Ô peuple, mon bon peuple, mes millions d’ouailles errantes et perdues à jamais sans la protection d’un souverain qui connaissait chacun de ses insectes par son prénom, se penchait matin et soir avec la Reine à son chevet, nourrissait l’affamé, pansait le blessé, réconfortait le désespéré, octroyait sa miséricorde au réprouvé, dispensait largesses au défavorisé comme situation légale au sans-papiers, baillait des fonds sans compter pour soulager misères et détresses en tous genres qu’un monde soumis aux forces de la matière éprouvait un peu plus chaque jour, ô peuple, mon bon peuple, toi pour qui la Reine et moi ne nous rêvions guère plus qu’humble infirmière et instituteur dévoué, oui, plus près, toujours plus près de toi mon peuple ! Ai-je surpris un sourire narquois sur l’image de mon d


