La santé de Madel, déjà mise en bonne voie par le traitement du docteur Marsy, s’améliorait chaque jour à l’air marin et dans la tranquillité d’esprit dont la jeune fille jouissait près de Mme Marsy. La souffrance de sa désillusion se calmait. Si parfois encore, involontairement, sa pensée revenait vers ces jours où elle avait trouvé tant de douceur dans l’amitié tendre de Vital, elle s’en écartait aussitôt, avec tristesse, mais sans effort. Ce que le jeune docteur Nisse lui avait laissé voir de sa nature étouffait tout regret dans une âme comme celle de Madel, froissée, repoussée par toutes les déloyautés, toutes les bassesses morales, et si pure, si fermement chrétienne. Un soir de la fin d’août, dans le coquet salon où Madel faisait de la musique pour sa tante, un domestique entra, app


