Adonis : « il va sûrement chercher à retourner à la plage par ses propres moyens »
Annabelle (à Orphée) : « gare-toi, je vais continuer à pied. Tu vas continuer avec Adonis »
Orphée gare sur le côté de la route. Annabelle descend de la camionnette, puis elle donne une carte sur laquelle est écrit son numéro de téléphone à Orphée. Ensuite, elle commence à
arpenter les rues en marchant. Orphée continue de rouler avec Adonis à bord. Après quelques
minutes de marche, Annabelle décide de passer par une ruelle qui mène à la rue 25. Elle découvre un corps sans vie dans un coin de la ruelle. Elle touche le cadavre, il est encore chaud, conclusion ; le meurtrier n’est pas bien loin. En effet, l’assassin n’est pas bien loin, il se trouvait juste derrière elle et il l’assomme à l’aide d’une latte. Puis, il traine le corps d’Annabelle en passant par la rue 25, ladite rue est souvent déserte à cette heure de l’après-midi.
Pendant ce temps, Orphée et Adonis sont à quelques mètres de la plage lorsqu’ils retrouvent Charles qui marche en portant deux sacs à dos, le sien et celui de son frère Adonis. Orphée gare la camionnette près de lui et descend du véhicule. Charles l’aperçoit.
Orphée (à Charles) : « hé, toi ! Ce n’est pas très prudent de sortir comme cela, tu sais ? »
Charles : « oui, je sais, je suis désolé. Je ne voulais pas que le sac d’Adonis se retrouve entre de mauvaises mains »
Orphée (à Adonis) : « descends, vous allez vous reposer à la maison »
Adonis descend de la camionnette. Il rejoint son frère et tous les deux se dirigent vers la maison qui se trouve sur la plage.
Adonis (à Charles) : « tu as eu un bon réflexe, mais marcher comme cela aurait permis à d’autres personnes de te suivre »
Charles : « et toi, ne t’avise plus de te laisser prendre aussi facilement. Tu es un surdoué et pourtant tu veux toujours te faire passer pour un idiot »
Adonis : « je sais que tu es en colère… »
Charles : « quoi ? Tu sais que je suis en colère ? Tu l’as vu en rêve peut-être… papa n’est plus là, alors je refuse de te perdre aussi »
Adonis (s’arrête) : « Tu l’as vu en rêve…vu en rêve…vu en rêve…il faut qu’on rentre, j’ai un truc à vérifier »
Charles : « quoi ? »
Adonis : « suis-moi »
Adonis et Charles arrivent à la maison et entrent. Adonis récupère son sac, il l’ouvre et prend l’ordinateur qu’il allume immédiatement. Ensuite, il ouvre le logiciel DREAM. Puis, il regarde les deux dernières sauvegardes. Charles l’observe mais ne comprend pas ce que fait son
frère.
Charles : « tu peux m’expliquer ? »
Adonis : « tu te souviens du rêve que tu avais fait ? »
Charles : « oui, je me rappelle de ce rêve »
Adonis : « bien, au moment où j’ai sauvegardé ce fichier vidéo, tu dormais. Mais, lorsque le second fichier vidéo a été conçu, tu ne dormais pas »
Charles : « c’est vrai… »
Adonis : « et si c’était quelqu’un d’autre qui dormait à ce moment-là ? »
Charles : « comment ça ? On n’était que deux ici »
Adonis : « non, ce n’est pas tout à fait vrai. Orphée était là, elle aussi. »
Charles : « où ça ? »
Adonis : « elle n’est pas allée bien loin, elle était juste devant la porte. Souviens-toi que lorsqu’elle est entrée, elle avait l’air d’avoir dormi, elle était sûrement assise devant la porte »
Charles : « jusque-là, je vois toujours pas où tu veux en venir »
Adonis : « écoute, il est possible que ce logiciel permette d’accéder aux rêves des personnes endormies. Tu comprends un peu ? »
Charles : « mais qu’est-ce que tu racontes ? »
Adonis : « je vais faire un test de confirmation tout à l’heure… »
Charles : « une machine qui lit dans la tête, ça n’existe pas »
Pendant que les deux frères discutent encore, Orphée est déjà repartie, elle veut retrouver
Annabelle. Puis, elle se souvient que celle-ci lui avait donné son numéro de téléphone. Elle gare
la camionnette et utilise son téléphone pour l’appeler. Le téléphone sonne, encore et encore, mais rien. Orphée sillonne la zone où elle a laissé Annabelle, mais après une heure de fouille
improductive, elle décide de retourner à la maison qui se trouve sur la plage. La nuit commence
déjà à tomber, Annabelle est encore inconsciente. Deux individus habillés avec des capes de couleur rouge sont en train de l’attacher sur une plateforme. Ensuite, ils se mettent à réciter des incantations en marchant autour de la plateforme. De leur côté, Adonis et Charles sont toujours
en train de discuter.
Charles : « mais puisque je te dis que ce genre de chose n’existe pas »
Adonis : « non, je regrette, tu ne me feras pas avaler cela. Il est possible que cette machine puisse lire les rêves. Ce qui bien-sûr serait quelque chose d’incroyable mais aussi de très dangereux »
A ce moment précis, Orphée ouvre la porte et entre. Elle n’est pas calme, elle ne cesse de regarder son téléphone. Adonis et Charles la regardent aller de gauche à droite.
Adonis (à Orphée) : « un problème ? »
Orphée : « j’ai une impression bizarre »
Adonis : « laquelle ? »
Orphée : « je pense que l’inspecteur Annabelle est en danger »
Charles : « pourquoi ? »
Orphée : « elle m’a remis son téléphone afin que je l’appelle lorsque j’aurai retrouvé Charles. Mais à peine l’avons-nous retrouvé à quelques mètres d’ici que je l’ai appelé mais son téléphone sonne sans que personne ne daigne décrocher »
Charles : « peut-être qu’elle est occupée dans son bureau »
Adonis : « non… elle était à ta recherche »
Orphée : « je crois qu’il y a quelque chose qui lui est arrivé »
Adonis : « je crois que c’est l’occasion de confirmer mon hypothèse… »
Charles (à Adonis) : « ah non ! Tu ne vas pas recommencer… »
Adonis (se lève) : « je compte bien te prouver que j’ai encore raison, cette fois-ci »
Orphée (à Adonis) : « on peut savoir ce que tu fais ? »
Adonis : « vous allez à sa recherche non ? »
Orphée : « c’est exact, mais je n’ai besoin de coltiner des enfants. J’ai eu ma dose pour cette journée »
Adonis : « je pourrais vous être utile, vous savez ? »
Orphée : « tu m’expliques ? »
Adonis : « emmenez-moi avec vous, s’il vous plaît »
Orphée : « c’est hors de question »
Adonis : « j’ai une fonctionnalité du logiciel que j’ai peut-être découvert, mais j’ai besoin de faire une expérience pour confirmer ou infirmer cette hypothèse »
Orphée : « de quoi est-ce que tu parles ? »
Adonis : « s’il vous plaît, permettez-moi de venir avec vous et je vous expliquerai tout »
Orphée : « pourquoi pas tout de suite ? »
Adonis : « là, maintenant, vous me prendriez pour un fou »
Orphée : « tu es un cinglé des ordinateurs, où serait la différence ? »
Charles : « excusez-moi, mais vous perdez du temps-là »
Orphée : « tu as raison. Dans ce cas, Adonis, tu viens avec moi »
Adonis (à Charles) : « je crois qu’il vaut mieux que tu viennes aussi »
Orphée : « finalement, mon baby-sitting n’est pas prêt de s’arrêter. Dans ce cas, vous n’avez qu’à venir tous les deux »
C’est ainsi qu’Adonis et Charles ont accompagné Orphée. Les trois entrent dans la camionnette et se mettent à arpenter les rues jusqu’à ce qu’ils arrivent à l’endroit précis où Annabelle est descendue du véhicule. Adonis allume l’ordinateur et branche les électrodes qu’il connecte à ses deux tempes. Orphée le regarde avec beaucoup de curiosité.
Orphée : « je peux savoir ce que tu fabriques ? »
Adonis : « vous allez comprendre. C’est une des fonctionnalités du mystérieux logiciel »
Orphée : « tu as trouvé comment cela fonctionne ? »
Adonis : « je n’en suis pas encore sûr, c’est pour cela que je suis là avec vous »
Orphée : « bien…j’espère que je pourrais comprendre cela, moi aussi »
Orphée continue de rouler dans la zone dans laquelle Annabelle a disparu. Charles observe attentivement les coins de rue tandis que son frère se tient en alerte au cas où le moindre
signal serait émis par le logiciel. Après quelques minutes, la camionnette aboutit à la rue 25.
Après quelques secondes, le logiciel émet un petit signal. Orphée, qui observait, arrête aussitôt le véhicule. Les électrodes se mettent à briller.
Orphée (stupéfaite) : « mais quelle magie est-ce là ? »
Adonis : « ce n’est pas de la magie, mais de la science. Enfin, je crois »
Charles : « une drôle de science »
Orphée : « tu parles d’une magie scientifique ou d’une science magique ! »
Adonis voit apparaître un nom sur le registre de connexion : celui d’Annabelle. Charles et Orphée restent bouches bée. Adonis effectue un clic gauche sur le nom d’Annabelle et tape sur la touche ENTREE. Le logiciel présente alors une sorte de vidéo, mais avec des
interruptions car le signal n’est pas bon. La vidéo présente Annabelle marchant dans une ruelle, puis elle aperçoit quelqu’un qui est allongé. Elle se rapproche pour examiner la personne qui est couchée par terre, le signal s’interrompt brutalement sous les yeux d’Adonis, d’Orphée et de Charles.
Charles (à Adonis) : « c’est de cela que tu parlais tout à l’heure ? Oh mince ! »
Orphée : « qu’est-ce que c’était ? »
Adonis : « je pense qu’il s’agit d’un rêve ou de quelque chose dans ce genre-là »
Orphée : « non. Je connais cette ruelle, elle permet de déboucher dans ce quartier ; la rue 25. Vu comme le signal s’est rompu, je suis à peu près sûre que quelqu’un l’a enlevée. Alors, tu vas garder ce machin-là allumé, si jamais on se rapproche d’elle, je veux être au
courant »
Adonis : « mais vous ne me comprenez pas, je ne connais pas encore toutes les fonctionnalités de ce logiciel »
Orphée : « tu vas devoir apprendre cela tout de suite. Il s’agit d’un cas sérieux-là »
Adonis se met à rechercher dans les paramètres pour avoir accès à plus de fonctionnalités. Il est maintenant sous pression, il a la certitude qu’Annabelle est en danger mais il n’a aucune idée de ce qu’il faut faire pour la retrouver. De son côté, Annabelle a vécu une fois de plus le film de sa capture pendant qu’elle était inconsciente, voilà pourquoi Adonis a pu avoir accès à cette image. Ce qu’il ignore, c’est qu’il s’agissait de l’inconscient d’Annabelle.
Annabelle se réveille dans une salle semblable à une grotte. Elle est ligotée et ne parvient pas à
se défaire de ses liens. Elle aperçoit deux individus recouverts chacun d’une capuche, ils
marchent en tournant autour de la plateforme sur laquelle elle est allongée. Voyant qu’elle s’est
réveillée, l’un des deux individus s’arrête et sort une dague de sa cape. Son acolyte s’arrête de
l’autre côté de la plateforme de telle sorte qu’ils sont placés de part et d’autre d’Annabelle.
Quant à Annabelle, son regard ne quitte pas la dague d’une semelle.
??? : « Vous n’auriez jamais dû vous retrouver là… »
Annabelle : « qui êtes-vous ? »
??? : « Cela n’a absolument aucune importance puisque vous allez mourir ici de toute façon »