des différences naît une complicité

2093 Mots
Frenkie : « j’ai une petite question à vous poser » Annabelle : « je vous écoute, chef » Frenkie : « comment avez-vous fait pour vous battre contre ces trois-là, toute seule ? » Annabelle : « disons que j’ai reçu une aide assez importante, mais je n’en dirai pas plus » Frenkie : « d’accord, quoiqu’il en soit, je suis heureux que vous soyez là pour me le dire de vive voix. Vous êtes un bon agent, Annabelle » Annabelle : « merci, chef » Frenkie : « que se passait-il dans cet endroit ? » Annabelle : « la plateforme qui est là faisait office d’autel pour des sacrifices. Ces deux-là avec des manteaux à capuche étaient des bourreaux. Zulu était leur gourou » Frenkie : « une sorte de secte. C’est vraiment bizarre, ce genre de groupe » Annabelle : « mais au moins cette fois-ci, j’espère que c’est fini » Frenkie : « laissez-moi vous raccompagner. Vu que vous avez bousillé le véhicule mis à votre disposition, un autre vous sera remis demain » Annabelle : « ce n’est pas de refus » Pendant que les agents travaillent dans la salle, Frenkie raccompagne Annabelle chez elle. Le lendemain, dans la matinée, Orphée se lève. Elle ouvre la porte d’entrée et fait un tour à l’extérieur. C’est alors qu’elle aperçoit quelqu’un adossé sur sa camionnette. Elle reconnait 3. Il ne l’a pas encore vue, alors elle prend un autre chemin et rejoint le criminel près du véhicule. Mais lorsqu’elle se trouve assez près de la camionnette, 4 surgit derrière elle et pointe une arme dans le dos. 4 a un bras dans le plâtre suite à la balle qu’il a reçu à l’épaule. 4 : « ne faites aucun geste, avancez » Elle se dirige vers 3 qui l’accueille avec une gifle, laquelle a pour effet immédiat de provoquer un saignement au nez. 4 est face à elle et pointe une arme à feu dans sa direction. 3 : « à cause de vous, nous sommes en nombre réduit. Mais j’ai fini par retrouver votre camionnette. Où sont les mômes ? » Orphée : « je ne sais pas » 3 : « où habitez-vous ? » Orphée : « chez ta mère » 3 lui assène un coup de poing dans l’abdomen. La douleur fait qu’Orphée retombe sur ses genoux, elle exerce une pression sur son ventre avec ses mains. 3 : « dernière question ; où est le logiciel ? » 4 : « si vous nous donnez une mauvaise réponse, je vous tue sur le champ » Orphée met discrètement la main dans une de ses chaussettes. Un étui à poignard s’y trouve. Elle saisit son poignard, puis lève la tête pour observer les deux hommes. 3 : « j’attends… » Orphée, d’un geste rapide, effectue un lancer de couteau sur 4, le poignard lui transperce l’œil d’un coup. Pendant ce temps, 3 lui envoie un coup de poing dans la figure, mais la jeune femme se baisse pour esquiver. Elle en profite pour se jeter sur son adversaire en l’attrapant par le ventre. 3 assène un coup de coude sur le dos d’Orphée, mais celle-ci se baisse davantage et attrape les jambes de son adversaire. Elle parvient à le soulever et se laisse tomber sur le dos, provoquant la chute de 3 sur le ventre. Mais à la dernière seconde, juste avant l’impact sur le sol, elle effectue une petite vrille de telle sorte que 3 tombe par le dos. 3 atterrit la tête la première sur le bitume, il perd connaissance du coup, l’arrière de son crâne laissant s’écouler du sang. Orphée s’empresse de ramasser l’arme de 4 et emprunte un autre chemin pour retourner à la maison de la plage. Les passants qui passaient par-là ont appelé la police. Orphée arrive dans la maison et ferme la porte. Elle trouve qu’Adonis est réveillé. Adonis : « bonjour…il y a un problème ? » Orphée : « peut-être qu’on a un problème » Adonis : « quoi ? » Orphée : « il semblerait que tes kidnappeurs nous aient retrouvés » Adonis (panique) : « non, non, ce n’est pas possible » Orphée : « regarde par la fenêtre qui se trouve derrière toi » Adonis se précipite vers la fenêtre et tire légèrement le rideau. Il aperçoit à une cinquantaine de mètres, juste à côté de la camionnette, deux hommes couchés. La police vient juste d’arriver, certains passants sont abordés pour prendre leur déposition. 4 est allongé par terre, un poignard planté dans l’œil, 3 a le crâne quasiment ouvert à l’arrière. Adonis les reconnait, ce sont les hommes qui l’ont enlevé lorsqu’il était en classe. Il referme le rideau tandis qu’Orphée prend son téléphone pour appeler Annabelle. Adonis : « que faites-vous ? » Orphée : « je vais appeler Annabelle » Adonis : « pourquoi ? » Orphée : « je dois récupérer le poignard qui est planté dans l’œil de l’un de ces loubards. Il y a mes empreintes dessus, sinon je risque d’être recherchée par la police et c’est la dernière chose que je veux » Adonis : « oh mince ! On peut faire quelque chose ? » Orphée : « non, vu la situation actuelle, il vaut mieux qu’on ne vous voit pas traîner dans les parages, sinon les personnes qui sont à vos trousses vous retrouveront très rapidement » Adonis : « que faut-il faire maintenant ? » Orphée (en ligne avec Annabelle) : « allô » Annabelle : « oui » Orphée : « les deux mecs qui ont enlevé Adonis nous ont peut-être retrouvés ici » Annabelle : « quoi ? » Orphée : « j’ai réussi à les éliminer en plein dans la rue » Annabelle : « d’accord…tu veux que je vous trouve une planque ? » Orphée : « pas exactement, mon poignard est resté planté dans l’œil de l’un des sbires et je souhaite que tu le subtilises. Mes empreintes se trouvent dessus » Annabelle : « mince ! La situation est déjà assez urgente comme cela. J’arrive » Orphée : « d’accord » Orphée raccroche. Adonis panique, il a peur que la police vienne frapper à la porte. C’est à ce moment que Charles se réveille. Orphée (observe Adonis) : « tu devrais voir ta tête, c’est à mourir de rire. Ne sois pas aussi stressée » Adonis : « c’est ce que vous me dites alors que les mecs qui m’ont enlevé se sont retrouvés juste à quelques mètres de la maison » Charles (bondit du divan) : « quoi ? » Adonis : « tiens, monsieur est réveillé » Orphée : « Annabelle arrive, tout ce que je veux récupérer c’est mon poignard » Adonis : « qu’est-ce que ce poignard a de si particulier ? » Orphée : « des motifs assez particuliers » Charles : « mais encore ? » Orphée : « j’ignore ce que vous vous attendez à entendre de ma bouche » Pendant que les trois discutent encore dans la maison, Annabelle arrive sur les lieux après avoir emprunté un taxi. Elle aperçoit des agents de police qui interrogent des passants par rapport à ce qui s’est passé tout à l’heure. Elle jette un coup d’œil sur les deux loubards couchés par terre et voit le poignard enfoncé dans la cavité oculaire de 4. Annabelle pense : (Orphée doit avoir reçu un entrainement très rigoureux pour mettre hors-jeu deux hommes de cette façon. Même moi, j’aurai du mal à me la faire si je me retrouve contre elle). Elle approche, s’accroupit et se met à examiner les corps. L’un des agents de police l’aperçoit et l’interpelle immédiatement. Agent 1 : « madame, ne traînez pas là s’il vous plaît, c’est une scène de crime » Annabelle (se relève et dévoile son badge) : « inspecteur Annabelle, je reconnais ces deux hommes » Agent 1 : « oh ! Excusez-moi, inspecteur. D’où les connaissez-vous ? » Annabelle : « il y a eu un k********g dans un collège à quelques lieues d’ici, il était au nombre de quatre. Nous les avons poursuivis et deux d’entre eux nous ont échappé. Les voici, comme par hasard » Agent 1 : « donc ils étaient impliqués dans un e********t ? » Annabelle : « pas plus tard qu’hier » Agent1 : « ils ont dû se retrouver face à quelqu’un qui a réglé leur compte à tous les deux » Annabelle (se penche vers 4 et arrache le poignard de la cavité oculaire à l’aide d’un gant) : « je vais donner ceci au service d’analyse. On retrouvera très vite qui a fait cela » Agent 1 : « vous avez des soupçons ? » Annabelle : « peut-être mais je ne suis pas encore sûre de ce que je vais dire, alors… » Agent 1 : « d’accord, je vois. » Annabelle place le poignard dans un sac en plastique. Les deux agents de police terminent la prise de notes et permettent aux ambulanciers de récupérer les corps des deux hommes. Ensuite, ils montent dans leur véhicule et s’en vont. Annabelle les observe et attend qu’ils soient assez éloignés pour se diriger vers la maison qui se trouve sur la plage. Elle arrive et retrouve Orphée et les deux frères. Elle remet le poignard à Orphée. Annabelle (à Orphée) : « la prochaine fois, sois plus prudente » Orphée : « tu n’as pas à t’en faire, c’était une erreur que je ne commettrai pas deux fois » Adonis : « qu’est-il arrivé aux deux hommes ? » Annabelle : « eh bien, ils sont morts » Charles : « tous les deux ? » Annabelle : « aussi surprenant que cela puisse paraître » Adonis (à Orphée) : « vous faites vraiment peur… » Orphée : « du calme, petit génie, c’est pour vous protéger » Adonis : « justement, mais nous ne savons pas grand-chose de vous Mis à part que vous connaissiez peut-être mon père » Annabelle : « écoutez, on se calme, d’accord ? En ce moment, je suis pour qu’on fasse confiance à tous ceux qui se trouvent dans cette pièce. On ignore encore ceux qui vous pourchassent et ce dont ils sont capables » Charles : « je suis d’accord » Adonis (à contrecœur) : « d’accord ! » C’est à ce moment qu’Annabelle reçoit un appel de Frenkie. Elle décroche presqu’immédiatement. Annabelle : « allô chef » Frenkie : « j’ai réussi à vous trouver un véhicule. Débrouillez-vous pour ne pas le bousiller cette fois-ci » Annabelle : « d’accord chef, j’arrive » Frenkie : « je dois également vous parler de quelque chose d’urgent » Annabelle : « je vous écoute » Frenkie : « non, pas au téléphone, c’est trop risqué » Annabelle : « très bien, je vous rejoins au poste » Annabelle raccroche. Orphée et les deux frères la regardent avec curiosité, comme s’ils attendaient que la policière leur dise quelque chose. Annabelle : « je dois y aller. Apparemment, il y a du nouveau au poste » Orphée : « voulez-vous que je vous dépose ? » Annabelle : « non, je préfère que tu ne sortes pas pour le moment. Je vais me débrouiller » Adonis allume son ordinateur et commence à explorer le logiciel. Annabelle sort de la maison et va vers la route. De là, elle emprunte un taxi. Adonis, quant à lui, constate que le logiciel DREAM signale une alerte. Il s’empresse de d’installer les électrodes sur ses deux tempes. Adonis (à Charles et Orphée) : « hé ! Venez voir » Charles et Orphée approchent. Le logiciel présente une alerte. Adonis clique dessus pour l’ouvrir, les deux électrodes s’allument. La vidéo montre une femme qui se fait pendre après avoir été poignardée. Le meurtrier c’est celui qui se trouve à la première personne dans la vidéo. Il a poignardé une femme et l’attache par le cou…ensuite la vidéo est interrompue. Orphée : « qu’est-ce que c’est ? » Adonis : « c’est probablement un rêve ou un truc qui s’en rapproche » Charles : « ce logiciel est vraiment bizarre » Orphée : « il faut qu’on découvre ce qui se passe et surtout où » Adonis: « pour le lieu, je sais déjà que cette machine capte dans un rayon de 3 kilomètres à la ronde. Mais maintenant, cela dépend aussi de certains critères que j’ignore encore en ce qui concerne cette machine »
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