Il faut sauver Annabelle

2080 Mots
Annabelle reconnait l’une des voix. Elle observe les deux individus, ils sont complètement masqués par leurs capuches. Elle ne parvient pas à bouger le petit doigt à cause du fait que ses chevilles et ses poignets soient liés. L’individu qui détient la dague ouvre la paume de main d’Annabelle et lui plante légèrement la lame au milieu. Annabelle se met à hurler, mais elle reçoit immédiatement une gifle de la part son bourreau. ??? : « Qu’êtes-vous venue faire dans cet endroit, inspecteur ? » Annabelle : « je faisais une promenade de santé » ??? : « Vous voulez jouer à cela ? Très bien » L’individu armé de la dague se dirige de l’autre côté de la plateforme et ouvre l’autre paume de main, puis il plante la dague au milieu de la main d’Annabelle. ??? : « Vous disiez ? » Annabelle : « ce n’est pas avec cela que vous me ferez parler, je peux vous le garantir » ??? : « Dans ce cas, autant abréger votre séjour dans ce monde » Annabelle : « mais qui êtes-vous, bon sang ? » En guise de réponse, le second larron attrape Annabelle par la gorge et se met à l’étrangler. L’individu en possession de la dague retourne de l’autre côté de la plateforme et se prépare à planter sa lame en plein milieu de l’abdomen lorsqu’une pierre vient heurter sa tête. Le choc fait tomber le bourreau qui lâche son arme. Son acolyte relâche la gorge de l’inspecteur et s’empresse d’aider son ami à se relever. Mais qui a lancé la pierre ? C’est Zulu. ??? : « Pourquoi ? » Zulu (avance vers la plateforme) : « vous croyez que nous sommes ici pour sacrifier des êtres impurs ? Seuls les enfants ont droit à un tel sacrifice sur l’autel sacré » ??? : « Très bien, maître. Mais qu’allons-nous faire de cette femme ? » Zulu : « retirez-la de l’autel et exécutez-la, elle n’a que trop interféré dans le programme d’aujourd’hui » Annabelle (à Zulu) : « vous êtes vraiment un monstre pour faire ce genre de chose à des enfants » Zulu : « vous ne comprendrez le monde que lorsque vous mourrez. Tant que vous êtes ici, vous n’aurez jamais la connaissance absolue » Annabelle : « et pourquoi êtes-vous toujours en vie ? » Zulu : « je suis le pont entre les vivants et les dieux » Annabelle : « de la pure folie ! » Zulu : « e*****z-moi cela de l’autel et tuez-la » Les deux individus masqués détachent les liens d’Annabelle. Puis, ils la traînent hors de la plateforme. C’est l’occasion qu’attendait Annabelle pour réagir, elle frappe l’un de ses bourreaux grâce à un coup de pied circulaire. L’autre réagit aussitôt en lui mettant la dague sur le cou. Mais il reçoit un coup de poing dans l’œil, suivi d’une prise de judo le ramenant violemment au sol en passant par-dessus le dos d’Annabelle. Celle-ci a à peine eu le temps de souffler qu’elle reçoit un coup de poing de la part de l’autre individu masqué qui est revenu à la charge. La capuche de ce dernier est rabattue à l’arrière pendant son action, dévoilant le visage de la mère de Selena à la grande surprise d’Annabelle. Le bourreau qui est par terre attrape immédiatement Annabelle par les pieds pendant qu’elle se bat contre la mère de Selena. Zulu ramasse la dague et revient vers la plateforme. Annabelle essaie de se défendre contre les assauts de cette femme tout en étant immobilisé par son acolyte qui finit par la déséquilibrer. Annabelle tombe, Zulu en profite pour avancer assez rapidement, il retire violemment la mère de Selena de son chemin. Puis il maintient Annabelle par terre, et se prépare à lui planter la dague en plein cœur… mais il reçoit un v*****t coup de pied en plein visage d’une aide qui se veut providentielle ; Orphée arrive au bon moment avec Adonis et Charles à ses côtés. La dague tombe juste à côté de l’un des bourreaux. La mère de Selena s’empresse de la ramasser, mais Orphée est plus rapide, elle dégaine son arme et tire deux balles en pleine poitrine. La mère de Selena s’effondre. L’autre acolyte se jette sur Orphée et la désarme. Les deux adversaires se livrent à un jeu de lutte pendant que Zulu se dirige vers la dague. Mais Annabelle l’a vu et se met sur son chemin. Orphée effectue un balayage des pieds de son adversaire. Une fois son adversaire au sol, elle lui frappe le front avec son talon, la force du coup est telle qu’elle lui ouvre l’arrière du crâne et le tue instantanément. Zulu tient Annabelle et il a réussi à récupérer la dague qu’il a placée au niveau de sa gorge. Orphée ne peut pas faire grand-chose là où elle se trouve. Adonis est juste à l’entrée de la salle. Zulu : « voyez-vous ce que vous venez de faire à mes précieux disciples ? » Annabelle : « espèce de monstre » Zulu : « je crois que j’ai largement de quoi compenser cette perte. Je n’ai qu’à vous tuer immédiatement » Charles : « ça, c’est ce que nous allons voir » Annabelle est surprise. Orphée pensait que Charles se trouvait avec Adonis, mais il a réussi à ramasser l’arme à feu d’Orphée. Il la pointe sur Zulu et possède un excellent angle de tir. Ce que Zulu tente de rectifier en ramenant Annabelle du côté où Charles se trouve. Charles appuie sur la gâchette, il se met à tirer dans toutes les directions ce qui fait paniquer un peu Annabelle et Zulu. Aucun d’entre eux ne souhaite mourir d’une façon aussi aléatoire. Il finit par vider le chargeur, Zulu le fixe du regard. Annabelle prend cela pour une diversion et donne un coup de coude dans l’abdomen de Zulu, mais celui-ci ne se laisse pas berner et plante la dague immédiatement dans l’épaule de la jeune femme. Zulu retire la dague et se précipite sur Charles, mais Orphée se dirige vers lui à toutes jambes et se jette sur lui, le renvoyant violemment contre le mur, Zulu laisse tomber son arme. Cela laisse du temps à Charles pour retrouver son frère à l’entrée. Zulu saisit Orphée par le cou et la soulève jusqu’à ce que ses pieds ne touchent plus le sol, mais celle-ci le saisit également par la tête et lui envoie un coup de genou en plein sur le visage, le forçant à la relâcher. Pendant sa chute, Orphée se cogne la tête sur le bord de la plateforme, elle mettra un certain temps avant de se relever. Zulu récupère peu à peu du coup qu’il vient de recevoir, il avance en titubant vers Adonis et Charles. Mais arrivé à quelques centimètres des deux garçons, il se fait poignarder dans le dos par Annabelle dans un ultime effort. Ressentant immédiatement la douleur due à la pénétration de la lame, Zulu donne un coup de poing retourné à Annabelle, la dague toujours plantée dans son dos. Ce coup la projette à quelques centimètres. Charles, dans une tentative désespérée, court et pousse la dague plus en profondeur en la frappant avec son coup de talon. La dague entre avec le manche dans le dos de Zulu. Ce dernier s’effondre et atterrit sur ses genoux et se retourne pour regarder Charles qui s’empresse de retourner près d’Adonis. Zulu ne parvient plus à se lever, la dague est profondément enfoncée de telle sorte qu’il ressent la douleur près de son ventre. Adonis dépose son ordinateur et ramasse une pierre. Il avance lentement vers Zulu toujours sur ses genoux. Au moment où Zulu tourne la tête pour regarder derrière lui, il aperçoit Adonis qui s’apprête à le frapper avec une pierre. Il essaie de l’attraper, mais avec beaucoup de mal car la lame effectue des mouvements à l’intérieur de lui chaque fois qu’il bouge. Adonis esquive les bras de Zulu en effectuant un bond en arrière, puis il lance la pierre sur son visage. La pierre est assez grosse pour faire des dégâts à Zulu. Annabelle se relève avec beaucoup de difficultés, suivie d’Orphée qui a mal à la tête. Zulu finit recracher du sang, la lame a dû provoquer une hémorragie interne. Orphée (à Annabelle) : « où est ton arme ? » Annabelle : « j’ai dû la perdre lorsqu’ils m’ont assommée » Orphée : « super ! » Zulu est en train d’agoniser mais il semble toujours capable de se défendre. Orphée monte sur la plateforme et effectue un saut assez artistique. Elle atterrit sur la tête de Zulu avec un coup de pied descendant, le crâne heurté par le talon achève le Goliath de race noire. Il s’effondre définitivement. Annabelle a une entaille assez profonde au niveau de son épaule gauche. Charles accourt pour l’aider, Adonis ramasse son ordinateur. Quant à Orphée, elle récupère son arme à feu. Orphée (à Annabelle) : « vraiment, il y a des criminels bizarres par ici » Annabelle : « je ne te le fais pas dire. Mais comment m’avez-vous retrouvée ? » Orphée : « c’est grâce au cinglé des ordinateurs » Annabelle : « qui ça ? » Adonis : « je crois qu’elle parle de moi. Je viens de faire une découverte intéressante sur le logiciel. Mais c’est aussi grâce au cri que nous avons entendu » Orphée (à Annabelle) : « tu hurles vraiment très fort » Annabelle : « un poignard au milieu de la paume de la main, tu rigoles ou quoi ? » Charles (qui soutient Annabelle) : « sérieusement ? » Annabelle : « allons-nous-en d’ici. La police viendra ici pour faire le ménage, je crois que je viens de résoudre cette affaire, mais à un prix très cher » Orphée : « ça c’est ton problème. Je crois qu’une bonne nuit de sommeil me fera du bien. Allez, les garçons, on s’en va » Charles : « non. Moi je reste avec Annabelle » Annabelle (à Charles) : « il ne vaut mieux pas. Il est préférable pour vous de rentrer. Il se fait tard et je ne tiens pas à prendre des risques en vous mettant face à la presse. Rentrez, je vais gérer ce qui se passe ici » Adonis : « faites-vous soigner, d’accord » Annabelle : « ne vous en faites pas, ça va aller » C’est ainsi qu’Orphée, Adonis et Charles quittent la pièce. Annabelle retrouve son téléphone dans l’une de ses poches. Elle en profite pour appeler les secours et son chef, Frenkie. Annabelle : « allô chef, j’ai réussi à élucider l’affaire de la rue 25 » Frenkie : « vous avez besoin d’aide ? » Annabelle : « et de soins, je suis un peu amochée là » Frenkie : « ne bougez pas de là où vous êtes, on va retracer votre téléphone » Annabelle : « d’accord, je suis là. Je ne bougerai pas » A l’extérieur, Orphée et les deux frères sont déjà en route pour la maison de la plage. Orphée ne cesse de regarder l’ordinateur qui se trouve entre les mains d’Adonis. Orphée : « ce logiciel mérite beaucoup d’attention. Il se pourrait qu’il renferme encore quelques secrets » Adonis : « je ne sais pas encore vraiment comment cela se passe pour pouvoir lire les rêves en temps réel. Mais je continue de chercher. Je vous avais dit que je ne pourrais vous l’expliquer que sur le terrain » Quant à Charles, il s’est assoupi depuis quelques minutes. Il dort assez profondément. Orphée : « oui, c’est vrai. C’est quand même assez complexe. Si ce truc tombe entre de mauvaises mains, il y a des secrets cruciaux qui risquent d’être découverts » Adonis : « je continue mon exploration dans ce logiciel, on verra ce que je découvrirai dessus » Après une demi-heure de route, Orphée arrive finalement sur la plage. Elle porte Charles, déjà dans les bras de Morphée depuis longtemps. Elle entre dans la maison et l’installe sur le divan. Adonis la suit et prend place sur une chaise. Il allume l’ordinateur et continue son exploration du logiciel DREAM. Pendant ce temps, du côté de la rue 25, la police et les secours sont arrivés et ont investi les lieux. Annabelle est prise en charge par l’ambulance tandis que d’autres agents transportent les corps des bourreaux et de Zulu. Frenkie s’approche d’Annabelle.
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