Adonis : (retire brusquement sa main) : « non, je reste ici »
Enseignant (à 1) : « excusez-moi, mais je pense qu’il vaudrait mieux permettre à cet élève de prendre au moins la permission avant de vous suivre »
1 : « très bien…allez-y, rédigez-lui une permission s’il vous plaît »
L’enseignant se dépêche d’entrer dans le bâtiment et se dirige vers le secrétariat. Pendant ce temps, 2 guette l’arrivée du personnel de l’école tandis que 1 traîne de force Adonis vers l’extérieur. Une fois que 1 arrive au niveau du portail, le gardien lui bloque le passage mais 2 assomme ce dernier d’un coup de coude sur la tempe. Adonis se débat comme il le peut, mais
il n’a aucune chance face à ces deux sbires. Les deux hommes traînent donc Adonis quand tout
à coup, un coup de feu retentit. 2 est touché à la tête, il s’effondre. 3 et 4 sortent du véhicule, armes à la main tandis que 1 fait entrer Adonis de force. Orphée, cachée derrière un véhicule, tire en direction des ravisseurs, mais ceux-ci sont en supériorité numérique et ont donc plus
d’armes, ce qui met Orphée dans une situation inconfortable. Tous les élèves entendent les bruits des échanges de coups de feu, les enseignants de chaque salle ont du mal à les rassurer. Celui qui s’est rendu au secrétariat arrive dans la cour avec la note de permission, mais il n’y a personne.
Les trois ravisseurs montent tant bien que mal en voiture et s’enfuient avec Adonis à bord. Orphée s’empresse de retourner à sa camionnette et les prend en chasse. Pendant ce temps, Annabelle n’a trouvé personne dans la maison de la plage et retourne à son véhicule lorsque la radio d’alerte lui signale qu’il y a un échange de coups de feu au
niveau de l’établissement dans lequel vont Adonis et Charles. Elle monte rapidement dans sa
voiture et se rend sur les lieux. De son côté, Orphée continue de poursuivre les hommes en noir.
1 immobilise Adonis, 3 est au volant et 4 est assis devant, côté passager. Ce dernier, muni de
son arme, passe par la fenêtre et tire sur la camionnette. Mais Orphée lui répond également avec
son arme, obligeant le ravisseur à se mettre à couvert en rentrant dans le véhicule. Orphée
continue de tirer et finit par briser le pare-brise arrière, au même moment 1 et Adonis baissent
leurs têtes pour se mettre à l’abri. En chemin, Annabelle est tellement inquiète pour les deux
garçons qu’elle grille tous les feux rouges qu’elle rencontre. Elle manque de percuter le véhicule noir dans lequel se trouvent les ravisseurs, mais la camionnette ne la rate pas. Orphée a juste le temps de croiser son regard avec celui d’Annabelle, cette dernière comprend ce qui se passe immédiatement. Elle sort de son véhicule et monte rapidement dans la camionnette et la
poursuite reprend de plus belle.
Annabelle (à Orphée) : « qui ? »
Orphée : « le cinglé des ordinateurs »
Annabelle : « Adonis »
Orphée : « c’est bien ce que j’ai dit »
Annabelle : « combien sont-ils ? »
Orphée : « ils étaient quatre, j’en ai eu un devant l’école »
Annabelle (dégaine son arme) : « quatre ? »
Orphée : « ah ! Quelle journée ! »
Annabelle (sort la tête par la fenêtre du véhicule) : « appuie sur l’accélérateur, j’ai une idée »
Orphée : « ok »
Orphée appuie à fond, sa camionnette parvient à se rapprocher du véhicule de couleur
noire, Annabelle prend son temps pour viser, puis elle tire deux fois. La première balle vient se loger dans un des sièges de la voiture et la seconde atteint 4 à l’épaule gauche. 3 accélère davantage. 1 lève la tête pour regarder ce qui se passe, mais il reçoit un coup de genou dans les parties génitales de la part d’Adonis. Le jeune garçon ouvre la portière, mais la voiture roule à
vive allure, il hésite à sortir. 1 est assez dérangé par la douleur provoquée par le coup qu’il vient de recevoir, mais il se reprend et en voulant attraper Adonis, il oublie qu’il est à découvert et se
fait toucher par une balle d’Annabelle. La balle vient se loger dans la partie latérale du cou,
tuant le ravisseur sur le coup. La portière est toujours ouverte devant un Adonis hésitant. Orphée accélère et rattrape une fois de plus la voiture noire.
Orphée (à Annabelle) : « prenez le volant »
Annabelle : « quoi ? »
Mais Orphée escalade déjà, elle passe par la fenêtre de la portière et arrive sur le capot avant de la camionnette. Annabelle se dépêche de prendre les commandes du véhicule. Orphée
se couche sur le capot avant de son véhicule de telle sorte qu’elle se retrouve face à Adonis.
Elle lui tend la main, son autre main prend appui sur l’espace de la fenêtre de l’autre portière pour lui permettre de rester en équilibre. 3 regarde son rétroviseur et aperçoit Orphée, il accélère encore une fois, Annabelle en fait autant. Les deux engins sont au coude à coude.
Orphée (à Adonis) : « saute, allez ! »
Adonis dit non de la tête. Orphée insiste. Voyant qu’Adonis refuse par peur de se faire tuer, elle dégaine son arme et tire sur la roue avant de la voiture noire, la roue éclate aussitôt, provoquant une petite secousse qui surélève l’arrière du véhicule. La secousse fait perdre l’équilibre à Adonis qui se jette involontairement sur la route, mais il est rattrapé in extremis par la main tendue d’Orphée. Elle le tire aussitôt vers elle, Annabelle freine brusquement, ce qui permet à Orphée de prendre Adonis dans ses bras pour le protéger de la chute sur le bitume.
Elle roule du capot jusqu’au bitume en serrant le garçon dans ses bras, comme pour former un cocon de protection. La voiture noire continue de rouler, 3 n’a pas voulu s’arrêter. Il a un mort et un blessé, il n’est pas en position de force. Annabelle est stupéfaite par ce que vient de faire
Orphée, elle n’arrive pas à croire ce qu’elle vient de voir. Orphée regarde Adonis et le touche pour vérifier qu’il n’est pas blessé.
Orphée (à Adonis) : « ça va ? Tu es blessé ? »
Adonis (encore sous le choc) : « euh…non »
Orphée : « est-ce que tu as mal ? Hey ! »
Adonis : « non, ça va… »
Orphée (se lève) : « d’accord…on va te ramener à l’école. Ton frère doit être inquiet »
Orphée ramène Adonis dans la camionnette, puis elle reprend sa place au volant, Annabelle s’assoit juste à côté.
Annabelle (à Orphée) : « je peux savoir où vous avez appris à faire des choses pareilles ? »
Orphée : « non, je ne crois pas. Le plus important c’est que les gamins n’aient rien »
Annabelle : « d’accord, ils n’ont rien. Maintenant, explique-moi un peu tout ceci »
Orphée : « je n’ai rien à expliquer. J’ai eu une vie comme tout le monde »
Adonis pense : (cette femme est drôlement entrainée, je suis impressionné)
Annabelle : « tu me dois une voiture, en passant… »
Orphée : « je regrette, pour les cadeaux de Noël tu devras attendre »
Adonis éclate de rire.
Orphée (à Adonis) : « eh ben, vas-y, ne te gêne pas. Tu rigoles maintenant… »
Adonis : « vous deux, on dirait deux sœurs. Vous n’arrêtez pas de vous disputer pour
pas grand-chose »
Quelques minutes plus tard, la camionnette arrive devant le portillon de l’école. La police est déjà sur les lieux, ainsi que l’ambulance. Annabelle et Orphée descendent du véhicule.
Annabelle (à Adonis) : « toi, tu restes ici. Je vais chercher Charles et on retourne à la planque »
Annabelle et Orphée entrent. Elles arrivent dans la cour et observent tous les élèves qui s’y trouvent car ce qui s’est passé il y a quelques minutes a tenu tout le monde en alerte.
Orphée (à Annabelle) : « hé ! Je ratisse la cour, tu peux entrer pour voir à l’intérieur »
Annabelle : « d’accord... »
C’est ainsi que les deux femmes se séparent, Annabelle entre dans le bâtiment de l’école
tandis qu’Orphée fait le tour de la cour en regardant attentivement chaque élève. Ce faisant, elle
se fait aborder par un enseignant, le même qui a fait sortir Adonis de sa salle de classe pendant
que le cours avait lieu.
Enseignant : « bonjour madame, vous cherchez votre fils ? »
Orphée : « oui, il est assez turbulent des fois »
Enseignant : « je comprends tout à fait. Comment s’appelle-t-il ? »
Orphée : « Charles Bartholomew »
Enseignant : « ah…d’accord. Un garçon un peu agité tout de même. Il était dans la cour
tout à l’heure »
Orphée : « vous l’avez vu ? »
Enseignant : « il était là tout à l’heure »
Orphée jette un coup d’œil sur l’ensemble de la cour. A ce moment, Annabelle sort du
bâtiment, Charles ne s’y trouvait pas. L’enseignant se rapproche d’une fille de l’école.
Enseignant : « eh petite ! Tu es bien dans la même classe que Charles Bartholomew n’est-il pas ? »
Fille : « oui monsieur »
Enseignant : « saurais-tu où il est allé par hasard ? »
Fille : « il est sortie par le portillon il y a dix minutes »
Enseignant : « quoi ? »
Orphée (qui a entendu) : « sorti ? »
Fille : « oui… »
Annabelle rejoint Orphée.
Annabelle : « qu’est-ce qui se passe ? »
Orphée : « il se passe que le gamin est sorti de l’école il y a une dizaine de minutes »
Annabelle : « mince ! »
Fille : « je l’ai vu, il portait deux sacs à dos…il répétait quelque chose du genre : il ne faut pas que ces types mettent la main sur DREAM »
Annabelle : « ce n’est pas vrai ! Maintenant, on fait quoi ? »
Orphée : « on va devoir faire le tour de cette zone. En dix minutes, j’imagine qu’il n’a
pas pu excéder cinq kilomètres à la ronde »
Annabelle : « les enfants…ils sont pénibles ! »
Les deux femmes retournent en vitesse dans la camionnette. Orphée démarre et commence à explorer toutes les rues qui sont plus ou moins proches de l’établissement.
Adonis : « mais, où est Charles ? »
Orphée : « ton frère est parti en emportant ton sac avec lui de peur que ce stupide
ordinateur renfermant un logiciel inconnu ne tombe entre de mauvaises mains »
Adonis : « oh non ! Et maintenant, on ne sait pas où il est »
Annabelle : « tu l’as deviné tout seul, petit génie ? D’après toi, où pourrait aller ton petit
frère ? »