— Êtes-vous disposés pour la dînette ? Gontran disait des drôleries, plaisantait, riait avec une aisance complète. Il entraîna quelques instants Louise dans l’embrasure d’une fenêtre, sous l’œil agité de Charlotte. M me Honorat, qui causait avec Paul, lui dit, d’un ton maternel : — Ces chers enfants, ils viennent ici s’entretenir quelques minutes. C’est bien innocent, n’est-ce pas, monsieur Brétigny ? — Oh ! très innocent, madame. Quand il revint, elle l’appela familièrement « monsieur Paul », le traitant un peu comme un compère. Et depuis lors, Gontran racontait avec sa verve gouailleuse toutes les complaisances de la dame, à qui il avait dit, la veille : — Pourquoi n’allez-vous jamais vous promener avec ces demoiselles, sur la route de Sans-Souci ? — Mais nous irons, monsieur le


