : « Adonis Bartholomew »
Enseignant : « d’accord. Je vais le chercher, surtout restez ici »
Adonis est assis dans une salle de classe. Il est en train de prendre des notes tout comme ses camarades. Soudain le professeur qui dispense la leçon se rend à l’extérieur, il échange quelques mots avec l’enseignant qui parlait aux hommes en noir. Ensuite, le professeur entre et s’écrie : « Adonis Bartholomew ! »
Adonis (se lève) : « oui monsieur »
Professeur : « suivez cet enseignant, vous êtes demandé à l’extérieur »
Adonis sort de la salle. Il suit l’enseignant et arrive dans la cour. Il se retrouve face à 1et 3. Orphée, qui observe de temps en temps la cour de l’école, est tout de suite mise en alerte. Elle dégaine son arme et la charge rapidement.
Enseignant (à 1) : « est-ce bien lui ? »
1 : « oui monsieur, c’est bien ce garçon »
Enseignant (à Adonis) : « ces messieurs sont ici pour récupérer un ordinateur portable qui serait en ta possession, ils en ont besoin pour leur enquête »
Adonis observe attentivement les deux hommes. Il est très méfiant et ne fait pas du tout confiance à ces messieurs.
Adonis (à 1) : « vous êtes venus un peu tard. J’ai remis ma machine à un autre policier »
1 : « qui était-ce ? »
Adonis : « l’inspecteur Annabelle »
1 : « inspecteur Annabelle ? Où pouvons-nous la trouver ? »
Adonis : « je n’en sais rien »
1 (prend Adonis par la main) : « tu vas gentiment nous accompagner au poste. Nous allons attendre l’inspecteur Annabelle »