La chaise et le clone, Michel JOIRET

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La chaise et le clone Michel Joiret Il y avait bien l’éternel ficus, sur son petit tabouret métallique les bras dressés et feuillus, toujours prêt à marquer son approbation (jamais l’inverse), en penchant lentement ses hautes branches fines dès que la fenêtre coulissante laissait filtrer le vent calme de l’extérieur (dix mois par an, la fenêtre restait fermée, irrévocablement, irrémédiablement… Mais aujourd’hui, on était en juillet, alors mon Dieu, le Directeur de Smith Sun and Batherming, Sir John Browdown avait téléphoné à Sony, le garde du rez-de-chaussée pour qu’il fasse entrer le monde inquiétant de l’extérieur (avec toutes les réserves d’usage, pas trop, pas trop fort, pas trop de bruit, avec finesse et légèreté). Il y avait aussi le bureau, enfin ce long convoi de chêne aux pattes

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